RIC
recherche dans l’intérêt du cinema ou dark machete
la dématérialisation du cinema si elle permet une diffusion extensive aboutit tout autant à un écrasement de la lecture sur un flux continu dans lequel il est bien difficile de faire fonctionner le dispositif critique, une sorte de bande obscure livre un flux continu de films qui ne trouvent ainsi aucun support matériel que ce soit celui de la salle de projection ou celui de la collection de VHS ou DVD, désormais les séquences ne sont bien sûr plus dictées par la politique des auteurs ou par quelque cinéphilie adéquate, mais un système de copie accélérée où l’original se met en boucle dans le système de production, la haine du support matériel est aussi grande que la localisation réelle du travailleur, bref aucun recul que le silence des choses, au point d’en venir à ne pouvoir écrire que de vagues souvenirs indifférents et au contenu, et à l’auteur, ni même à un film particulier, pourtant RIF de Franck Mancuso ne manque pas d’efficacité avec son abîme narratif , son cadrage qui suit comme un reportage l’errance du héros radicalement professionnel et radicalement impuissant, et cette ruralité absolument effrayante comme aux USA,
à côté le dark shadows de Tim Burton est bien mièvre et cette histoire de vampires bourrée d’effets spéciaux assez poussive avec un Johnny Depp en clown noir
fuinalement dans ce trio accéléré Machete de Robert Rodriguez livre l’excès d’hémoglobine que le vampire ne saurait boire, et mine de rien, quelle description de l’Amérique racine et du problème mexicain, l’intrication narco-politique et toujours le rêve de Zappata