crossing guard
Sean Penn est-il l’auteur de cet opus? c’est une question, certes il y a des plans de côté, des plans de foule, des vitesses variables dans l’infini glissement des êtres , et ce mouvement dans l’attente du duel final entre un père noyé d’alcool et de putes et un assassin amoureux , l’affect passe côté assassin bien sûr, le remord de l’écrasement de l’enfant par le chauffeur ivre, mais après tout, à travers ces banalités que l’on ne peut voir que parce qu’il y a des acteurs ,Bruce Spingsteen, Nicholson,.. et sans doute un opérateur, ces banalités vont culminer dans cette chose incroyable qu’est la scène finale, la nuit, le cimetière des enfants, ces deux hommes à genoux , main dans la main et les larmes, tandis que la caméra découvre au loin la ville, on attend le surgissement de l’esprit, bien sûr on peut toujours chercher quelque second degré qui se moque du thème de la vengeance aveugle, de la fin du combat bien-mal, on peut toujours, mais quand même Dieu n’est pas loin qui sauve l’amérique