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Autisme

Autisme

 

Il serait interessant de pouvoir se saisir de cette séquence clinique pour initier quelque chose d’une section clinique dont un premier état serait la critique et le questionnement des fragments que je propose . Nous pourrions ainsi élaborer à partir de ces points un mode de lecture raisonnée du champ clinique classique ou moderne (tel que l’entend Charles Melman) , établir un texte de reflexions sur l’autisme éventuellement poubellisable , en tout cas pouvant servir d’invite à une journée de travail plus ouverte l’an prochain.

Hors ce que vous pourriez m’adresser, il vous est possible de contacter directement Marie Christine Laznik

mclaznik@club-internet.fr

 

-I-

ante-lexie 

 

de l’autisme probablement

extraits de correspondance avec Marie Christine Laznik

 

 

"il suffit d'ailleurs d'opérer un chiasme et la formule du fantasme est là présente"; je ne peux que me dire  que c'est justement là tout le problème pratique, dans le transfert, et j'avoue que ce moment où peut naître l'activité de la métaphore me demeure énigmatique du point de vue de l'écriture et du support topologique du mathème ainsi spécularisé, par ce point de perte dans l'image... Pouvez-vous m'apporter quelques lumières. Il me semble que cela implique un déploiement  du schema optique, et une écriture nodale de l'autisme , sur la base d'un schema anté-Schreber ( à rapprocher de ce qu'Henry Frignet avait proposé lors des journées sur le Cotard, je ne sais)

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 cette question que vous semblez poser d’un état premier en images, à partir duquel il serait  alors possible de trâcer un montage qui postulerait peut être un sujet ; si nous tenions à cette ligne nous serions, je pense, amené à déduire le sujet d’une sorte de complexification perceptive et donc de récuser la spécificité d’un sujet de et par la parole. Le modeste essai que je vous ai proposé me semblait indiquer plutôt une problèmatique co-errante avec l’apparition de l’écriture comme intrinséquement contemporaine (temporellement et logiquement) à la parole; il faudrait préciser un peu et reprendre de ce point de vue, l’hypothèse de Lacan sur l’origine de lalangue, c’est à dire aussi actualiser les travaux de Leroi Gourhan, traits, signes différenciés sexués puis représentations animales. Vous parlez de montage et donc vous impliquez le montage cinématographique, c’est à dire un questionnement qui ne peut de toute façon se réduire à quelques analogies faibles . Vous savez comme moi que le développement actuel masse mediatique du ciné comme production sans auteur est aussi une production technique c’est à dire sans montage, sans écriture autre que celle qui semble se produire d’elle-même comme écriture technique. Il subsiste cependant des auteurs mais bien sûr marginalisés dans ce système de l’image non pas dans sa dimension iconoclaste-iconophile mais bien refoulante ou même forclusive. La aussi la piste Debord, Isou., Wolman ..et  Deleuze pour d’autres pistes (à noter le modèle éditorial du cours de Deleuze sur Internet, on peut toujours rêver pour Freud, Lacan et quelques autres).

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il est souhaitable que le email fonctionne comme un retour de la lettre comme mode d’élaboration en particulier dans le champ psychanalytique, il est vrai que les psychanalystes répugnent à écrire autrement que pour écrire à l’Autre du Savoir hégélien; c’est peut être pour çà que çà refoule tant de nos jours ! là aussi faut-il s’interesser un peu à d’autres occurences comme toujours,et donc sur la question de l’origine, l’origine cette fois de l’amour, le montage Marivaux-Gabily- Nordey, bien sûr aussi la notion de paradis ,çà finit chez Gabily un peu comme dans Woyzeck de Büchner, texte inachevé d’ailleurs, au couteau

 

j’évoquais la question du montage. Je ne suis pas spécialiste mais si l’on réfère à ce qui ferait enseignement sur la question, on est bien obligé de constater que d’une part l’actuel du cinéma refoule le montage classique (Wells en particulier) au profit d’ailleurs d’un cinéma technique sans auteur, que d’autre part ce style classique refoule lui-même (peut être aussi parce que ces expériences sont souvent hors Amérique) tout ce qui a pu se tenter  ailleurs. Il s’agirait de proposer une sorte de contre histoire du cinéma par le fil de cette histoire d’écriture de l’image filmique. Il faut interroger Godard là dessus

référence donc à Guy Debord (  auteur qui me semble indispensable pour penser le discours du capitaliste , tous comme sont fondamentaux Foucault et Althusser pour la théorie des discours) “oeuvres cinématographiques complètes “chez Gallimard, traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou  chez Yellow Now, il s’agit du groupe lettriste antérieur au groupe situationniste... votre petit monteur doit pouvoir s’interesser à ces films là 

 

la folie necessaire comme question sur la place de l’analyste, ce qui renvoie à la question théorique du premier temps (ici traité de manière relativement linéaire, ce qui ne peut que se questionner dans son rapport à la question de l’origine logique il y a subversion du schema optique par l’écriture nodale la “description” du noeud ne s’origine ni de R, ni de S , ni de I

à la suite de Frignet j’ai essayé de proposer quelque chose d’une cure d’enfant comme “réparation” nodale (cf psychanalyse de l’enfant, un des rares articles qui ait trouvé un acceuil , c’est donc du temps où je pensais qu’il pouvait y avoir du poubellisable!)

