La ligne rouge
Il sera question d’une traversée initiatique hélas, alors que le décalage entre le réel de la guerre immergée dans l’indifférente nature et des voix perdues dans leur monologue intérieur livrait une certaine présence fantomatique à l’événement mais le camera tourne au delà et se perd dans une sorte de fusion avec le Tout, qui vire au cauchemar pour le spectateur, auquel on impose et l’infidèle et le suicide héroïque et l’indigène préservé entre les combattants et les belles images gratuites
Vous êtes à nouveau dans un vide de représentation, la gratuité des gestes auquel on va opposer un blabla autour d’objets dérisoires, blabla qui justifie tout, le roy est nu et sans pouvoir symbolique
Il y a comme une vibration qui monte de ce corps entrevu cette émotion tactile à la limite des larmes, croisement improbable défunt
Ce serait ça le véritable défit de la représentation, la micro clinique qui tient toujours au défaut du signifiant à se mettre en chaîne, l’impression néologicale qui ne fait signe de rien, sauf un gouffre où l'imaginaire apparaît comme impuissant à contenir l’horreur
A ce titre on mesure l'infinie distance avec une modernité bavarde et une psychanalyse qui dogmatise autour du creux, sans y aller voir comme les maladroits de l’origine