La belle et la bête
A travers l’opacité du cinema de guerre, cocteau livre avec ses complices Georges Auric pour la musique et Henri Alkan pour la photographie et la lumière, un conte féérique qui semble quand même noyé dans l’expressionnisme dans sa forme dégradée, Jean Marais est dans son rôle de bellâtre qu’il soit ou non en bête, Josette Day est toujours dans une lumière extatique, il restera de tout ça de belles images, les mains instruments, les jeux de voile, les ruptures de son et de luminosité, les cadrages fixes jouant volontiers d’une caméra basse et de premiers plans flous, ni mouvements de caméra, ni montage, c’est un cinema assez anecdotique, dont on pourrait sans doute étudier le contexte de production avec plus de profit, même s’il pose la question difficile de l’onirisme au cinema, on pourrait même y joindre la question onirisme et occupation