 

 c’est quand même étonnant que nous puissions ainsi si bien comprendre la langage ordinaire et non le signifiant , s’entend en tant qu’analyste

 

un vécu affectif sans représentation de mots, certes et pourtant il y a quelque chose qui ici ne va pas qui est trop linéaire

 

 côté parents effectivement , comment éviter qu’ils ne deviennent effet de la cause, ceci pose de toute façon la question de la prise en charge de la mère de l’enfant psychotique par le même analyste

 comment faire un trou

 non pas à l’emporte pièce mais bien un trou consistant à la rondelle qui “complète” le cross cap, autrement dit un trou sans bord, délocalisé, qui secondairement (en même temps ) peut se faire orifice pulsionnel

 

 il faudrait pouvoir traduire topologiquement l’opération avec le miroir c’est à dire traduire le schema optique dans une écriture nodale pour pouvoir travailler cette question d’un point de vue imaginaire au sens topologique ; sans doute que nous nous heurtons ici à la difficulté de passage des graphes aux noeuds via les surfaces, car les noeuds sont des bords de surface, et l’imaginarisation topologique necessite une manipulation mentale de cette opération (c’est tout  à faire sensible dans le retournement non trivial de la sphère, numéro 1 de Pour le Science)

 

 la question du sujet comme conséquent à la prise aliénante du signifiant demande de pouvoir reprendre parenthèse des parenthèses qui le formalise (suite chez Darmon, Gilson, Vappereau) , qui ne me semble pas très clair puisqu’il y a quand même une opération de passe passe supposée non interrogeable 

 

 le pas stade du miroir peut-il s’entendre à la manière d’un non accrochage de l’imaginaire ( alors le travail sur les représentations d’images prend tout son sens en parallèle à la coupure dans les représentations de mots, pourquoi ne pas dire alors que la réécriture nodale passe par l’acte analytique?)

 

 cette distinction importante des deux langues ne peut-elle s’articuler à quelque chose qui serait pure ligne mélodique, portance du signfiant, sur laquelle s’écrit la langue maternelle, bien sûr c’est une distinction logique , d’autant   qu’il faudrait distinguer deux écritures, une écriture première qui est aliénation et une qui est plus ordinaire et séparation 

 comment décrire le faire trou non borné dans l’Autre

en sortant de la pente pathique de la souffrance puisque justement l’équivalent côté analyste est de l’ordre du fading 

 

 il y a effectivement une première inscription purement signifiante qui pourrait s’entendre comme réelle ; il doit effectivement être necessaire de reprendre la lettre 52 à travers les reprises de Lacan, et aussi des “forçages” de Vappereau

 

 la “télépathie” maternelle là aussi à reprendre à partir de Freud-Ferenczi

 

 la première inscription met necessairement en place une sorte d’archéofantasme ($<>@) ou plutôt qui a à voir avec les écritures “laissées” en chemin par Lacan , dire S1S2 comme holophrase met en jeu un sujet compacifié mais un sujet quand même; là aussi l’évocation de la psychosomatique comme non spéculaire ponctuel , le parlêtre pourrait s’entendre alors comme psychosomatique du regard... 

 

 l’objet @ ne figure que comme tenant lieu scopique, oral, anal... sauf pour l’autiste; la question demeure celle de se rompre à un imaginaire qui ne serait pas spéculaire

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quelques trâces possibles

1) un hypercube

2) si l’on essaie de penser la phobie comme épure de l’imaginaire dans sa forme limite où l’imaginaire vient se nouer à S et R de sorte que l’image puisse s’y décliner dans l’après coup, c’est à dire à l’identique d’un raisonnement qui porterait sur les diverses séquences de la lettre 52, alors d’une part il devient assez évident qu’en ce point de bascule de la phobie qui n’est nullement phobie constituée comme chez Hans, localisée et donc quasi comportementalisée en un faux imaginaire, en ce point il n’est nullement question d’un miroir sphérique comme le propose le schema optique mais de quelque chose d’ouvert , sans pour autant être hyperbolique ; il faudrait donc réécrire toute cette affaire de ce point de vue, mais là c’est comme pour tout..

