les apaches
Macha Makeïeff a une belle carrière. Tant pis pour nous! voilà un opus insipide, prétentieux, inaudible, incompréhensible, une vague idée au départ vient se noyer dans une bouillie de musique et d’agitation qui pourrait évoquer casque d’or , c’est ce qui est écrit, il y a du music hall minable qu’il est impossible de prendre au second degré, les quelques effets comiques sont perdus dans des cris, peut être qu’il manque Deschamps dans l’affaire et que ça tourne à vide, on peut supposer que l’intention est burlesque, etc... ceci amène quelques réflexions sur la situation théâtrale actuelle, voilà un groupe qui a de l’argent pour ne rien faire et d’autres (les chimères?....) qui pourraient faire et n’ont rien. on ne peut que souscrire entièrement à ce que raconte Thierry Guichard dans son édito du matricule « les crises dans lesquelles nous ne cessons de verser sont peut être et avant tout des crises de la représentation. La négation de l’autre à quoi s’emploient chaque jour les clichés conduit inexorablement à la négation de soi, de chacun. Le monde ne s’évanouit pas seulement devant nous ( subtilisé par toutes les représentations plates à quoi on le réduit), mais il disparaît aussi en nous, dans la négation de notre propre complexité, de nos identités multiples, dans le détournement de nos affects, nos sentiments et nos pulsions que le marché et les moyens qu’il se donne transforment en actes d’achat, en désirs standardisés»