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DISCOURS

 DISCOURS

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( je propose pour introduire le concept de discours un texte ancien , certes d’allure assez dogmatique mais qui a l’avantage d’essayer de souligner la logique métadiscurssive )

 

L'écriture des discours fait écriture côté sujet, côté lien social; il rend objectif des éléments constants de la subjectivité. Par là, la question du père vient sortir de sa brume d'origine pour articuler le signifiant premier S1 sur un signifiant quelconque. Pas de S1 en soi, mais un S1 qui advient à la lecture de la structure. Peut-on en inférer qu'il y a là une question redoutable, celle qui dans la semblance de a, viendrait fait structure de rien? Dire que l'éthique est du réel ne régle point le problème autrement qu'en principe. 

D'où la nécessité de sortir d'un point de vue mythique pour lire le discours du maître, pour lire l'origine. Sinon l'effet de brume est identique à celui du jungisme. Entre Jung et Miller la porte est étroite, mais c'est celle du réel , c'est aussi celle de la science. Mieux vaut la logique, la mathématique à la mystification mythique. Comme dit Lacan " le savoir du Maître se produit comme un savoir entièrement autonome du savoir mythique -- et c'est ce qu'on appelle la science"

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Certes la psychanalyse n'est pas la science, mais pas sans la science. la psychanalyse advient au lieu d'une vérité réelle pour laquelle la science ne pose que le vrai de la valeur. Le signifiant subvertit le signe de faire structure d'une différence de A avec A. 

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Dans le  discours du maître qui origine la rotative des discours et organise la mise en circulation des places,  S1/$ _____ S2/a, la sujet vient dans un rapport au S1 s'adresser au S2 qui est en rapport au plus de jouir. Nous avons l'habitude d'écrire ses rapports comme ceci:

agent/ vérité ________ autre/ production, ce que Lacan  écrit aussi:

désir/ vérité _________ Autre/ perte,

il insiste sur l'adresse à un lieu Autre marqué d'une perte, ce qui permet de déployer quand même les choses autrement

S1/$ _____S2/ a, la vérité du S1 qu'il porte c'est $, et dans l'adresse à l'autre comme S2 dont il attend a, c'est à un Autre de fait décomplété qu'il s'adresse

$/a _______ S1/S2, cette fois c'est le sujet divisé de la cause de son désir, de sa jouissance comme vérité qui s'adresse à cet Autre: autre lui même divisé de son savoir, sur la jouissance par exemple, en feed back sur le corps pourquoi pas. C'est l'hystérique qui manifeste le mieux l'ambiguïté de l'adresse à un Père, soulignant la place mythique que le S1 occupe ici logiquement

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Un père désarimé aux fonctions sexuelles purement issé au lieu du symbole, pur S1 en quelque sorte, tel est le père de l'hystérique, père sous surveillance de fait d'y demeurer, et toute figure paternelle , dans sa réalité même, est succeptible de révéler l'organe dont il ne doit être affublé; c'est sans doute la figure classique, car la surenchère du S2 sur le savoir sexuel est tout à fait compatible, il faut y voir une modernité pratique tout au plus, selon de fait deux versions celle intellectuelle qui sublime le problème (et donc fait sexe de tout savoir universitaire) et celle somatique qui oscille entre l'amant invalidé et le chirurgien en échec . Ceci nous donne la mesure de la place de l'analyste, qui pour ex-ister comme a, n'en est pas moins sollicité au niveau du S1 ou du S2, c'est à dire devant produire soit du discours du maître, soit du discours universitaire. Car après tout le dire hystérique est toujours une invite à produire quelque incarnation du phallus dont le caractère imaginaire est alors attesté par la structure, c'est à dire par le signifiant

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Ordre/vérité ____ autre/perte

Tout discours porte le discours du maître selon les places d'ordre et de vérité, en place du S1 et de ce qui fait vérité dans le discours du maître, le sujet. C'est cette place de vérité qui porte le défaut du discours, ainsi du maître dont la vérité est ce sujet qu'il masque. Mais ce n'est pas parce que dans ce discours du maître la vérité mi-dite vient comme sujet divisé que l'un soit l'autre, le mi-dit est de l'ordre de la parole qui ne peut dire le réel qui divise le sujet. 

Dans le discours universitaire c'est le savoir S2 qui vient en place d'agent, d'ordre et ce qui fait vérité est du domaine de l'ordre, l'ordre à savoir. Sans doute que le discours de la science qui cherche est plutôt hystérique, un $ dont la vérité est le réel, mais la science vire facilement à la certitude , rien alors ne l'arrête, aucun hésitation. Bien sûr si la science est humaine, le $ pointe facilement son nez, mais il suffit de faire de la psychologie ou du DSM pour que ce bruiteur se taise, pour produire n'importe quoi dit Lacan

Pour l'analyste il est manifeste que c'est le réel en ordre pour une vérité qui est savoir, l'analyste est le réel à quoi répond un désir de savoir en vérité

l'ordre du maître c'est un savoir en l'autre et une perte qui est le plus de jouir, ce que récupère Marx en fondant le discours du capitaliste, celui où le maître récupère ce plus de jouir

S1/$ ____ S2/a autre effet de cette écriture, c'est l'impossible du fantasme $<>a qui s'ajoute à la barre entre S2 et a, interdit sur la jouissance; comment le maître récupère-t-il la jouissance et bien en se tordant

on peut remarquer l'antipathie au discours de l'analyste qui,lui , place justement le fantasme entre l'ordre et l'autre, et ce qui est impossible c'est la semblance d'une jonction S1S2

Comment entendre alors ce S2 en place de vérité? et bien dit Lacan ce savoir , qui est celui de l'inconscient, est un savoir qui n'est pas toujours bon à dire, un savoir sur le Nom du Père, entendons sur l'opérateur Nom du Père qui est l'écriture boro de RSI, Cette place c'est celle du mythe freudien, c'est à dire de ce montage entre l'Oedipe , Totem et Tabou et Moïse, le mythe en tant qu'alternance de choses opposées qui tournent. Il y a là une formalisation de ce S2 qui demande une logique nouvelle, au moins à partir de cette affaire d'alternance O1, +-

d'un côté un désir de la mère barré par le phallus, de l'autre un père tout puissant castré source de fraternité spéculaire, enfin un législateur assassiné, législateur qui s'élève contre le rapport universel qui disperse l'UN

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Il est sensible que Lacan n'achève pas la formule canonique des discours, il s'arrête toujours avant que de faire un exposé universitaire complet qui explorerait linéairement toutes les places promuses

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donc la question du meurtre du Père, çà ne régle pas le problème, au contraire, tout se complique, pas de liberté à attendre de la psychanalyse puisque çà écorne quand même un peu la pente imaginaire, qui est aussi celle de la Religion; çà limite la promesse d'une jouissance, même si ce meurtre est la condition de la jouissance, enfin çà la rend bornée et supportable, c'est à dire que çà donne un coup de barre sur la question de la vérité. A partir de là c'est le S1 qui légifère en laissant et le sujet hors champ et l'articulation de ce sujet à l'objet comme impossible. on peut sans doute dire qu'il y a alors séparation des jouissances, c'est du moins ce qui me semble résulter du dessous, le réel du symbolique qui achève RSI, de sorte que les jouissances se trouvent circonscrites et séparées

cette affaire introduit la question impensable de la mort comme fait; le mythe vient ici tenter de dire sur ce qui n'a pas de mot autre que celui d'un opérateur réel, de père réel, opérateur qui est conséquent au signifiant. L'oedipe n'a rien d'imaginaire , il ne fait que redire l'immersion du sujet dans lalangue; le S1 est ainsi la conséquence discursive d'une première opération logique, ce qui ne veut pas dire que çà ne soit pas efficace et qu'il convienne toujours de s'interroger sur le père d'un enfant

çà pourrait s'écrire un peu comme çà

père imaginaire

père symbolique

père réel

on peut remarquer de Lacan en revient au fameux tableau à trois entrées inachevable, car l'achever c'est sans doute justement RSI c'est à dire la religion

C'est le signifiant qui fait castration en tout cas, même pour l'hystérique qui tient, soutient le S1 à condition qu'il ne cherche pas trop logiquement, c'est d'ailleurs ce qui arrive quand il y a de l'analyste. Mais l'on sait que s'il y a de l'analyste, il va toujours finir par produire des signifiants qui vont embourber tout çà dans la maîtrise.