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 je suis interessé et surtout intrigué par ce passage de la cure de l’autiste à cette notion de santé publique, j’avoue ne pas disposer des données conceptuelles d’articulation même si humainement l’idée de prévenir de l’autisme peut séduire, il y a des sites web que j’avais un peu exploré qui m’avaient un peu effrayé, certes il s’agit de chaînes contrôlées par des universitaires plutôt chimico-comportementaux, je veux bien ne plus être ignorant et m’instruire, adressez moi donc ces fameux textes même s’il n’y a pas d’agent collectif de l’énonciation, la misère clinique est telle qu’il est un peu normal que le système se précipite dès que quelque chose d’un peu articulé s’écrit, je suis moi même très sensible à ces avancées et toujours un peu déçu dès que l’on essaie d’avancer à partir de ces écrits, ou alors il faut que j’accepte de reconnaître le caractère confus de mes questionnements, Cacho me renvoie à l’ouvrage sur l’actualisation du délire des négations, Thibierge se défile alors que ses ouvrages ne sont guère que des points de départ fermes mais à developper, certes c’est un effort  considérable que d’éclairer un secteur mais si c’est pour fabriquer du spécialiste phobique à quoi ça sert, que dire de la topologie qui a fini par mourir de son insu que sait ,chère Marie Christine votre truc c’est l’autisme, vous publiez un ouvrage, la Fondation fait un truc et alors vous ouvrez un champ 

 

écrire à l’Autre du savoir absolu me semble toujours adéquat surtout dans notre monde capitalisé où l’Autre de l’Autre est bien actuel sur cette forme abstraite et totalitaire dont on mesure les effets dès lors que l’effacement de la différence de parlêtre à parlêtre rejoint  la forclusion du signifiant,  je constate d’ailleurs qu’à l’époque j’évoquais l’origine de l’amour c’est à dire reprendre les choses à la base 

j’avais à l’époque aussi été très interessé par vos essais d’autistes cinéastes mais vous ne m’avez guère éclairé sur les modalités de cette pratique ni sur l’articulation conceptuelle de cette affaire ce qui me semble beaucoup plus riche, donc il est question de l’écriture au cinema, vaste question qui peut s’articuler du passage de l’aniconie du rêve au montage préconscient, point sensible de passage entre le signifiant et le signe image/mot qui est en même temps la distinction des instances RSI le signifiant se fait RSI dans ce passage 

le schema optique, qui est de première intension chez Lacan, demande effectivement à être disjoint de son aspect linéaire logique pour un autre abord nodal ce dont vous ne me dites toujours rien, c’est un peu comme si l’on voulait fonder un amour qui ne serait pas du semblant sur l’imaginaire préfantasmatique, d’ailleurs je ne sais plus si c’est de vous ou de moi mais il est question du trou à opérer dont on doit penser qu’il met en jeu le réel de l’analyste entre mère et enfant, c’est à dire ce qui de l’écoute des signifiants maternels va pouvoir faire trou dans le compact autiste

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votre article autisme du dictionnaire me permet et de vous en remercier et d’essayer de m’y retrouver dans cette affaire d’autisme en vous faisant part de quelques questions. A noter que depuis notre dernier contact à travers lequel se notait mon goût plutôt spéculatif sur la question, j’ai pris en charge quelques enfants qui me semblent relever de cet aspect clinique , ce qui d’ailleurs m’amène à m’interroger sur la structure d’autres enfants psychotiques que je rencontrais avant. Changement de place aussi puisque c’est depuis celle du non-analyste qu’il convienne que je me situe . Conjoncture que je recoupe du discours de Lacan “je veux mettre des non-analystes au contrôle de l’acte analytique, s’il faut entendre par là que l’état présent du statut de l’analyste non seulement le porte à éluder cet acte, mais dégrade la production qui en dépendrait pour la science” 

Vous reprenez votre définition que vous étayez de reférences cliniques , topiques et  bibliographiques. Cet accent que vous mettez justement sur la construction de l’imaginaire dans le champ du regard de l’Autre est bien sûr très précieux cliniquement, mais demeure phénoménologique dans le fond . Dès lors je m’interroge sur la topologie en oeuvre et donc sur la place du signifiant. A quoi je propose une phrase de l’étourdit “le mathème se profère du seul réel d’abord reconnu dans le langage: à savoir le nombre” Vous interrogez d’ailleurs l’UR-Bild de l’image spéculaire , mais vous n’en dites rien, d’autant qu’à ceci s’articule nécessairement  la question pratique de la cure. Je peux dire un mot d’un garçon qui est entré dans le monde par la voie du nombre et qui calcule tout, ce qui ne l’empéche pas de répondre à cette prise écholalique dont vous parlez , ce qui lui permet sans doute quelque  chose de l’ordre de la lettre , non sans mal. Un autre enfant semble sorti d’affaire , à la lettre près , certes bien moindre que dans le premier cas, il aborde le savoir sans résistance, lego technique ou musique sans aucune résistance, à toute vitesse, question bien sûr sur ce que l’on peut entendre par surdoué.  On peut entendre peut être la musique comme ce chant de la lettre qui fait portance de la voix. Comment l’autiste vient-il à se saisir d’un aspect du signifiant, non en soi mais dans ce qui nous est possible d’en saisir ? 

