au jour le jour
8 personnes jugées ce lundi pour escroquerie
Contre Nicolas Sarkozy. Elles sont accusées d'avoir effectué des prélèvements de moins de 200 € sur les comptes du chef de l'Etat.
Le travail dominical examiné à l'Assemblée
Le texte prévoit de régulariser, avec contrepartie pour les salariés, le travail dominical dans trois grandes agglomérations (Paris,
"Pauvreté et exclusion sociale aggravent l'instabilité du système international. Le moment est venu d'accorder une attention prioritaire à la dimension sociale de la mondialisation"
C'est ce qu'affirment les présidents français, Nicolas Sarkozy, et brésilien, Luis Inacio Lula da Silva, dans une tribune commune, publiée mardi
dans les quotidiens français Libération et brésilien Folha de Sao Paulo. Selon eux, "partout dans le monde, les salariés, pris dans la tempête économique, demandent plus de justice et plus de sécurité. Ils doivent être
entendus. Les organisations internationales doivent prendre en compte les effets sociaux de la crise actuelle. Le rôle de l'Organisation internationale du travail dans la gouvernance économique mondiale doit être singulièrement renforcé", affirment-ils. Les deux responsables politiques demandent également "une réforme de grande ampleur du Conseil de sécurité des Nations unies", ceci "afin d'édifier un ordre international plus équilibré et plus solidaire".
800 000 chômeurs de plus d'ici fin 2009
Le ministre du travail, Xavier Darcos, a déclaré mardi sur RTL s'attendre à un chiffre de 800 000 chômeurs supplémentaires à la fin 2009. Interrogé sur le pronostic avancé dimanche par le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, d'un million de chômeurs en plus sur l'ensemble de l'année, M. Darcos a estimé que c'était "un pronostic sombre" mais qu'il ne fallait "pas complètement l'exclure".
Sur les cinq premiers mois de l'année, le nombre d'inscrits (sans activité, catégorie A) a augmenté de près de 340 000 en métropole, portant à 3,6 millions le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi.
le professeur de philosophie qui a crié "Sarkozy je te vois" à des policiers effectuant un contrôle en gare Saint-Charles à Marseille le 27 février 2008 a été relaxé. Le juge de proximité qui présidait le tribunal de police de Marseille chargé de juger cette affaire a estimé, vendredi 3 juillet, que le "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui" qui était reproché à l'auteur des propos n'était pas constitué. Une amende de 100 euros avait été requise contre son client, lors du procès qui s'était déroulé le 19 mai.
Ces propos ont été lancés en pleine gare Saint-Charles à une heure de pointe, a fait remarquer le juge, estimant qu'on pouvait les assimiler à la "rumeur normale" de ce type d'endroit. Par ailleurs, a-t-il jugé, même si ce "Sarkozy, je te vois" pouvait être jugé "maladroit et déplacé", il "ne revêt pas de caractère injurieux".
"Le juge de proximité est suffisamment décrié pour que cette fois, on puisse lui rendre hommage ; c'est avec beaucoup d'à-propos et de maturité qu'il a motivé son jugement", a estimé l'avocat du prévenu, Me Philippe Vouland. "De la même manière que j'ai toujours dit que M. Sarkozy était étranger à ces poursuites, j'ai la conviction qu'il est étranger également à ce délibéré", a ajouté l'avocat, interrogé sur l'interview accordée par le chef de l'Etat au Nouvel Observateur dans laquelle il déclare cette poursuite "ridicule".
"Même si je suis relaxé, dans cette histoire, un problème d'ordre éthique demeure : les frais de procédure", a réagi l'auteur des propos, dans un communiqué. "Face aux excès de l'administration, est-il préférable de subir une injustice qui coûtera peu en termes financier à une justice au coût prohibitif" s'interroge-t-il, précisant que la médiatisation de cette affaire lui a permis de voir ses frais dans cette affaire pris en charge par Charlie Hebdo.
Le travail le dimanche ? Rien d'autre qu'un discret hommage gouvernemental au moonwalk de Michael Jackson. C'est faire croire à l'avancée sociale tout en reculant.
Hadopi : le retour
Rejeté par surprise par les députés, puis censuré par le Conseil constitutionnel, le projet de loi
contre le piratage sur Internet revient mercredi au Sénat.
travail dominical : le pouvoir veut rassurer
A l'ouverture du débat
sur le travail du dimanche, hier à l'Assemblée, le gouvernement a tenté de rassurer sur le fait qu'il n'entendait pas généraliser les dérogations au repos dominical.
