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Benzo à mort

Benzo à mort

 

Reprenons la scène du Banquet, un groupe de vieilles lopes qui parlent de l’amour, loin de leurs xanthippe, un peu ivres, il est question d’amant et d’aimé, les paradoxes de l’objet, les risques spéculaires, les enjeux pervers, ... imaginons qu’ils doivent bouffer des benzo parce que... enfin les mêmes raisons, sauf que c’est après le Dieu unique, la théologie de la vraie Religion et la Shoah, de sorte qu’ils sont maintenant déments

 effectivement on dirait la carte de la montée des eaux

sans doute les mêmes causes dans le fond, la marchandisation en lieu et place de la pensée

Le problème, c’est la multiplication des asphyxies. Un apnéique va faire 60 asphyxies par heure de sommeil, soit 300 à 400 par nuit ! Ce qui provoque à chaque fois une augmentation du CO2 dans le sang, qu’on appelle « hypercapnie ». Or, une hypercapnie a deux organes cibles : le cortex cérébral et le myocarde. Il est parfaitement établi que les gens qui souffrent d’une apnée du sommeil présentent un risque majeur –c’est peut-être le plus important de tous- d’AVC (accident vasculaire cérébral) et d’infarctus du myocarde. 

Même si les patients ne sont pas victimes d’une hémiplégie ou d’un AVC majeur, on sait qu’ils font en réalité des micro-infarctus [petites attaques cérébrales, ndlr] et développent des syndromes démentiels. Ce n’est que post-mortem que l’on peut voir s’il s’agissait de démences vasculaires ou de la maladie d’Alzheimer, surtout que la plupart du temps il s’agit d’un mixte des deux : ainsi, certaines personnes développent un petit Alzheimer, et s’ils prennent des benzodiazépines, ils aggravent leur apnée du sommeil, et là c’est la catastrophe. On sait très bien maintenant qu’un quart de Lexomil pris à 19h multiplie par deux le nombre et la durée des incidents respiratoires. La prise de ces médicaments peut donc transformer un ronfleur avec quelques apnées en apnéique pathologique. Je pense que certains patients ne développeraient pas de démence si leur cortex cérébral ne subissait pas autant d’hypercapnies et donc d’asphyxies.

celui qui raconte ça c’est le professeur Lemoine, à priori ceci va dans le bon sens, réduire la prise de psychotropes, d’accord mais là on fait quoi, s’ils ne prennent plus de drogues, qu’est-ce qu’ils vont faire? et puis alors si  la démence c’est après tout un truc aussi simple, que deviennent les fameuses plaques de l’alzheimer et tous les plans dépendance? c’est pas bon politiquement tout ça si on en tire des conséquences raisonnables, oui mais après tout le rechauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone, la fin du pétrole... tout a bien disparu dans l’économisme de l’horizon des événements

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