alain corneau
tous les matins du monde est un grand livre et un grand film, stupeur et tremblements est un livre médiocre, ainsi du film, doit on en inférer quelque chose du cinéaste, la question sans doute se pose, déjà la simple idée de vouloir adapter ce bouquin, ce qui est d’autant plus râlant qu’il y avait matière non à une comédie faible et ennuyeuse mais à explorer une question qui traine chez Barthes et Lacan, le différentiel amoureux entre France et Japon ne va pas sans un commun référent passionnel, c’est à dire que se passe t il lorsqu’on cesse d’être encombré par le jeu imaginaire social et qu’on se trouve dans un rapport de désir? mieux, ici la malentendu lié à la méconnaissance du code renforce l’élan passionnel et demeure dans la tension du regard