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le signifié flotte sur un signifiant dont la structure disjoint la certitude, pas d'instrumentation possible alors du langage; c'est çà l'achose, çà fait trou comme le réel, et la communication n'ex-iste que comme télépathie, c'est à dire parole d'un Père totalisé en l'Autre. il y a beaucoup à dire sur la tentation freudienne en ce sens, à dire aussi à partir de Joyce. Le langage s'édifie comme linguistique sur la base d'une formalisation nécessaire dont la linguisterie assure la percée comme topologie. Formalisation implique structure particulière de tenir compte de l'ex-istence du réel, ce qui n'implique nulle idéalité, nulle sublimité, ce qu'atteste l'affect lié au corps mais non comme certitude d'une vérité ineffable mais bien marque imaginaire du signifiant. Le structuralisme échoue dans l'université qui l'enseigne loin d'être réduit à la science où l'on voudrait l'étouffer. Le parlêtre erre dans un monde de signes dont la logique du signifiant est la rime qui se dit, il n'y a pas de rapport sexuel, comme il n'y a pas d'Autre de l'Autre, comme le signifiant est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant. Ceci est écrit dans le mathème des discours qui disjoint la vérité de la perte, il peut se faire que cette perte soit celle du plus de jouir comme dans le discours du maître.

la pente du mathème (qui échoue de structure comme le reste) est attestée par l'efficace de la formule de Newton qui associe en une écriture minimale de lettres aussi bien la chute d'une pomme que le cours des astres, livrant l'espace à un champ universel de forces interactives. La tentive kantienne d'y faire retour comme conscience de ce dit monde et les trous dont elle fit eau de toute part n'en témoigne pas moins d'une manifique rassemblement historique dont nous serions bien heureux de lire l'actuel et même si le vrai de Kant ne se mesure dans l'après coup que du geste de Sade. 

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Lacan tient particulièrement à retrouver le fil du meurtre du père, il cherche à dégager cette histoire de père réel et là il file de la note de Freud dans le Moïse jusqu'à Sellin et donc demande à Cacault d'éclairer tout çà , ce qui d'ailleurs n'a pas lieu du point de vue de cette question du père par contre donne lieu à un fantastique travail sur la notion de commentaire, entendu comme l'erreur ou le faux qui prodit le vrai; c'est à dire que l'interprétation glisse sur le Texte, rétablit, déplace les fragments et finalement fait coupure vrai dans la masse monotone de la lecture du Texte. De là à reprendre bien sûr l'affaire du faussaire, le seul à me lire de travers c'est à dire la seule façon de rétablir la vérité de ce qui se dit à travers l'erreur de lecture, c'est à dire de se désengluer de l'impératif des signifiants du maître. Il y a quand même une définition du père, le père ne sait pas ce qu'il dit, il est du côté de la structure, hors des effets passionnels engendrés par le langage, c'est une place potentielle pour l'analyste, mais bordé par la férocité imaginaire du Dieu; çà pourra se dire plus tard , être réel, c'est à dire topologiquement orienté. Mais l'analyste n'est point algébrique, il est Socrate vaguement au parfum, incertain. 

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 Il y a à penser le maître antique c'est à dire celui qui ne sait, qui n'est pas encore fasciné par une jonction entre un S2 technique et un S2 epistemique, bref un S1 sans agent d'adresse, car dès qu'il y a agent du discours , il y a clivage du S2 et de ce que Lacan nomme perte et maintenant produit, le plus de jouir. Il est une autre façon de traiter la question du rapport philosophique Hegel--Kiekegaard, c'est autour de l'opposition entre angoisse du concept et concept de l'angoisse, c'est à dire l'affect même pour rien, pour aucun signe, autre que le signifiant même refoulé, aucune représentation de la chose mais l'indice de l'achose. Le discours analytique est ce retournement de la philosophie sur l'errance scientifique du discours du maître, le recentrage sur l'angoisse, et ce que l'on peut lire sur la notion d'hyperensemble comme les notions de brevée sur le vivant sont de même série. On pourrait dire que la psychanalyse, du point de réel, réintroduit un clivage au niveau du S2 entre techné et épistémé. Le psychanalyste s'autorise du maître antique, le riant Socrate. on ne peut qu'espérer que son opérateur topologique assure cette coupure sous peine de renforcer le Dieu anonyme, celui qui fait de Sarajevo un nouvel Varsovie.

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le parlêtre est affecté par sa pensée, il demeure comme déjeté de la structure par cette affectation cognitive, de sorte qu'il tirera d'avantage d'une reflexion théologique que d'une gonflussure philosophique. L'Autre s'éloigne de la philosophie, ce discours qui détourne le S2 de son biface. Il demeure que tout parlêtre gît au coeur d'un discours qui détermine les places en particulier celle du plus de jouir. Nulle vérité à attendre d'une référence sexe-mort comme terme du propos mais bien écho du pas-être qu'indique le pur effet du langage. Il n'est point d'être originaire mais une déduction imaginaire pour faire tenir la semblance d'un vide. cette semblance équivoque du m'être au maître, ici un S1 ordonnant venant répondre au souci de soi. Ce S1 est déductif, il n'est qu'écriture mais permet d'indiquer le cut up philosophique qui disjoint le S2 techné du S2 épistémé. Descartes inaugure un mythe référenciel pour la science , la détachant de son origine métaphysique, ce qui très concrétement disjoint l'espace compact aristotélicien. Descartes permet de supposer le méta-discours 

 

 

               discours du Maître                                                                     discours hystérique

 

Aristote/Thomas    Romeni                      Descartes/Galilée                           Freud/Lacan

 

 

         discours universitaire                Miller                                           discours de l'analyste

 

il y a certainement à se soucier du sens des flèches et de l'hyperdiscours comme même du discours

Tout discours est tentative de faire raison du pas de rapport qui est l'impossible du réel, ce qui se dit pour un homme d'une femme comme objet , ou d'un femme d'un homme comme phallus; que çà ne réponde dans la pratique déplace l'enjeu vers une supposée détermination commUNe qui est La Femme, c'est à dire la Mère. C'est d'ailleurs une des difficultés de la cure que ce glissement vers la Mère pour éviter justement le réel articulé au fantasme. Cet UN n'existe sauf au titre de ce qui chiffre le sujet comme marque unaire, source de la répétition, dont l'obsessionnel sait bien que çà ne somme point l'UN; le trait est ce qui fait bascule entre le manque à être et le manque à penser. L'opération répétitive postule un terme à la série d'où un calcul incommensurable qui ne conjoint à l'UN que d'un reste a toujours le même malgré le nombre des opérations. 