ANALYSES
Le système de santé en voie de privatisation ?
Un déplacement des lignes de partage entre assurance-maladie obligatoire et organismes complémentaires, les seconds étant appelés à augmenter leur part de soins remboursés, revient à accepter une privatisation partielle du système de santé.
POLITIQUE
La réforme de la taxe professionnelle tourne au casse-tête pour le gouvernement
Mme Lagarde soumet de nouveaux scénarios de réforme aux élus locaux et aux entreprises.
Le justiciable Sarkozy, casse tête pour les magistrats
A deux mois du procès Clearstream, un jugement soulève la question du statut du chef de l'Etat comme plaignant.
"Gang des barbares" : 14 accusés seront rejugés
Le parquet général de Paris a annoncé, lundi, que quatorze complices présumés de Youssouf Fofana dans l'affaire du meurtre aggravé d'Ilan Halimi, en 2006, seront rejugés devant une cour d'assises, accédant à la demande de la ministre de la justice. Michèle Alliot-Marie, le matin, avait demandé au procureur général près la cour d'appel de Paris de "faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avocat général", comme le réclamaient les organisations juives, depuis le premier verdict rendu vendredi. Le nouveau procès concernera, par exemple, la jeune fille ayant servi d'appât pour attirer Ilan vers ses ravisseurs. Elle avait été condamnée à 9 ans de prison, contre 10 à 12 ans requis. "La justice, c'est autre chose que la vengeance", s'est indignée la présidente du Syndicat de la magistrature après la décision du parquet général, l'Union syndicale des magistrats la jugeant "inquiétante pour l'avenir"Enfin les jeux de l'été : "Un concert gratuit de Johnny financé pour 2 M€ par le ministère de la culture". Il y a deux bizarreries dans cette phrase : saurez-vous trouver lesquelles ?Les députés votent le texte sur le travail dominical
L'Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi du député UMP Richard Maillé sur l'extension du travail dominical, à une courte majorité, par 282 voix contre 238. Car le texte, ardemment souhaité par Nicolas Sarkozy, a divisé jusque dans les rangs de l'UMP. Pour preuve de ce malaise, 10 députés du groupe ont voté contre et 15 se sont abstenus. Le Nouveau Centre était lui aussi partagé sur la question, tandis que la gauche, sans surprise, a d'un seul bloc voté contre, comme sept députés non inscrits, dont François Bayrou (MoDem). Le texte élargit les possibilités de travail de droit tous les dimanches aux zones et communes "d'intérêt touristique" ou thermales. Un terme qui, malgré des efforts de réécriture, ne convainc pas l'opposition, selon laquelle au moins 6 000 communes sont concernées. La question est d'autant plus sensible que, dans ces communes, l'ouverture des magasins se fera sans contrepartie obligatoire pour les salariés. Pour être adoptée, la proposition de loi doit encore passer l'étape du Sénat.Nicolas Sarkozy se pose en défenseur de la mer
Dans un discours prononcé au Havre, Nicolas Sarkozy a défini, jeudi, les grandes ambitions de la politique maritime de la France qu'il souhaite développer, aussi bien en matière de transport commercial que de pêche ou de protection de l'environnement. Le chef de l'Etat a défendu la réforme, contestée, des ports, qui prévoit le transfert des 2 000 agents de manutention vers le secteur privé, et insisté sur la nécessité de "réorganiser" le fret ferroviaire qui s'y achemine. Sans toutefois fixer de calendrier, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de faire du Havre
le port du "Grand Paris" et de relier les deux villes en une heure et quart par une liaison TGV. Enfin, le président a repris à son compte l'essentiel des conclusions du Grenelle de la mer, achevé mercredi. S'il a réaffirmé qu'il "n'accepterait pas que la pêche disparaisse dans notre pays", il a insisté sur la nécessité de mieux "protéger les ressources naturelles de la mer pour mieux les exploiter de manière durable"
Dramatique », c´est ainsi que les membres de la commission des affaires sociales du Sénat jugent le contexte actuel pour les finances sociales, rapporte Le Monde. « Alors qu´il y a moins d´un an encore, un retour à l´équilibre des comptes sociaux était envisagé pour 2012 », constate le rapporteur général de la commission Alain Vasselle, « le régime général finira l´année en déficit de plus de 20 milliards et pourrait connaître en 2010 un déficit voisin de 30 milliards. » Dans ce cas, « il ne s´agit plus d´une aggravation du "trou de la Sécu" comme notre pays en a connu au cours des deux dernières décennies, mais d´un changement d´échelle, d´une situation totalement inédite », estime le sénateur (UMP) de l´Oise Selon lui, le retour de la croissance à ses niveaux d´avant la crise « permettra seulement de stabiliser le déficit au niveau qui aura été atteint à l´issue de la récession ». Quant à la Sécurité sociale, elle « ne résistera pas à plusieurs années d´un déficit qui se stabiliserait à 30 milliards d´euros ».