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 leçon du 16 novembre 66

c’est de l’imaginaire de la mère que va dépendre la structure subjective de l’enfant, ce qu’il s’agit ici pour nous d’indiquer c’est en quoi ce rapport s’articule en termes proprement logiques c’est à dire relevant radicalement de la fonction du signifiant

mais si je fais dans le tissu où il s’agit d’exercer cette coupure, une double coupure, j’en dégage, j’en restitue ce qui a été perçu dans la première coupure à savoir une surface dont l’endroit se continue avec l’envers, je restitue la non séparation primitive de la réalité et du désir

la réalité toute la réalité n’est rien d’autre que montage du symbolique et de l’imaginaire 

plus loin 

le a est proposé en intersection du sujet et de l’Autre, ce qui est un usage illusoire des cercles d’Euler puisque rapportés au plan, d’où la rectification aussitôt

le moi est doublement illusoire, illusoire en ceci, qu’il est soumis aux avatars de l’image, c’est à dire aussi bien livré à la fonction du faux semblant

et donc ce qui est homogène à au moins la bouteille de Klein, pour sortir d’une objectivation de la langue par génétisme linéaire hors signifiant

l’urverdrangung ou refoulement originaire c’est ceci, ce qu’un signifiant représente pour un autre signifiant, ça ne mord sur rien, ça ne constitue absolument rien, ça s’accomode d’une absence absolue de das ein

viens avec la métaphore des hieroglyphes

c’est la première bedeutung, l’objet a le premier référent, la première réalité, la bedeuntung qui reste, parce qu’elle est après tout ce qui reste de la pensée à la fin de tous les discours, à savoir ce que le poète peut écrire sans savoir ce qu’il dit 

si donc il convient de sortir de la fascination du schema optique , comment rendre compte de ce texte de Lacan qui n’est pas très clair d’ailleurs, il me venait comme ça que les objets freudiens sont sinon structurellement, du moins imaginairement pris dans une linéarité chronologique et non toplogique, comme les objets lacaniens, regard et voix

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ce matin ce physicien à la radio qui reprend cette idée selon laquelle la réalité, si elle existe dit-il, est en tout cas extérieure à nos sens, puisqu’il faut non seulement aller au delà du visible pour rabattre dans le visible mais aussi selon quoi il n’est plus possible même de rabattre sur le visible, à preuve la matière noire et l’énergie du vide, questions qui devraient avoir quelque écho chez les psychanalystes..

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psychose de l’enfant

 

            Quand l’Emanateur suprême désira créer le monde matériel, il contracta sa présence. À l’ origine Eyn Sof  remplissait tout. Maintenant encore même une pierre inanimée est illuminée par  lui, si tel n'était pas le cas, la pierre ne pourrait pas exister, elle se serait annihilée. La lumière du Eyn Sof revêt  enveloppe sur enveloppe. Au commencement de la création, quand le Eyn Sof se retira de façon homogène dans toutes les  directions, il laissa un vide au centre, centre qui se trouva entouré de tous côtés par la lumière du Eyn Sof mais évacué en son milieu même. La lumière s'en était retirée comme l'eau dans un bassin frappée par une pierre. Quand on laisse tomber une pierre dans un bassin, l'eau à cet endroit ne disparaît pas, elle se mêle au flot alentour. De la même manière, la lumière contractée convergea à l'extérieur et un vide demeura au centre. Alors toute l'opacité et toute la  densité du iugement [la force de restriction] furent extraites du sein de la lumière du Eyn Sof, telle une goutte dans l'océan.  Descendant dans le vide, celui-ci se métamorphosa en une masse amorphe, entourée dans toutes les directions par la lumière du Eyn Sof À partir de cette masse, quatre mondes émanèrent : émanation, création, formation, fabrication. Par son pur désir d'accomplir son intention [initiale], l’Emanateur illumina la masse d'un rayon de la lumière qui s'était retirée auparavant, mais non avec la totalité de cette lumière, parce que, si elle était entièrement revenue, l'état originel aurait été restauré, ce qui n'était pas l'intention. Pour façonner une poterie, le potier prend d'abord une masse d'argile sans forme puis met les mains dans la masse pour la configurer. Ainsi, l’Emanateur suprême mit sa main au sein de la masse amorphe, à savoir le rayon de lumière revenu d'en haut. À mesure que cette lumière commença à pénétrer la  masse, des " vases " se formèrent. À partir de la lumière la plus subtile vint d'abord Keter, ensuite Hokbmah, puis Binah et  ainsi de suite jusqu'à la dixième sefira. Comme Keter était le plus pur et le plus limpide des vases, il put supporter la lumière qui le pénétra, mais la Hokhmah et la Binah, bien que plus transparentes que les sefirot inférieures, ne l'étaient pas autant que Keter. N'ayant pas sa capacité, leur dos se brisa et elles tombèrent de leur position. Quand la lumière descendit plus avant, six points apparurent, six fragments de ce qui avait été un point de lumière. Alors les vases se fracassèrent, leur essence spirituelle, remonta dans la matrice de la Mère, tandis que les vases brisés tombèrent dans le monde de la Création. Quand la lumière émana une fois encore, régénérée, à nouveau réparée, elle s'étendit seulement jusqu'au bout du monde de l’ Emanation. Le mot " émanation" désigne cette expansion de la lumière du Eyn Sof pendant le  temps de la régénération.

