Asghar Farhadi
une séparation marque l’existence paradoxale d’un cinema iranien de résistance calme, camera fluide, cadrage déviant, nous sommes dans l’épure du cinema réaliste et donc d’une vision du détail, rien ne signale l’emprise locale autrement que l’ordinaire de la bêtise administrative mais tout contribue à détruire tout le monde , le référent de la Vérité absolue, et donc des interdits religieux vient introduire un mélange de paranoïa et de naïveté, et on ne saurait dire quel est le pire de ces personnages, le mari menteur, le vieux père, la fille, la mère, la servante, son mari, leur enfant, chacun surveille chacun de manière impitoyable, une modernité absolue d’un bout à l’autre de la planète, ce à travers un lion d’or qui ne régle rien, reprendre à ce propos le cinema dans l’espace totalitaire, et l’autre cinéma qui serait libre en fait de produire de l’objet marchand, et à travers ça toujours Godard