Le risque de « voir disparaître toute perspective d´extinction de la dette sociale » existe bel et bien, affirme Alain Vasselle. Ne restent à ses yeux que trois possibilités pour limiter la casse : augmenter les recettes, « notamment en agissant de manière plus déterminée sur les niches sociales », « préparer activement le rendez-vous sur les retraites de 2010 » et, puisque des économies sont indispensables en matière d´assurance maladie, faire porter l´effort, notamment, sur l´hôpital.
Hosni Moubarak reçu par Nicolas Sarkozy
Le président égyptien est arrivé à Paris, lundi, pour s'efforcer de relancer avec son homologue français, le projet d'Union pour la Méditerranée.
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Les soirées « grippe A », dernière tendance chez les ados américains
Article paru le : Mardi 21 Juillet 2009
Pamela Messi
Attraper la grippe A avant tout le monde, c´est fun. Aux yeux de certains ados américains et britanniques en tout cas qui organisent des « swine flu parties » (« fêtes grippe porcine ») dans l´espoir d´y contracter le virus. Le principe : on invite un porteur de la grippe A/H1N1 et on le colle toute la soirée et on boit dans son verre infecté histoire de maximiser ses chances de contagion. Le but étant de développer, au plus tôt, des anticorps.
L´idée de « vaccination naturelle » par contact avec un porteur de virus n´est pas nouvelle dans les pays anglo-saxons déjà coutumiers des « chickenpox parties », réunions de parents souhaitant que leur enfant attrape la varicelle une bonne fois pour toute. La pratique, née à l´époque où il n´existait pas de vaccins, subsiste dans les familles hostiles aux vaccins et chez les convaincus de la suprématie de l´immunisation naturelle sur les produits conçus par les laboratoires.
Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires s´inquiètent de ce phénomène qu´elles qualifient d´« absurdité ». « Faire courir ces risques à des individus et à des enfants serait une grosse erreur », a prévenu le directeur des centres de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC) Richard Besser. « Il s´agit d´une maladie nouvelle, émergente, et chaque jour nous apprenons davantage sur elle », rappelle-t-il. Le CDC demande l´annulation de toutes les « swine flu parties » prévues.
Le temps de parole de notre président sera pris en compte par le CSA. Martine Aubry prie que ce ne soit pas rétroactif. Elle devrait parler sans interruption jusqu'en 2012.
POLITIQUE
Le gouvernement joue la prudence pour "Hadopi 2"
Le vote à l'Assemblée de la deuxième mouture du projet sur le téléchargement illégal a été reporté en septembre.
Le Parlement vote l'extension du travail dominical
Par un ultime vote du Sénat, le Parlement a finalement entériné, cette nuit, l'extension du travail dominical, voulue coûte que coûte par Nicolas Sarkozy. Mais la proposition de loi de l'UMP Richard Maillé a été adoptée de justesse, par 165 voix contre 159. La droite, peu convaincue, l'a approuvée du bout des lèvres. La gauche a voté contre, dénonçant, à terme, la généralisation du travail le dimanche. Pour les partisans du texte, il s'agit avant tout de légaliser des ouvertures dominicales pratiquées illégalement dans une quinzaine de zones commerciales
autour de Paris, Lille et Marseille. Mais pas Lyon, où de nombreux élus s'y sont montrés hostiles. Le texte élargit en fait les possibilités de dérogations aux zones et communes "d'intérêt touristique" ou thermales, c'est-à-dire, a martelé le gouvernement, à 500 communes. L'opposition n'a pas été convaincue. Selon elle, 6 000 communes sont concernées. Elle dénonce, de plus, une rupture de l'égalité entre les salariés et a promis, à ce titre, de saisir le Conseil constitutionnel.
Enfin une mesure efficace : dans la restauration, depuis que la TVA a baissé de 14%, les prix ont baissé de 4%. Prouver que si elle augmentait de 4%, les prix prendraient 14%.