 

HayimVital, Safed, XVIe-XVIle siècle, Liqoutim Hadachim, 

 

         Il s'agit de la création du monde et de la doctrine du tsimtsoum (rétro-action, retrait), de la chevirat ha-kelim (brisure des vases) et du tikkoun (rèparatlon). À l'origine du monde, Dieu - Eyn Sof ou lumière Supérieure - La parole - se rétracte au lieu de se répandre. Pour laisser une place possible à la  création, l’infini doit se contracter sur lui-même.  l'exil et le bannissement . Le vide laissé par ce retrait permet à la masse de se constituer, d'où émanent les quatre mondes: atsilouth (l’émanation), beriya (la création),yetsira (la formation) assiya (l’action) - les signifiants. Un rayon de lumière pénètre cet espace et son énergie forme les sefiroth (vases)- les chaînes signifiantes. Ces sifiroth, elles-mêmes nées de la lumière, sont destinées à la recevoir et à la servir. Mais elles ne peuvent la supporter tant son intensité est forte et se brisent (chevirat ha-kelim). Une partie de la lumière mêlée aux débris des vases sous forme d` étincelles  se disperse. Ces morceaux brisés, imparfaits, forment les qlipoth - les signes .A la suite de cet éclatement commence le processus de réparation -tikkoun . le tikkoun- la récriture nodale- doit rassembler les fragments des vases tombés mais aussi rassembler les étincelles de l’âme sainte emprisonnée dans des qlipoth. 

 

 d’après Chevirat Ha-Kelim , le bris des vases 

 

 

 

        Il y va sans doute du territoire des psychoses infantiles comme de celles des psychoses de l’adulte, elles demandent toujours des opérateurs de distinction , ce à quoi invite la fausse distinction d’avec l’autisme, hautement idéologique dès lors que l’autisme peut s’entendre comme pradigmatique de cette distinction. Ceci dit il manque toujours une topologie adéquate, enfance de la topologie des psychoses, elle même toute armée au titre du schema I , dont l’orée structurel demeure questionnant, de même que son éventuelle réécriture nodale. Qui ne demanderait d’ailleurs pas mieux qu’on veuille bien lui en expliquer les jeux de forme?

 

       Peut être est-il facile pour quelqu’un d’averti de s’extraire du Liqouim Hadachim de Hayim Vital cité au début, mais là encore tout dépend de ce que l’on pourrait entendre d’un Autre Un , sans partage et sans doute totalisant des pratiques, sous couvert d’un imaginaire confusionnel dont on connait trop les défauts d’être surtout justificatif d’une objectivation mécanisée des causes. D’un Autre imaginaire aux Autres symbolisés se mesure-t-il l’écart des dires sur les théories des psychoses infantiles? Une relecture serait utile de certains classiques dont l’ouvrage millerisé des Lefort, selon la tradition par laquelle Lacan ouvrait la Critique en son Séminaire. En quoi la transitivité permet-elle d’éviter l’imaginarisation autiste, même si l’on entend bien le nécessaire du crédit en l’autre? Où se dissimulerait un Autre de l’Autre d’abord évacué? Au moins dans le Théorème qui en produit l’exactitude. Distinction nécessaire des lieux non en soi, au titre d’une temporalité, un Autre puis un Autre, mais dans le mouvement même de la distinction du signifiant qui signe l’inexistence de l’Autre. Car quelle serait cette surface générée hors sujet dont pourtant seul le jeu en l’Autre ferait sujet.? Le pur jeu signifiant n’est-il pas tentative de localiser dans la perfection de la forme ce qui résiste dans la formule du signifiant qui représente un sujet pour un autre signifiant? La lettre est-elle à entendre au sens où Leclaire la licorne? ou au contraire comme ce qui du signifiant  ne cesse de s’écrire, étant déjoué du nombre et de l’icône qui en déploient les oppositions. Il y a bien sûr une avancée considérable dans la supposition transitive en l’autre , mais les effets ne vont-ils pas dans le sens avancé d’une réduction qui justement modèle une forme adéquate à l’interprétation. S’agit-il par exemple de chercher des signifiants communs entre mère et enfant , trouer l’Autre maternel à mort de l’enfant ou se délocaliser sans cesse, ce  que  renoue la théorie maternelle à l’interprétation de l’analyste. Il y aurait peut être là moyen d’historiciser la question des psychoses infantiles selon ce qui s’organise en matière de théorie maternelle chez Klein, Dolto, Lefort ou Balbo. 