                                         a

 

                                                  a

ce calcul perdu commence avec Descartes, calcul de la barre sur l'UN sur l'Autre, non sans efficience puisque çà fait surgir des objets dans la réalité, réaliser l'imaginaire en symbolisant le réel. Dieu demeure le garant logique de l'affaire, pour faire monde, un monde logiquement construit comme semblant, à la preuve les trous réels qui se multiplient dans ce sillon dénégatif, bordé d'une ombre de vérité, plus on s'éloigne de cette vérité réelle plus les effets thanatiques sont sensibles. L'analyse est sans doute ce qui limite cette chute du concept hors du réel. Ceci mesure l'horreur de la position et le sombrement de la chose hors de l'éthique qui la soutient

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S2/S1 ____ @/$ , voilà le discours en action, à Vincennes donc, çà commence par le savoir, à l'ordre, dans une adresse de décorticage , produire de la science, classer, ficher, thèser, colloquer, faire nombre d'allure compulsive puisqu'il y faut de la Grande Bibliothèque, pour s'y retrouver un peu, informatiser ces connaissances , enfin que tout çà puisse fait du UN, ce que dit la science d'ailleurs, tous ces petits travaileurs du savoir, c'est pour la théorie unifiée, c'est d'ailleurs un monstre qui tient la chaire de Newton, et la psychanalyse, c'est pareil! au travail! pas d'impossible à démontrer, le réel enfin maîtrisé; certes chaque petit un est bien réduit à l'impuissance devant une telle demande de construction de l'Autre anonyme, mais ici vient quiconque... tout autre serait d'inverser la vapeur, c'est à dire d'effectuer un quart de tour

@/S2 ___ $/S1, c'est à dire le réel en position de signifiant maître, afin que dans ce tour en rond le S1 soit un peu moins con; c'est bien sûr l'idée de la psychanalyse à l'université... résultat?

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        une question demeure celle des places, le réel, la vérité, l'impossible, la référence, en évitant toute fixation dans un terme dogmatisant

donc l'agent du discours , ce qui pousse au travail, agent animé par la vérité, et le travail qui est perte en même temps que production

             le psychanalyste n'est sans doute pas celui qui serait la norme même mais bien celui qui aime la vérité, c'est à dire qui reconnait la réalité, pas de faux, de semblant, de duperie; l'analyste donc se régle sur le réel, à ce titre il manipule l'impossible propre à la structure du discours, gouverner (S1), éduquer (S2), analyser (a), laisser à désirer ($), chacun des termes se trouvant en position de signifiant maître, ce qui conditionne la prise de parole dans chaque type de discours, prise de parole c'est à dire prise dans le signifié du discours. Tout discours se limite de la non jonction de la production avec la vérité

S1/$_____ S2/@, gouverner, le signifiant maître au carré implique, selon un sujet en place de vérité coupé du produit, une mise au travail, une domestication, dès lors le produit est un plus de jouir volatile, comptabilisé en pure perte, voire une charogne, sans doute dès que ce @ demeure terme plein et que le discours se capitalise, la jouissance alors démasquant sa face de mort, ce qui est bien réponse à ce S1 comme signifiant et comme place. D'ailleurs , l'économie masochiste est l'exemple de cet effet, cette prise du désir dans le signifiant de la mort. D'un autre côté l'idée de Marx est d'achever Hegel, c'est à dire de rétablir la jonction entre production et vérité, c'est à dire de défaire la torsion spéculaire donc d'écrire

S1/$_____@/S2, rendre toute cette affaire au possible du biface du capital, c'est aussi l'harmonie sexuelle, la jouissance à portée de main, la toxicomanie

S2/S1______ @/$, éduquer,

@/S2_______$/S1, analyser, en position d'agent donc @ qui met le sujet dans sa division au travail pour décoller le S1 de sa connerie, en tout cas pour souligner l'unaire de l'opération; le problème est peut être alors que ce S1 est coupé du S2, que la vérité inconsciente qui pousse @ demeure coupée de ce trait, sauf sans doute au prix d'un quart de tour, c'est quand même un peu curieux, du point de vue de la conclusion comme ils disent à l'AFI, mais enfin la jouissance qui est du réel de l'objet perdu demeure ex-centrée, entr'vue comme dans le jardin anglais.

$/@_______S1/S2, laisser à désirer, l'exigence d'un sujet qui pousse le maître à savoir , sur la jouissance au besoin, mais sans retour sur l'objet qui cause ce sujet

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       Le signe s'ex-tirpe du signifiant, image de chute qui est incarnation de la structure, pas de structure sans incarnation de la parole (c'est peut être çà l'autisme, une pure structure), incarnation qui n'est point là pour faire masque au réel, au contraire, mais l'amour du maître est l'université, le maître mort (air connu) . L'université comme tombeau du maître mort, image compulsive cette fois.  Mais le produit-perte demeure extérieur à tout shunt avec la vérité, encore que là il y a sans doute une bifurcation, soit analytique c'est à dire au moins vers un S1' (savoir y faire avec le Nom du Père, c'est à dire savoir y faire avec la topologie) soit capitaliste (c'est à dire du côté du S1 anonyme). Savoir y faire avec la topologie, c'est aussi vrai du mathème c'est à dire d'une écriture qui tienne et de la mathématique (effet dans la réalité) et de la psychanalyse (incomplétude de la formule)

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Ceci n’est pas une école de psychanalyse

 

Le signifiant est différent de lui même et Atlante s’enfonce dans les eaux, loin de son erre d’expansion naturelle, la surface du monde antique. Langue perdue, atlantes survivants trop âgés, endormis, épuisés. Une dernière horde a piétiné sans le savoir son reste de vertu, mais son geste suspendu porte la trace de l’origine, l’orée de la parole non prononcée et pourtant porteuse du S1 de la coupure

 

 

il y a ici comme le souvenir d’une sorte de journal des derniers temps, une reflexion structurelle, un programme.... souvenirs de quelques pistes ouvertes, déjà ensablées

 

L’Ecole Atlantique de Psychanalyse ne prétend à aucune consistance institutionnelle. Elle n’existe qu’au titre du moment où elle exerce sa fonction qui demeure la transmission de la psychanalyse, comme conséquence de la logique du signifiant. Il n’y a donc Ecole qu’au moment de son Acte. La constitution de son Bureau, pour l’instant de quatre membres, n’obéit qu’à des impératifs formels d’organisation et ne confère aucune caractéristique de gradus à ceux  qui y participent. Il s’agit , on le comprend, de réduire la notion de membre de l’Ecole à sa plus simple expression, à savoir celle qui est  l’effectuation de tel ou telle dans l’Acte de l’Ecole. Ceci ne prédispose certes pas vraiment à la groupomanie, à la sectorisation du parlêtre, à la cristallisation imaginaire selon i($<>@).

 L’EAP demeure dans le champ proposé par l’ALI, et donc ne peut que considérer , dans l’ironie de la formulation subjectivée de cette saisie, d’un bon oeil le souhait de tel ou telle de participer en tant que membre cette fois estampillé aux activités de l’ALI, dont la reconnaissance comme AMA ou AA fait alors partie. 

 Le mathème du discours psychanalytique demeure non localisable sous peine de faire consister justement la découverte freudienne comme science et dès lors de la pousser à se lester en une virtualisation certes moderne de ses concepts. L’Ecole pourrait s’entendre alors comme necessaire à l’Association puisqu’elle va se situer là où justement l’ALI ne peut faire que reproduire ce contre quoi elle se serait dressée d’origine (encore que le refoulement du signifiant AFI n’est pas sans conséquence) . Sans doute faut-il situer ces questions du côté de la confusion entre topologie et figures de la topologie. Le cross cap est comme le signifiant, il n’existe comme figure qu’au prix de la perte de sa dynamique, sinon il est mitre d’évèque avec toutes ses conséquences

 

 

Lors de sa réunion de Bureau, l’EAP en est venue à interroger les termes mêmes de sa constitution au titre de son inscription au sein de l’ALI. La reprise, semble-t-il par Charles Melman , du signifiant Atlante vint apporter matière à reflexions sur fond de ce paradoxe ici patent, d’une lettre en souffrance qui viendrait faire retour après que l’AFI ait disparu. Il nous a semblé que loin de demeurer à l’aspect imaginaire de ce retour qui ne peut qu’évoquer la perte d’André Biolsi (d’où l’irritation face à l’obscène), il convenait de se saisir de ce retour de la lettre pour tirer quelques conséquences imprévues. 