Bercy menace les restaurateurs
La ministre de l'économie a demandé d'"intensifier les contrôles" pour vérifier que les restaurateurs appliquent la baisse des prix après celle de la TVA à 5,5 %.
Police : les fouilles à nu dégradantes du dépôt de Paris
Au dépôt du Palais de justice de la capitale, des personnes peuvent être fouillées à nu jusqu'à cinq fois dans la journée, dénonce un rapport officiel, qui parle de "traitement inhumain et dégradant".
Les logiciels espions de la police inquiètent les gardiens des libertés
Dans une procédure judiciaire, les enquêteurs accéderaient secrètement aux ordinateurs des particuliers. Un avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) réclame des garanties.
Nicolas Sarkozy hospitalisé après un malaise
Le président Nicolas Sarkozy a été hospitalisé, dimanche 26 juillet, victime d'un malaise en faisant du sport, a-t-on appris auprès de l'Elysée. Le chef de l'Etat, 54 ans, se trouvait, selon une source gouvernementale considérée comme fiable, à sa résidence de la Lanterne à Versailles lorsque son malaise s'est produit. (AFP)
Le malaise du président Sarkozy, une question de style de vie
Nicolas Sarkozy, hospitalisé dimanche 26 juillet à Paris, a subi de nombreux examens cardiologiques. Devra-t-il infléchir le rythme du quinquennat, marqué depuis deux ans par son omniprésence ?
La compensation de la taxe carbone en débat
Michel Rocard, président de la conférence d'experts sur la création d'une taxe carbone, rend sa copie cet après-midi au ministère du développement durable. Les experts qui composent cette conférence (économistes, industriels, syndicalistes et associatifs) ont dessiné début juillet les contours de cette "contribution climat énergie". La taxe carbone vise à dissuader la consommation excessive d'énergies fossiles - pétrole, gaz, charbon. Telle que préconisée par Michel Rocard, elle pourrait rapporter 8 milliards d'euros sur la base d'une tonne de CO2 facturée 32 euros dans l'immédiat (puis 100 euros en 2030). Toutefois, le gouvernement envisagerait une mise en œuvre moins ambitieuse, la taxe et son éventuelle compensation faisant l'objet de vifs débats, y compris au sein de la majorité. Quant aux entreprises - petites et moyennes notamment -, elles demandent la réalisation d'une étude sur l'impact économique de cette nouvelle contribution.
26 000
C'est le nombre d'écoutes téléphoniques ordonnées par la justice en 2008, soit quatre fois plus qu'en 2001, selon une étude relayée par Le Figaro. Toutefois, "la France est l'un des pays qui pratique le moins d'interceptions judiciaires, note cette étude universitaire : 15 fois moins que l'Italie, 12 fois moins que les Pays-Pas et 3 fois moins qu'en Allemagne".
Le gouvernement débat du statut de La Poste
Le projet de loi réformant le statut de l'entreprise publique postale sera examiné ce matin en Conseil des ministres. Le texte prévoit que La Poste devienne, début 2010, une société anonyme à capitaux publics. Cette réforme est présentée par le gouvernement comme un passage "obligé", afin de préparer l'ouverture totale du marché postal européen à la concurrence, en janvier 2011. La plupart des syndicats de postiers s'y opposent, craignant une privatisation à terme de l'entreprise, et manifestaient hier à Paris, devant le ministère de l'économie et des finances. Prochaine étape : le débat parlementaire cet automne, qui promet d'être houleux.
Le redécoupage électoral sous le feu des critiques
Présenté hier en conseil des ministres, le projet de redécoupage de la carte électorale s'est attiré les foudres du Parti socialiste. L'opposition craint en effet que le périmètre des futures circonscriptions ne favorise la majorité actuelle. Le projet présenté par le secrétaire d'Etat Alain Marlaix vise à rééquilibrer démographiquement les 577 circonscriptions définies en 1986 par Charles Pasqua. Si la loi est adoptée d'ici les législatives de 2012, il y aura un député par tranche de 125 000 habitants, contre 109 000 aujourd'hui. Mais selon les calculs des socialistes, sur les 33 circonscriptions supprimées, 23 seraient de gauche et 10 de droite, et sur les 33 créées, il y en aurait 9 de gauche et 24 de droite. L'écart entre gauche et droite serait donc augmenté de 30 sièges en faveur de l'UMP, concluent-ils. La députée Aurélie Filipetti, dont la circonscription de Moselle ferait partie des 33 supprimées, juge ainsi que cette réforme supprime "la possibilité d'alternance".