 

        La mère n’a-t-elle pas d’origine trop tendance à chosifier son enfant dans son Tout  Savoir? A moins que ce ne soit jamais qu’un effet de construction dans la prisencharge où la phase depressive dont se constitue cet enfant là se boucle sur la paranoïa d’une totalité. Cette mère qui devient dès lors origine de la dysharmonie de son enfant pour s’en faire la pédagogue élective des efficiences. Le temps troisième ne vient pas au lieu d’un tiers énigmatique qui dirait l’inexistence de l’Autre , en attente d’un Nom , mais se bouclerait sur l’impératif de la signification , la différence entre un noeud boroméen et un noeud de trèfle. Le délire qui s’institue en défense d’une faille en l’Autre maternel s’alimente volontiers du Thèorème qui constitue l’arrière fond plus ou moins explicite de la pratique. 

 

      Il y va d’ailleurs du symétrisme narcissique qui néglige juste, à se fonder de l’exemple amoureux, que les formules de la sexuation posent justement des rapports topologiques disjoints. Le stade du miroir qui présentifie, dans la reflexivité du discours, à la fois le manque de l’image du corps  et l’inscription de ce manque même dans le dispositif de monstration ne peut s’entendre que complété au lieu du miroir sphérique dont l’instance topologique cross capique est patente. La mère y noie toute fermeture dans l’acceuil de ce qui, de sa bouche, vient extraire le signifiant de ce manque, ce par quoi se défait la Totalité dans lalangue de sa toute présence au monde que constitue son enfant. 

 

 

      Paul entr’ouvre la porte du bureau seul, je suis un peu en retard. je lui demande d’attendre un peu. Il m’amène des photos d’un chien, de son chien. Il se trouve que le mien de chien a disparu ces jours ci et que je suis un peu endeuillé de ce qui, jour après jour, fait perte. Il manipule le crocodile en plastique, la machoire supérieure est détachée tu as défait la bouche il déplace divers objets, il ramène sur la table un chateau à trois côtés qu’un autre enfant a caché dans un coin; il faut le fermer d’un quatrième mur en papier. Divers petits personnages s’installent sur les tours. Aujourd’hui il parle peu , mais fait un mouvement de salive dans la bouche. Comme il cherche un garage pour une petite voiture, je lui propose une petite maison, il entreprend de fermer le fond avec du scotch puis de fermer toutes les ouvertures, fenêtres et cheminées ; il est de plus en plus collé à moi, comme s’il voulait s’inclure-m’inclure dans le même mouvement; ce jeu de fermeture auquel il consacre régulièrement du temps invite sans doute à quelque imaginarisation corporelle, les trous du corps, le trou dans l’Autre, dans les Autres, nos Autres ici invoqués, mais la réponse se devrait de l’ordre du signifiant il faut se dépécher les magasins vont être fermés ça va fermer; je lui parle du souffle, du respir, il pousse de plus en plus, me tordant sur la chaîne. tuitooton c’est tout bleu qu’est ce que c’est ; la maison est toute scotchée maintenant encore quelques petites béances . plus de trou, il part avec cette maison close et me laisse les photos de chien 

 

        Marc joue avec le clavier de l’ordinateur, il me regarde, il découpe ensuite des feuilles ah ah ah il chantonne couper la feuille en deux , en quatre, bandes parallèles qui ne se recoupent pas, se détachent, il se met à les peindre , des fragments, il différencie mais ce sont fragments, il enlève ses chaussures, crache dans la poubelle, sa mère a dit qu’il s’agissait d’un truc que font les hommes dans la famille, il choisit le marron, le vert, sa mère suppose qu’il dessine parfois, j’entends un bout  de topologie mais comment mettre ça en parole? il va se coucher sur le divan, il cherche un contact là encore indiqué par la mère, les chatouilles avec papa, il est vrai que cette fois, il est  plus lointain et  que moi même me sentant moins maternisé, dévorré dévorrant, je respire plus facilement, sa sollicitation a toujours quelque chose de coporel, il est enveloppé, en boule et enlève ses vêtements, sa mère me demande à la fin si je ne le trouve pas fatigué

 

 

        Marie est avec sa soeur et sa mère, le père qui a accompagné l’enfant avec un copain une ou deux fois a à nouveau disparu, la dernière fois ils étaient ensemble, et à cette occasion , la mère très excitée, a évoqué les tripotages actifs d’Elyna sur sa soeur ainée, fantasme qui venait faire différence dans ce monde plutôt depressif et déficitaire, Elyna porte des lunettes d’intellectuelle, le jardin d’enfants devrait l’acceuillir bientôt, ci , le seul mot de notre dialogue, elle me demande de l’aider à boucher, déboucher les feutres, elle décide de peindre, sans un mot, avec beaucoup d’attention, plusieurs dessins se succèdent, elle semble les arrêter à un certain niveau de forme que l’on peut qualifier de beau, puis le jeu se remet en place, elle fait mine de boire l’eau de la peinture, l’eau vole un peu partout, la mère pousse au père, s’phère l’père de cette enfant