L’EAP se trouve de fait dissoute dans ce qui constitua son ancienne formation , ce qui lève quelques difficultés, celle d’une certaine hétérogénéité topologique au sein possible de l’ALI (cf la note de définition) avec en particulier ses conséquences instituées (gradus et comité secret). Ceci ne lève nullement les effets de passe déjà en oeuvre dont de toute façon nous ne voyions pas comment résoudre l’incise au sein du dispositif en cours. Cette seconde saison d’Atlante nous impose de repenser bien sûr certains points pratiques

le séminaire est maintenu aux dates et lieu indiqués  

les réunions dites du bureau de l’EAP deviennent celles de l’Académie Atlante , à La Maison du Fleuve

Le principe de colloques nomades (comme il avait fonctionné pendant quelques années) est repris 

Diverses modalités d’expression  sont  à l’étude ( site internet, radio, livre)

La dissolution de l’EAP rend bien sûr inutile la rencontre avec le bureau de l’ALI du moins pour l’instant , en tout cas pas tant le Collège d’Atlante ait statué sur ce problème topologique. Mais pour l’instant nous sommes dans une forme d’intersection de cercles d’Euler et non plus dans la logique sans doute irréaliste de l’attracteur étrange du signifiant.

Nous demeurons bien sûr sensibles au fait que tel ou telle veuille inscrire sa démarche personnelle au sein de l’ALI. Nous interrogeons aussi le mode de constitution du groupe propre à la Fondation Européenne pour la Psychanalyse d’autant que trois membres de l’ancien bureau de l’EAP y sont déjà inscrits.

 

Mise en forme pratique et seconde

1)Atlante était une structure pratique pour pouvoir organiser localement des réunions devant les difficultés de devoir référer à chaque fois à l’AFI naissante; elle perdit son intérêt dès lors que l’AFI n’a pas donné de soutien à cette affaire. Le passage une fois par la FEP a rendu épuisante d’avance  toute opération d’envergure style colloque avec du monde. L’utilisation quelque temps de réunions  “touristiques” et studieuses  semble de toute façon préférable puisque le peu de nombre rend le voyage facile et sympathique.

Atlante remet en mémoire le décès de notre ami André Biolsi et donc cet effet de faire parler les morts , ce qui n’est pas sans conséquence

La notion d’Ecole au sein de l’AFI  semblait devoir être entendu au sens du signifiant non localisable, depuis dit aussi fractal, et donc difficilement inclusible dans un dispositif politique et pyramidal. Il y a d’ailleurs alors une autre difficulté topologique entre la réunion d’ensembles eulériens Atlante et AFI, et l’excentricité inclusive de l’EAP dans l’AFI. Mais l’ALI est sans doute tout autre chose

donc question à méditer

2) EAP pourrait admettre la traduction Ecole Atlantique de Psychiatrie et donc se reposer la question de la présentation de malades, celle politique de l’avenir bien sombre de la psychiatrie tant du point de vue de la disparition progressive des psychiatres, remplacés par des psychologues en gradus et des chimiatres comportementalistes. Qu’est ce qui se fait ou non de sérieux sur ces points dans la région?

3) mettre en place une emission de radio , les trois psy , l’étroit psy vous écoute et répond en direct

4) établir les conditions de formation d’un livre d’entretiens des trois mêmes

5) puisque Michel est plus que réservé, que Pontévia est peut être un peu lointain bien que bordelais, que Didi et Henric sont ailleurs, on pourrait prendre les choses colloquales autrement, à partir de l’ouvrage de Dominique Baqué “mauvais genres” et de celui de Virginie Luc “Art à mort”, ce peut être avec ces personnes ou non, avec exposition en parallèle ou non ( le CAPC pourquoi pas qui serait ainsi un peu plus dérangeant que selon son actuelle très belle exposition sur les années 70). En tout il faudrait disposer d’un moyen (internet?) de connection au listing des artistes en référence (leurs sites, email, ...) à fin d’information, de formation, d’échange, de préparation du dit colloque qui après tout peut avoir une forme virtuelle

 

6) la dialectique Atlante/EAP se pose aussi en terme de bureau/ collège et donc de séminaire (ouvert)/ bureau (fermé)/ académie (ouverte)

7) établir un cycle de conférences soit de participants du séminaire (comme celle en préparation  à propos de Virginia Woolf), soit de participants plus ou moins externes (comme ce fut le cas de Michel ou Cambronne)

8) reprendre le principe du colloque touristique et culturel annuel , comme il put fonctionner lors de la seconde saison d’Atlante. Nous pourrions ainsi inauguer cette troisième saison d’Atlante par un week end consacré à la question du Beau, à partir de l’esthètique de Hegel, Der Ursprung des Kunstwerkes, l’origine de l’oeuvre d’art  d’Heidegger (in Chemins qui ne mènent nulle part) et l’analytique du beau d’Immanuel Kant (in critique de la faculté de juger , première partie, section 1, livre 1)

9) reprendre l’idée du cinema , même si les références de Baqué et Luc vont plutôt vers Cronemberg ou Lynch

 

 

à propos de ceci n’est pas une école de psychanalyse

Bernard d’Espagnat dans “Traité de physique et de philosophie” à propos de la négligence en matière de connaissance scientique

“la non localité de quoi que ce soit ne fournit pas de possibilités nouvelles d’action à distance”

il y va donc de la réalité et de son image, 

image de la réalité, réalité de l’image 

et aussi du quantique du signifiant toujours en attente

 

Parmi les nombreuses hérésies de l’antique cîté figurait la musique

une évocation

Lulu d’Alban Berg

 

opéra achevé de fait  (puisque Berg meurt le 23 décembre 1935, donc quand même juste avant la Shoah) par Pierre Boulez, Friedrich Cerha et Patrice Chereau le 24 fevrier 1979

...

Lulu

Du vergeudest mich

Tu me gaspilles

le peintre

Du bist ja main, ich habe nichts mehr, seit ich Dich hab’. Ich bin mir vollständig abhanden gekommen

Lulu

Sei nicht so aufgeregt

ne t’excite pas ainsi

...

Lulu

Je ne m’appelle plus Lulu, de mémoire d’homme. Et depuis combien de temps je n’ai plus dansé? Maintenant je ne suis plus que...

Schigolch

qu’est ce que tu es?

Lulu

 

une bête...

...

Lulu

il ne voit rien; il ne me voit pas et il ne se voit pas; il est aveugle, aveugle, aveugle...

Schoen

Mais quand il ouvrira les yeux!

Lulu

Il ne me connaît pas du tout. Que suis-je pour lui? Il m’appelle son trésor et son petit oiseau. Pour lui, je ne suis rien qu’une femme, seulement une femme

...

schoen

quel était son véritable nom, je ne sais pas

le peintre

elle le sait peut être

...

schoen

 

c’est le sang de ton époux

lulu

ça ne laissera aucune trace

schoen

tu es un monstre

lulu

vous m’épouserez quand même

...

lulu

vous êtes trop faible pour vous détacher de moi

...

 

lulu

quand je me suis vue dans la glace, j’aurais voulu être un homme... mon homme

...

il faudrait bien sûr un musicien pour cela

la dernière scène donc avec Jack

 

 

donc nous sommes dans l’âge moderne, au delà des reférences freudienne et lacanienne peu au fait de l’actuel, Freud ignore Schoenberg, Lacan préfère Claudel, aucune référence musicale dans les deux cas. Quant au musée imaginaire des deux, il demeure fragmentaire, plus conceptuel chez Lacan, même si le DVD de Sous en demeure une bien triste figure. Atlante a donc un musée, un appétit énorme pour les connecteurs inouis, l’effet d’RSI sans doute. 

