death proof et non pas boulevard de la mort
confronté à la mort est toujours dans la série justement de la mort du cinema , une agonie trouble d’ailleurs, en ce mélange de jouissance promise, de pastiche et d’évidence schmittienne, le renversement supposé de situations entre les deux parties du film aboutit à la scène ordinaire de Tarantino, le massacre jubilatoire du méchant qui nous vengerait, du côté du Bien, de ce que le Mal a pu imposer comme empire absolu, mais il s’agit toujours de massacre, certes on ne pourrait qu’approuver la chasse à l’homme organisé par ces filles qui ont échappé au psychopathe, toujours l’efficacité technique, les plans actifs, la musique , d’abord des filles jeunes, belles, sexy, qui s’offrent en toute innocence à la pature du prédateur, c’est la sauce du film d’horreur, saud qu’ici elles sont terriblement bavardes, que leur dialogue vif est une plongée dans une époque et un âge, après le massacre quand surgit le second groupe, il y a aussitôt un écart, passage par noir et blanc, ces filles sont déjà des actrices et l’une est même armée, nous ne sommes plus la nuit dans les émois nocturnes de l’adolescence mais dans la lumière qui éclaire une jouissance féminine phallicisée, elles aussi elles sont machine et puissance, et la lumière ne réussit jamais au vampire