 

         L‘image , dans la psychose, ne se donne que dans la supposition de l’Autre, l’image en tant qu’icône, c’est à dire nullement optique mais bien de la main de l’Autre pris au tsimtsoum de son ex-istence. Sinon le corps même se réduit à ses fonctions, ce qui est après tout le discours de la science médicale. Il n’y a pas de corps, il n’y a qu’un organisme. Mais il faudrait sans doute distinguer et forclusion du corps et holophrasisation. Là encore il y a des écritures en attente S1/S2  , S1S2, (S1)S2, S1-$<>@-S2,.... Quels chemins à écrire dans le champ des psychoses entre ce corps tout symbolique et le corps tout réel ? De quel type de disjonction des consistances s’agit-il à chaque fois? Quelle type de réécriture nodale est-il possible de supposer dans la cure? Peut-on dire que l’holophrasisation psychosomatique est ce point où l’organisme devient imaginaire ? La question doit pouvoir se poser et sur le versant symbolique où l’Autre se suffit comme Autre de l’Autre, en signifiant se signifiant lui même, et sur le versant réel du pur signifié. C’est bien à cette place de couturière que l’analyste a à se positionner puisqu’il lui faudrait à la fois être Autre, en déconsister, celui qui suppose un savoir en l’autre et qui, en même temps, n’en sait rien, pas sans savoir, puisque l’autiste comme le psychotique n’attend de lui que le semblant de sa structure, lui fournir le signifiant délirant de son manque. 

 

          Le langage demeure totalisé, le cri organique ne trouve aucun mot , écholalie plus ou moins fragmentée qui vient butée sur l’uncorps maternel , en une tentative tragique d’effectuer quelque retournement dès lors non trival de l’(a)sphère maternelle, cherchant du doigt cet orifice en l’Autre Un par où l’Autre  pourrait pour lui s’effectuer. Tout regard dès lors en son intentionnalité imaginaire ne fait que manifester ce non spécularisable , cette surface sans bord d’un regard universel. Comment faire trou dans cet anonyme? sinon par ce qui dans le signifiant vient chuter comme tenant lieu de ce trou dans lalangue.

 

           La compacité de l’Autre en un lieu unique fonde le réel du psychotique comme Chose même, dont le meurtre est l’orée du signifiant, ce dont le psychotique est exclu et s’exclut. Le langage en devient parfaitement réel d’exclure toute image. C’est de fait un univers de persécution plus ou moins depressive, selon d’ailleurs les fluctuations imaginaires de l’Autre incarné ou de son tenant lieu. Et de même que l’holophrasisation signifiante fait orée du signifiant, de même l’espace phobique mesure ici la présence réelle d’un objet vocalisé ou non par la voix en l’Autre, ce à quoi renvoie l’écart, voire le passage d’écriture, entre psychose et névrose autour d’une phobie vocalisable ou non.

 

 

      Maud vient tantôt avec mère et soeur, tantôt avec papy ou mamy, de père point ou presque, sa mère est d’un silence total, sidéré, Laurie est quasi mutique. Elle entre, toujours rieuse, vide la poubelle à papier, elle cherche le débrit, une cigarette, elle mime le geste du fumeur fff puis interroge  nana? je lui redis que le chien a disparu, nana bobo, ce qui fait phrase; les prénoms des enfants sur leurs dossiers, elle dit d’une fille qu’elle  eueu , mouvement de vomissement; je refuse qu’elle mange la pate à modeler, qu’elle explore l’intérieur de ma bouche, de ses doigts, voire (sans doute le veut elle) de sa bouche; je reprends dans le regard et le miroir le différenciel des orifices, je lui dis qu’elle est fille et que je suis garçon, elle dit zizi, désignant l’emplacement; elle s’excite, cherchant à parler au téléphone, voulant éteindre l’ordinateur; je sens , un peu impuissant le glissement très vif à travers l’espace

 

      En quoi un père fait-il, peut-il faire, trou dans l’Autre UN? En quoi cette fonction est-elle logiquement anticipée en l’Autre? Faire trou et faire Autre en l’autre réel. Ce non à l’UN Autre est-il distinct de la fonction un-père? Ce non qui ne saurait justement le Tout de l’Autre.Un non à la Verlungung du signifiant dans la lignée qui n’aurait pas besoin d’un père pour qu’ex-iste l’Autre de l’enfant. A cette génération réelle de l’enfant, endogamique etbiologique, s’oppose ce qui du désir de l’analyste fait défaut à savoir. Peut être à ce dire non à la Verlungung du signifiant un-père dans la psychose correspond , dans l’autre, une autre modalité du non à cette fois la Verwerfung du signifiant un-père. Quant à la Verschiebung , ele viserait plutôt le déficitaire.Serait à discuter alors la place signifiante et de l’objet hallucinatoire et de l’objet phobique comme désignation du signifiant . Ce recours à la question des négations dans le désir de la mère quant à son rapport au désir de sa propre mère est à discuter en rapport avec une notion obscure comme celle de double forclusion.