 

 cette histoire de non rapport par la grâce du chourineur serial et sans doute democrate, si elle évite toute complaisance romantique, fait écho à d’autres histoires plus anciennes

 

 

nous voici revenu à Florence, Botticelli

histoire de Nastagio degli Onesti

1483

quatre lambris pour les murs de la chambre nuptiale de Giannozzo Pucci, secondes noces d’un jeune endeuillé

 

 

cinquième journée du Décaméron de Boccace

commenté donc légèrement par Didi Huberman

 

Donc Botticelli

 

notons  au fil du temps l’importance du glissement iconique chez le peintre qui le voit passer de l’excellence au pire

c’est une sorte pour l’instant d’histoire sans paroles

 

l’ange de la madone à l’enfant

un Saint Sébastien

une Judith

l’autoportrait de l’adoration des mages

et bien sûr

le printemps

Vénus et Mars

la naissance de Vénus

et au milieu de cette séquence

l’histoire de Nastagio degli Onesti

 

En ce point nouvelle piste

les essais florentins d’Aby Warburg

études érudites où l’image en mouvement apparait prise à la lettre antique 

le vêtement flottant

l’image du rêve 

le mouvement suspendu

 

Boccace encore

 

et ainsi la gradiva, nous sommes au pied du divan de Freud

 

Botticelli donc illustre Dante

 

après c’est Savonarole

le fin est donc assez triste

 

 

je vais vite, il faudra faudrait revenir sur cette histoire de Divine Comédie

 

juste une image encore sur cette séquence

la vénus des médecins de Clémente Susini, toujours à Florence, le musée d’histoire des sciences

 

 

je vais un peu vite parce que je voudrais vous faire remarquer quelques points relatifs à l’écriture maya

 

donc on commence à lire le maya, et cette limite entre image et lettre demande quelque attention

 

 

les écritures non déchiffrées

 

 

autre exemple, le disque de Phaistos

 

 

parenthèse l’imaginaire sur l’écriture 

 

les codex

les reproductions , déformations et inventions

le maya calculateur, les roues du temps

 

 

l’exemple Warburton

l’essai est traduit , commenté et anoté par Leonard de Malpeines

puis commenté par Derrida qui s’y interesse au titre d’une sorte de lisibilité première qui viendrait avant logiquement la simple lisibilité et traduction

 

 

quelque chose de l’ordre d’une image qui ne serait pas du semblant, quelque chose donc qui pourrait se lire dans l’écriture-image du refoulement originaire quand les consistances sont encore une

 

et pour finir cette fois on peut en revenir à l’écriture maya

 

 

ce que la psychanalyse pouvait être jolie, sur la terrasse ombragée du vaste palais au creux de l’océan....

 

Ceci n’est pas une école de psychanalyse, avons-nous dit, sans doute fallait-il plutôt dire ceci n’est une école de psychanalyse...en-corps. Il y va ainsi de la nature même du signe puisque nous y retrouvons le “ceci est mon corps” dont se soutient la linguistique augustinienne pour une modernité plastique où le corps est l’ultime demeure qui n’en finit pas de ne pas se dire alors que justement la science en construit l’imperium technique. Ceci est donc une école sans école, pour citer Derrida , lui même citant Blanchot dans Parages (“ deux homonymes dont la synonymie est interrompue au coeur même de l’analogie qui allie leurs significations (la mort sans mort, le rapport sans rapport...); “sans” n’indique pas necessairement la négativité, encore moins l’annihilation. Si cette préposition effectue une certaine abstraction, c’est aussi pour rendre compte des effets necessaires d’abstraction, de l’abstraction du il y a, de l’abstraction qu’il y a”). Question de non-localisation , en écho à ce qu’avance d’Espagnat dans son dernier ouvrage, comme autant à la topo-logique qui ne peut se soutenir d’un organigramme politique. Ceci après tout fait définition pour Atlante , passe et désêtre, le poème du temps de détresse tout antant que cette parole du mort que l’on oblige ainsi à dire. Le chemin (Holzwege) est celui de l’Hantologie. Entendons la leçon d’Holderlin ou de Celan, à savoir ce que creuse leur texte et non l’impasse de leur biographie. “nous parlerions entre nous, comme des marranes, un langage crypté. Nous ferions comme si nous continuions à parler , dans la communauté des - psychanalystes-, le langage de la -psychanalyse-, en sachant, entre nous, qu’il n’en est rien” Voire pousser l’efficace en ce lieu ironique même de l’autre, en l’autre, cette adresse aux “marranes si bien cachés, si encryptés qu’ils ne s’en doutaient plus eux-mêmes! ou qu’ils l’avaient oublié, refoulé, dénié, renié... il y a encore les fils et les filles qui, sans le savoir, incarnent ou métempsychosent les fantômes ventriloques de leurs ancêtres”.

 

Alors qu’est ce qu’un signe ? qui ne se soutiendrait pas de l’impératif de la lettre sur l’icône pour produire cet accès à l’Autre dont le sujet moderne serait exclu . Il n’y a pas d’Autre de l’Autre venant jeter son doublé gödelien comme masque d’une ontologie lissé au semblant de jouissance. Ceci est mon corps. Ailleurs se lit , commence à ce lire, aux marches dénudées par la tempête une autre guerre de Troie, selon cette glyphe maya qui demande à l’interprétant le risque d’un sens désormais fatique. Ironie de l’oracle qui dévoile le leurre du destin. Ici vient l’exemple Warburton, l’essai sur les hieroglyphes égyptiens est traduit , commenté et anoté par Leonard de Malpeines puis commenté par Derrida qui s’y interesse au titre d’une sorte de lisibilité première qui viendrait avant logiquement la simple lisibilité et traduction, quelque chose de l’ordre d’une image qui ne serait pas du semblant, quelque chose donc qui pourrait se lire dans l’écriture-image du refoulement originaire quand les consistances sont encore une. 

lei di morte con parole spaventevoli e villane minacciando.... io fui d’una medesima terra teco... le revenant marrane

 

j'établissais le séminaire 2002-2003 et je tombe sur cette phrase d'Arthur qui a dû échapper à ce que raconte Platon, une sorte de lettre depuis l'interlettre de Fred" Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre  et des inondations extraordinaires, et, dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit  néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d'un seul coup dans la  terre, et l'île Atlantide, s'étant abîmée dans la mer, disparut de même.

 

 " Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cette mer-là est  impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas fonds vaseux que  l'île a formés en s'affaissant......"

 

 

 

 

 " Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cette mer-là est  impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas fonds vaseux que  l'île a formés en s'affaissant......"

Ironie extrème de Rimbaud à l’adresse d’Isabelle, le “tronçon immobile” peut rejoindre Holderlin qui fume sa pipe avec le maigre tabac que lui laisse sa soeur à lui, la scène se passe chez Jean Oury, il y a aussi Paul Celan qui , en revenant de chez Heidegger, a renoncé au pont Mirabeau, Artaud en conversation avec Gilles Deleuze, souffle court... tous se taisent, Israel Galvan risque le temple

 

 

                    de l’analytique discours

 

 

           Le discours psychanalytique n'est guère supporté d'effets de foule, il n'y trouve que la fausse complaisance au discours unique, pente religieuse pour le moins assurée, c'est à dire pousse à l'ordre du S1 qui organise, de fait, la bonté de l'Autre qui sussure quelque S2 sans coupure de sujet $<>@. Mais le S1 est dans la logique d'une présentation linéaire alors qu'il s'agit au contraire d'une écriture nodalisée où l'origine se pose comme intrinséque à la structure.

