the fog
le film de 80 vaut toujours par la musique de Carpenter qui pose au brouillard son contexte même si les apparitions virent de )plus en plus au grotesque alors que l’idée d’êtres saisis par le fond des océans avec cette éternisation du temps avait une portée suréelle qui aurait donné au film une puissance bien plus grande s’il ne fallait pas y mêler des monstres pirates; l’inspiration du côté de Poe et de Lovecraft en eut gagné en puissance, d’autant que cela se passe à Bodega Bay la ville des Oiseaux. Le retour monstrueux du refoulé est un thème qui aurait pu se dispenser de l’essentiel du visuel pour rester au niveau de ce sentiment de culpabilité qui viendrait peu à peu recouvrir la bonne satisfaction de l’urbanité américaine. Bien sûr les acteurs sont aussi d’un casting soigné, Adrienne Barbeau, Jamie Lee Custis, Tom Atkins, Janet Leigh. C’est aussi un très vaste chapitre qui fait remonter la peur loin du guignol et de la complaisance morbide comme la télévision reality patauge depuis toujours.