l’atelier volant
Valère Novarina s’inscrit dans des souvenirs qui, à vérifier certaines dates, sont anciens, d’un autre vie, ou une vie potentiellement autre, TXT, l’écrit d’abord, l’écrit, le caca, des journées à la défunte AF sur le passage à l’écriture pendant lesquelles Valére explique comment il taille ses crayons, comment il dispose ses machines à écrire, journées où se trouve Jabès qui reconnaît Jean Claude brusquement , ne lui laissant aucune possibilité de récusation, Qu’est-il devenu? lui rendre visite à son cabinet serait sans doute le déranger, comme Charles tout autant, il y a aussi Pierre Lacombe qui monte un texte à l’église des Chartrons avec les élèves de Montesquieu, et Valère qui dort à la maison, plus tard il y a au moins un Louis de Funès, et maintenant cet Atelier volant, mélange de farce et de critique politique évidente, le texte est de 70 certes , on dirait Brecht relu par Ubu à travers un langage poétique non constitué, on est loin très loin du discours aux animaux entendu par Marcon aux ruines du palais Galien, les comédiens performent comme ils peuvent, le sommeil est proche, et c’est Novarina qui est aux commandes, l’incompréhension gronde, laissons nous porter plus avant, ce vole bas, à travers l’usine du monde vers l’usine dedans, descendre un peu dans son corps, l’être acteur malade, montrant son cul à la tête des bien portants pensants, comment j’meurs de rire, le vieux texte brûlant devant, ah oui, je me souviens, la bouche qui articule le carnage langagier