       Il y a du savoir mais ce savoir n'est pas un don de l'Autre, au contraire il signe ce qui, de l'Autre, choit et lors ronge le coeur du parlêtre d'un impossible à dire qui pourrait se manifester dans une sorte de retournement de la parole sur elle-même, ce qui est vrai au lieu de chaque signifiant mais bien difficile dans tout développement selon la raison commune de communication. Ce savoir s'inscrit dans le quadripole du discours et donc selon des chemins soumis aux frontières du lien social que ce discours institue. C'est dans le discours analytique que ce savoir justement procède d'une place décentrée où du sujet peut ex-ister selon la disjonction du réel et de la parole.

        Il n'est possible de s'extraire d'un linéaire originaire d'essence métaphysique, il faut admettre que le champ de l'Autre se disjoint comme totalité d'une non saisie du sujet dans l'organisation de la doctrine. Ce qu'indique la lettre volée est au delà d'une supposition d'une lettre en fait localisable, c'est à dire découverte derrière les choses, une sorte d'arrière monde intelligible, alors que le signifiant comme non localisé implique cette erre qu'écrit le nom. Point de consistance élective hors d'un nouage qui les lie comme RSI. Le discours psychanalytique disjoint la ritournelle des discours classiques en accédant à un type d'exposition qui puisse contenir, en présentation, ce qu'il travaille et le travaille. L'exposition lacanienne dans son expression nodale est ce qui devrait permettre d'éviter soit un rabattement sur les autres discours soit une transformation dans le discours du capitaliste dont on peut remarquer qu'il est détorsion moebienne, ce qui renvoie le réel hors champ c'est à dire massivement comme shoah .

 

        Il ne s'agit plus d'un moindre mal comme ce qui , du réel, pourrait se lire comme symbole sur l'imaginaire ou à sa place, etc, mais bien comme coïncement du réel dans les consistances. C'est une autre écriture du non-rapport sexuel. Un autre mode pour dire formellement qu'entre partie mâle et partie femelle, il y a disjonction conséquente au langage. Et dès lors la Chose quitte sa place métaphysique dans le discours pour une plus ordinaire localisation dans la logique au moins trine du noeud. Trine c'est à dire qu'il ne fait entre deux, sorte de médiation phallé et limbée d'Autre mais trine comme ce qui ne se boucle en rond de cet articulé. 

 

       Certes la retombée pratique dans l'enjeu de l'amour tend à réimaginariser toute formulation , voire à s'y soutenir à l'extrème d'une écriture qui serait négative d'une fonction , comme sorte de renvoi dans le possible d'un dire de l'impossible d'une fonction conjonctive ici affirmée. Il n'est pas vrai f(x,y) suppose cependant f(x,y) et laisse toujours l'Autre se construire de cette sorte d'emboîtement. L'Autre c'est après tout la vache qui rit de la fonction impossible, délice compulsif (et sécurité) à la clef., mais aussi revendication hystérique de l'existence même de cet impossible. On sait aussi que la solution moderne est du côté de la semblance de l'inexistence de la fonction, énonciation qui s'autorise alors d'un savoir Autre masqué (et donc herméneute)

 

      Sans doute que l'écriture nodale est la tentative de sortir de cette impasse logique scripturale pour une autre écriture où l'ordre se boucle sans jamais se conjoindre. La notion d'ordre descriptif par exemple y demeure liée à l'astreinte du discours RSI ou comme le fit Lacan ISR, mais en même temps parmi les jeux de recouvrement des consistances le concept trine demeure inscrit à chaque fois. On part d'un , pas sans l'autre et l'autre enfin. Mais de partir du trois dans l'un est aussi géométrie qui tient à la mesure physique des distances. Le pas suivant est de laisser de côté le chiffre du nombre et donc de ne garder du trois que ce qui y fait noeud. Il se trouve que ce saut déconsiste enfin la compacité de l'Autre dans l'arrière monde. C'est le saut quantique dans la coupure freudienne.

      Le monde sensible, pour peu qu'on en tire les conséquences, se trouve embarqué dans ce dire du concept où le maléable, le continu prend place du rigide, du friable, sans pour autant que l'effet-mère vienne imposer sa loi à l'impasse de la père-version. L'impossible de lalangue implique nullement d'en venir à assomptionner la langue dans le virtuel. Le réel demeure ex-centrique bien que consisté. Dans le noeud trine RSI est disjoint terme à terme. Ce que disait le réel dans la coupure de la chaîne signifiante vient à s'écrire dans le concept nodal, mais ne s'y totalise point comme dans le trine de la vraie religion qui semble le boroméen par tricage olympique.

     Dans le noeud  à 3 le réel est écrit plastiquement de sorte que l'imaginaire comme le symbolique qui s'y lient deviennent réel. C'est à ce titre, topologique, que nous pouvons parler d'un imaginaire qui ne serait pas du semblant. Ceci d'ailleurs n'implique guère de science plus avertie sinon de ceci que nous aurions  affaire à un autre type de viscosité que celle supposée par Aristote, une viscosité qui serait plutôt coïncement, corde au cou comme destin. A y savoir y faire impliquant la conséquence sensible d'un Autre vraiment barré. Avec l'Autre , s'évapore un amour conjonctif qui n'était pas précisément au fond de la gorge d'Irma. Il serait quand même temps de regarder et d'entendre au delà du mythe qui se fonde de la coupure des dents. Posons en passant la notion d'un dérapport conséquent au désêtre et que supporte le noeud à quatre.

       Il s'agit bien sûr d'aller selon le chemin ouvert par Freud, c'est à dire fermement orienté par ce réel qui fait grouiller au delà de la cohesion du moi. Ce n'est plus d'une sorte de courage héroïque dont il s'agit, çà Descartes dans son poèle ou Freud dans la gorge d'or, ils l'ont déjà fait. Le courage, il en faut certes mais l'analyste comme artiste maudit, n'est-ce pas! plutôt comme socrate cynique toujours, topologue s'entend.  Le courage est toujours celui de dire non et à la père-version et à la mère-veille ; çà suppose une oreille un peu sourde aux bruissements du monde, se rompre à cette écoute flottante afin de toujours faire scorie dans le flot informatif, cette sommation savante qui grouille sur tous sujets, information dont le sens est toujours unique, celui de l'obéissance à l'ordre, qui pour être régi par le sens capitaliste n'en demeure pas moins selon le primaire de la parole de l'Autre. L'analyste bavarde sur toutes choses, averti des savoirs, ignorant des mêmes savoirs. L'interprétation demeure coupure rétroactive dans la chaîne, antimétabole mais aussi trine, effectuant ce nouage -dénouage qui déconstruit cette même chaîne.

      L'analyste se défait d'une vérité cachée dont il serait l'herméneute. Pas de lettre, ou de calcul, ou de truc ultime qui ferait vérité. La vérité demeure de l'Autre, même si elle s'énonce dans la structure du signifiant, dans l'éclipse d'un dit. L'inexistence de l'Autre renvoie la vérité à son fond métaphysique et donc la suppose ailleurs toujours. Ainsi de se dire , elle se fuit. L'écriture nodale n'est vérité qu'en tant qu'elle présente ce qui ne peut se dire ou s'écrire. Au besoin elle se fait justement imaginaire. Elle mime l'image faute d'une écriture qui l'abstrairait superbement.

     Le noeud fait UN , il représente dans son étalage imaginaire pour une manipulation qui résiste autrement de sorte que l'UN s'y fond de s'y manifester à chaque instant, d'être tour à tour le S1 du signifiant, l'un moïque ou l'un du compte, ce dernier au plus près d'indicier le vide de la structure.

