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guy cassiers enjoy the death show 7

guy cassiers

enjoy the death show 7

atropa

nous entrons alors dans l’espace tragique, il s’agit de dire quelque chose du mythe qui articule ou pourrait articuler notre monde et donc d’une sorte de passage depuis l’acteur nazi qui dans le fond y survit quitte à suicider le fils Mann au passage, via le final presque humain de trois monstres politiques, jusqu’au choeur des femmes qui accompagnent donc un monstre type originaire. Références multiples, passion de la culture.

le champ ouvert est bien sûr alors immense avec en arrière fond les bestioles de Bacon

il y a ce bruit de guerre incessant qui produit des morts classiques et nouveaux, la guerre totale contre le peuple qui file au carrefour de l’abatoir. La question est bien celle de la forme adéquate au bruit de guerre, il n’est pas sûr que l’exhibition des découpes de cadavres soit de cette nature

il faut chercher les figures historisées de la présence thanatique ordinaire

 

 

 

bezonken rood

la guerre est totale et continue depuis 1940, les deux blocs puis le bloc unique terrorisé, le fascisme découvre le sens du capital qui marchandise tout pour un peuple endormi

tous fils non des pires mais bien des seconds couteaux

 

 

 

 

le héros est extrême, exténué du meurtre ordinaire

 

bien sûr le goût du sang partagé par le couple complice de mort; oncle loup, oncle sam

 

il s’agit tout autant de pouvoir croiser les oeuvres qui convergent vers le lieu fermé, effacé et pourtant évident donc regarder ce qu’implique le travail alors de Sokourov

Moloch, taurus, the sun 

le monstre en léthargie

 

les fauteurs de trouble sont réduits à ce stade apathique final qui atteste de la suite marionettique de l’affaire, le clone nouveau est pire que l’ancien, revenir à l’antique tremble sur la base de notre texte, cette fois le choeur est celui des folles de mai; les bouchers se multiplient sans cesse

le boucher déclame sans fin

et cela continue

 

Les voilà à nouveau sous Méphisto, Hamlet, Richard, La cerisaie... galerie de monstres plus ou moins, la compromission ordinaire, le serviteur du maître, son bouffon, nous , chacun pris dans la bestiole qui revient, couleurs nouvelles mais même truc économique, totalitaire, certainement et tout le monde si content dans le fond, sans doute moins tendu que le bouffon qui continue malgré tout à fréquenter les bêtes du répertoire, la langue autre ajoutant son poids d’articulation entre fragments, tout autant donc éloge du fragments, le texte est déjà écrit dans le fond, le texte occidental, il faut encore pouvoir l’étendre, de façon à l’entende tout autant dans l’actualité du monde, avec la couleur de mauvaise farce qui s’y rajoute

bloed and rozen

 

une fois de plus Guy Cassiers démontre qu’avec Tom Lanoye on peut faire un théâtre inventif, moderne, populaire, intelligent, la cour du palais est ici envahi par cette rencontre frontale entre deux formes de pureté et le pouvoir qui cherche uniquement à se maintenir, ces deux frères étranges portent au plus loin deux formes de folie de l’homme, deux passions, deux procès identiques, une même question et peu importe alors que l’une soit assez folle pour sauver un roy et l’autre assez diabolique pour chercher le secret monstrueux d’une éternelle jeunesse

juillet 2011

 

l ‘homme sans qualités 1

Guy Cassiers

 

Musil intérieur théâtre de poche, de biais ; le monde, le notre, file à sa perte, les princes baratinent au dessus de la diarrhée du Cheval du petit Hans, le héros est prise dans la mise en place d' incolore clownesque, le décor est rude, frontal; les personnages surtout deux à deux; le Prince se signale d' un portique qui descend du ciel; les carrés montent et descendent découpant l espace; c est lent et bavard

La seconde partie associe ce bavardage de mort à un usage envahissant de l image, premier plan du couple héroïque noble et poème zéro; des hommes parlent et des femmes trois autour du héros, parques de son destin, le prince aussi et le chef de la police et le général; les ministres font leur sarkozysme ubu stupide; la guerre vient , maîtresse du sens; le portait du ministre s inscrit dans le mur puis s efface peu a peu pour une composition abstraite, défilement de fragments de cette image comme Ensor de foule, beauté sauvage comme cette musique dissociée, le monde se défait sous nos yeux puis Ulric est dans la solitude de l inertie, décembre qui vient, nous voyons de même ce qui arrive, Il devrait y avoir une suite

le projet de Cassiers demeure formidable

 

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