      S'il y a une vérité elle est de l'ordre de ce vide, à savoir que l'ordre s'en extrait comme répétition; çà se compte depuis le vide, comme çà se dit ou se mi-dit. çà ne peut que se dire à mi-mot puisque le mot du tout manque, mot qui pourrait se conjoindre à lui-même, alors que la langue mime lalangue qui elle ne se suppose que du signifiant.  Le signifiant ex-iste comme ensemble ouvert, logique de voisinage qui ne se clot, pas sans dire justement; çà se localise et là se borne . Mais la lettre à la fois ne contient rien, possède celui qui la tient et s'ouvre sur son absence délocalisée où son sens se lit .

       Il est sans doute un amour inconscient, de l'inconscient, qui n'est pas d'imaginaire, entre impossible et insatisfaction, qui ne plaint mais se complète d'être quatre et non trois , d'un trio plus ou moins incarné jusqu'à  quelque instrument de l'automaton. Ce n'est pas de communication médiée dont il peut s'agir. Point d'appaisement dans l'affaire mais l'orage de désirs disjonctifs pour des savoirs qui ne le sont pas moins. Bornage phallé de la semblance mâle, ouvert de l'Autrejouir (à quoi nous préférerions la notion de jouissance réelle). Un homme peut rencontrer une femme dans son erre rotative au point que ceci vienne à tresser le rond quatrième pour sa structure. La réciproque comme l'opération elle même demeure à développer d'autant que tout porte à croire qu'un commun accord se fonde sur un désaccord conséquent, à savoir la position homosexuée minimale. Tout est affaire de distinction, de style. Rien n'est très sûr dans cette affaire parce qu'en bout de compte çà peut tourner au pire c'est à dire à la paranoïa, qui est une autre façon de faire tresse c'est à dire l'unicorde. On peut même parler d'une certaine distraction, une femme en passant, qui passe au réel sans y penser, qui ne tient pas au phallus. C'est assez rare, c'est aussi à la condition que l'homme n'y tienne peu aussi, ce qui est encore plus rare. Bien sûr une femme qui ne tienne pas plus à l'Autre. La voie mystique a sa couche d'erre. 

 

 

 

  intendtsion de la psychanalyse

 

à propos de la conférence de Darmon du 27 novembre 2007

 

cela commence comme une hésitation ou un jeu portant sur l’orthographe et donc le sens de l’intention car il y a bien sûr son retour l’extention, nous dirons que l’extention sans intention est le propre de l’effet du capitalisme sur la  psychanalyse, une union commerciale étant alors au principe de son institution

mais prenons ça un peu à la Derrida, on peut partir du tétanos, la tension grecque extrême, mais aussitôt nous notons des verbes proches dans la latine cette fois tendere et tenere, tension, étirement, tendre, l’intension alors vers un but, et de l’autre la prise énergique, tenir bon ou quelque chose, l’intention, l’intension va chercher du territoire, faire toile, l’intention sera du côté interne, le tendre, déjà donc l’intendion se dédouble, l’ex ne viendra que redoubler l’affaire, à l’extrème d’une extension intensive

 

Partons donc de deux formules canoniques, fondatrices du discours lacanien P1 “il n’y a pas de rapport sexuel “  et P2 “la femme n’existe pas”, cela aurait eu effet de signifiant nouveau, ce qui aurait abouti à distinguer ici le rapport de la relation, il y a quand même de la relation, le reproductif est de toute façon disjoint, contraception, fécondation in vitro et clonage ayant de fait des conséquences considérables de distinction, mais mieux P1 devient une proposition non seulement d’un ordinaire psychanalytique dogmatique opaque mais d’un effet de croyance pratique, plus personne n’aspire plus au rapport et décline la relation selon Krafft Ebing et sa combinatoire, quant à P2 il a sombré dans le genre, ce qui fait que P1 n’a plus aucune sens.

Darmon propose alors d’introduire une autre proposition P3 “il n’y a pas de jouissance de l’Autre”, c’est à dire d’entendre le rapport au sens de la jouissance comme jouissance du tout du corps de l’Autre, à entendre en partie sur un mode subjectif, parce qu’il y a une jouissance féminine et une jouissance phallique, et dès lors un incommensurable subjectif et objectif

Donc il y a cette jouissance phallique qui signe la prise de la relation dans le langage, c’est cela qui fait le non rapport ou plutôt le report du rapport à l’infini, séquence par séquence mais ce mode compulsif donjuanesque de la jouissance échoue, on pourrait dire autrement que le sens SIR est impossible, reste SRI mais n’est-ce point de dénouage dont il s’agit, la place de l’Autre non borné

On pourrait dire autrement, que la fermeture phallique, son bornage ponctuel ne convient pas pour atteindre une séquence d’ouverts, il n’y a pas de recouvrement possible, avec cette idée sans doute confuse que le réel tient au réel mathématique c’est à dire à un bornage nombré, que donc ce réel est de l’Autre, selon toujours le risque de sa consistance, soit d’un retour théologique dont les axiomes au sens thomiste pourraient être P1,P2,P3... et c’est sans doute ceci le lacanoïsme , le dogmatisme clos d’une série de propositions, sans bien sûr plus aucun signifiant nouveau. Et à l’intérieur de se dispositif qui devient fortement analogique va pouvoir se mettre en place par exemple des structures ouvertes ou fermées, bornées ou non et deux rapports à l’infini qui seraient les deux faces du don juan suivant qu’il vise l’UN par une infinité de un ou qu’il insiste sur l’ouvert infini d’une série de une

Dès lors la question va se replier sur elle même et venir buter non plus sur une sorte d’opposition de nature mais sur l’Autrejouir en soi dont ne parleraient que les mystiques dans un impossible à dire ce que côté phallique ne pourrait être que clôture dans des limites articulées par le vraisemblable de la langue. Question aussitôt sinon nous rajoutons à notre axiomatique P4 “ il n’y a pas d’Autre de l’Autre” ou P5 “l’Autre n’existe pas”? 

sans doute faut-il ici poser l’existence nécessaire d’un père qui vient interdire et donc rendre le langage articulable sur le réel, faute de quoi effectivement , faute de cette jouissance phallique, il n’y a guère que l’ouvert de l’Autrejouir qui est dans le même mouvement trans, hors genre, hors sexe

il y a toujours une sorte de jeu entre la clinique du sujet cette vérité du sujet au réel qui passerait par les mathématiques, en se disant quand même qu’il faut toujours un certain imaginaire symbolique qui se recoupe avec l’exposition mathématique, ainsi de l’usage de la théorie des nombres qui passe par le dénombrable et pose la séquences des aleph comme l’indice des transfinis, celui des nombres entiers et aussitôt celui des nombres réels , posant l’incommensurable du O au 1 et à plus forte raison au 2. L’analogie en tout cas ouvre ici sur une séquence infinie qui dépasse le 2 sans le contenir jamais

L’analogie imaginaire se bloque très vite et on pourrait dire que l’effet de signifiant nouveau ici nécessaire ne sort aucunement de la paraphrase lacanoïde. 

Peut être faudrait-il alors poursuivre le séminaire sur les psychose à partir d’un trio de fous

Schreber, Cantor et Gödel

mais ça c’est une autre histoire, nous avions ébaucher ceci d’un petit texte sur Cantor et de notre travail sur Schreber, rajoutons que le fameux théorème de Gödel ressemble dans ses effets subjectifs à la démonstration de la somme théologique, remarquons aussi que Leibniz malgré sa grand envie n’a surtout pas chercher à boucler sa philosophie sur l’Un d’une Caractéristique

 

 

 

In-tension et ex-tension de la psychanalyse

 

Il y a une politique de la psychanalyse. qui est une conséquence du type de lien social que suppose son discours. autrement dit que pourrait être une modalité de présence du psychanalyste dans la cîté qui ne reléverait ni du signifiant maître, ni du savoir, ni du sujet mais bien du réel. notre monde semble de fait bien répondre à une logique de mise en place du lien social tel qu’en position maître on puisse trouver enfin  l’objet lui même. Il est alors facile de proposer la psychanalyse elle même comme un bien. c’est d’ailleurs le sens qu’il convient de retenir d’une mondaisation qui viendra moderniser les vieilleries freudiennes. Pourtant le discours psychanalytique résiste de nature à cette mise au pas, n’étant lui même qu’en référence aux trois autres discours auxquels il emprunte la semblance selon les divers modes de son déploiement. il n’est aucunement disjonctif du champ des discours dont Lacan l’extrait, car son invention s’inscrit comme explicite des autres discours, non comme super-discours. mieux, de le superiser, on ne peut guère espérer que des effets comico-tragiques, soit la pente religieuse, soit la pente capitaliste, ce qui peut être la même chose. il faudrait pouvoir comparer l’effet Jung à l’effet Miller, mais en attendant ce point clinique, il est possible de “dessiner” une sorte de diamant à huit faces, constitué d’une base à quatre sommets (les quatre discours) et de deux autres sommets occupés par le discours capitaliste ou par le discours religieux. en somme sortir de l’inconscient selon deux modes, soit celui l’Autre classique (en ce domaine il y a le choix, bien que notre étude coranique nous pousserait à ne reconnaître qu’Allah , du moins du côté du monothéisme), soit celui de l’Autre Anonyme ( dont l’impératif dans le monde des biens est d’autant plus vif qu’il réalise les aspirations les plus folles des théologies négatives). on pourrait ainsi souligner ce trait de structure ou de plume  qui passerait ainsi du discours de l’Autre ( le vieux règne despotique) au discours de l’Autre de l’Autre qui n’existe ( le nouvelle paix universelle démocratique et libérale qui sublime orweliennement les énoncés)

Pour dire les choses autrement, il ne saurait y avoir d’ex-tension de la psychanalyse hors de son in-tension, ce qui est certes une rude affaire, pas forcément triste d’ailleurs, mais qui exige autre chose qu’une soumission au champ virtuel où tout propos se mesure à l’éclat du prochain objet culturel. au delà des colonnes d’Hercule l’air est un peu rude, et la mémoire des histoires de psychanalyse justement encore vive. il est d’ailleurs possible que ce que ni la shoah, ni l’american way of life n’ont pu accomplir, le post lacanisme, pas seulement millerien, l’accomplisse ou l’ait déjà accompli. auquel cas, il n’y aurait pas grand chose à faire c’est à dire poursuivre jusqu’au bout cette aventure en attendant le banquet d’Odin où on est au moins sûr de ne pas rencontrer certaines gens

 

le champ psychanalytique

 

 

Pierre Bourdieu semble hors champ, c’est le cas de le dire dans notre monde apolitique, la forme du champ politique étant “penser la politique sans penser politiquement”, ce à quoi pourrait répondre “penser la psychanalyse sans penser psychanalytiquement”, quelle question scandaleuse, faudrait-il reprendre la théorie des discours, Bourdieu avec Althusser, Lacan, Foucault, “il y a des lois générales des champs: des champs aussi différents que le champ de la politique, le champ de la philosophie, le champ de la religion ont des lois de fonctionnement invariantes ( c’est ce qui fait que le projet d’une théorie générale n’est pas insensé et que, dès maintenant, on peut se servir de ce qu’on apprend sur le fonctionnement de chaque champ particulier pour interroger et interpréter d’autres champs, dépassant ainsi l’antinomie mortelle de la monographie idiographique et de la théorie formelle et vide)” dit Bourdieu dans questions de sociologie, c’était en 1980, c’est tout dire , sans doute faut-il interroger la spécificité d’une théorie qui inclurait le réel soit l’excentrique au coeur de son dispositif, sans doute que la matrice du maître fait retour comme celle de l’université au sein même du discours analytique, d’où les effets sectaires ou dogmatiques, d’autant que le cinquième discours fait figure de généraliste après tout des champs au sens de Debord où la critique alimente le système, il demeure que le fantasme sociologique demeure un opérateur descriptif mieux instrumenté que la situation de 56,” La psychanalyse se trouve désormais mise au défi d’ex-sister au marché du bien-être. “peut-on lire dans une note de l’EPFCL, ce qui effectivement rappelle qu’au delà de la complaisance ou la complainte dogmatique autogénérée, c’est bien du rapport de la psychanalyse et du contrat marchand dont il s’agit, “une « expertise collective de l’INSERM » qualifiait la psychanalyse d’« approche psychodynamique » et en jaugeait les résultats à l’aune d’une échelle dont la mesure consistait principalement dans le « rapport qualité-prix ». L’usager devait savoir à quoi il pouvait s’attendre, en termes de disparition de symptômes, lorsqu’il avait choisi la méthode psychodynamique plutôt que comportementalo-cognitiviste. “, il donc pas excessif d’interroger cette situation particulière en rapport avec justement la dynamique du champ dont elle procède, champ lui même inclus dans un discours dominant totalisé qui” doit son efficacité proprement symbolique (de méconnaissance) au fait qu’il n’exclut ni les divergences ni les discordances”, en fait il y a une perfusion générale de l’économie financière de tous les champs avec sa conséquence réglée d’un ensemble de producteurs et d’un ensemble de consommateurs, il n’est possible de sortir de cette idéologie univoque qu’à condition d’effectuer une “subversion cognitive qui suspende l’adhésion à la représentation commune”, mais on voit qu’ici le dogmatisme sectaire vient au contraire renforcer l’universel idéologique au point de s’y confondre, il s’agit bien d’entendre le pouvoir ici en jeu comme “pouvoir symbolique qui suppose la reconnaissance c’est à dire la méconnaissance de la violence qui s’exerce à travers lui”, ainsi et c’est après tout une façon de lire la capitalisation du discours psychanalytique, la concentration (celle de “l’accès aux moyens de manipulation légitime de la vision du monde”) vient dans le champ offre un lieu de déréalisation du monde propre à masquer la dérive générale des dispositifs, l’autonomie du microcosme du champ lui confère une vertu héroïque au sein d’un ensemble dont il nie ou réduit à rien l’efficace, renforcement par la professionnalisation des analystes qui regardent les profanes avec commisération, ce qui implique une survie de champ faite d’apprentissage réglé de savoirs et surtout de savoir-faire spécifiques, à la limite d’une forme autistique “comme un champ artistique très avancé où il n’y a plus de public, comme la poésie, ou l’univers de la peinture d’avant garde” en nuançant du champ idéalisé des mathématiques où n’existe plus qu’un espace de concurrents, la stérilisation interne y demeure invisible, d’autant mieux qu’un historique interne maintient l’hérésie comme principe de vérité, le principe de division venant renforcer la structure dans sa dimension d’idéalisation interne, et le  jeu des petits souliers du moment va prendre appui de querelles identifiées dans les transferts entre sachants et oblats dont l’existence même se trouve noyer dans l’appartenance, il serait utile ici d’examiner en quoi la clinique et la topologie vont fonctionner comme réel absolu, vignettes phénoménales suspendues dans un discours sans substance logique, par exemple le glissement de la notion clinique depuis Freud jusqu’aux nouvelles formes du champ qui se dit lui même lacanien, ceci inviterait à reprendre la question “politique et psychanalyse” ne serait-ce que pour éclairer le malaise constitué dans l’impuissance de formaliser les contradictions dont la forme individualiste est l’aveu d’impuissance, les oblats , les profanes n’ont aucune place en tant qu’intellectuel collectif de l’énonciation

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