 

 

    Paul entre enveloppé dans son manteau qu’il ne quittera pas de la séance ; il faut mettre du scotch à la téléphone; tu veux pas qu’il parle? c’est trop petit; il y a du trou; pas de tou; toujours ce bruissement de salive; c’est trop petit; là y a pas de trou; tu as un trou dans la bouche pour parler; il se frotte la bouche; y’a pas de trou; il y a toujours un petit trou par où la parole passe; il ne chante plus, ne néologise  presque plus; on peut voir à travers cette surface qu’il semble vouloir clore, c’est transparent; il chasse quelque chose de la main; mimi il rentre dans le téléphone, il m’embête; t’as vu que c’est /j’ai fait, il est où mimi? il est là mimi; j’en veux plus de scotch; mimi comme signifiant S(A)? Michel? le chien? il n’y a plus que du trou transparent, surface close, sauf au regard; et sans doute à mimi; j’écris mimi; tu l’écris plus mimi;  il faut faire un trou pour que mimi entre; je lui parle de faire un trou dans le transparent; il referme derrière; il veut mettre un papier blanc; je lui propose d’écrire quelque chose; il met des lettres à lui dans le trou; il referme après le passage de la lettre; voilà, il est collé à moi pendant toute cette opération; il téléphone alors; allo c’est où, si c’est là la bibliothèque; je m’en fous; tu as qu’à le rappeler; voilà; ça va , il est perdu; tu lui chantes sa chanson; je fais lalala; il fait pas de bruit/de nuit; il fait pas nuit; il va vers la pièce noire avec son téléphone et ramène un carton pour ranger le scotch; il part avec ce téléphone clos mais plein de lettres à lui: maman a noté l’apparition de lettres

 

       La logique du signifiant trouve dans l’écriture nodale son articulation pratique, puisqu’il est nécessaire de sortir du linéaire d’exposition théorique et d’interprétation pour plus d’un terme noué trois à trois. Ceci est conséquent à un déploiement de surfaces topologiques dont le noeud, malgré le manipulable relatif dans R3, est un objet plus dimensionné immergé. Sans cette notion d’un pludimensionné ramené à une sorte de géodésique structurale minimale, il n’est pas possible d’envisager la réécriture nodale autrement qu’en termes chirurgicaux  triviaux. L’RSI du signifiant doit y puiser ses règles, y compris cet un-père qui n’est ni R, ni S , ni I mais RSI justement, qui d’un sinthome assuré le nouage.

 

       Comment s’articule cet Autre de purs signifiants, sans sujet, si on ne veut qu’il soit l’ombre logique d’un Autre de l’Autre, dont l’allure dès lors jungienne trouverait fondement non plus de mythèmes oubliés mais d’une formalisation de pures substances? sinon que cet Autre n’a aucune ex-istence autre que d’être Autre pour un sujet, dès lors ne pouvant que poser tout objet que dans ce rapport premier à l’incomplétude. C’est au niveau de s(A) que pourrait porter la question Verwerfung, Verlungung ou Verschiebung. La question est vraie pour l’Autre maternel comme pour l’Autre de l’analyste. La conséquence est notable puisque c’est autour de ces questions que les Autres sont articulables ou non. La question d’un-père pour l’Autre de l’enfant ne peut s’entendre que dans ce rapport d’écriture avec s(A) de l’Autre maternel. Nous pouvons retrouver ici la question des tores noués, avec cette idée qu’il ne s’agit pas de tores mais de surfaces plus dimensionnées comme des bouteilles de Klein, du moins dans une dialectique où les surfaces ne sont pas closes. Ceci pose une question topologique plus générales , demeurées à notre sens obscures, celle du rapport des surfaces et des noeuds, ce qui éviterait sans doute des usages hâtifs d’objets selon un guide réducteur  de perception imaginaire immédiate. 

 

     On conçoit que selon la position grammaticale de la mère quant au signifiant, il y ait ou non possibilité d’un rapport au langage pour l’enfant qui irait d’une absence de signifiant, à un usage phobique, univoque ou déficitaire du signifiant, voire même hallucinatoire. Le signifiant de l’autisme serait peut être alors du côté du signifiant pur, une pure mécanique et un réel ; le lieu déficitaire serait sans doute phobique; quant à la psychose, elle pourrait osciller entre une modalité hallucinatoire et une modalité où l’enfant viendrait à se saisir du signifiant comme nombre, lettre ou icône sans aucun nouage de terme à terme. 

@@

 

je m’interroge sur la place la construction dans la cure de l’autisme qui mettrait en un et les signifiants maternels et cette part de l’analyste où se joue ses fondamentaux... c’est d’une expérience (?) récente dont il s’agit, vis à vis de laquelle le fond jungien pourrait pointer sa truffe

##

 

-II-

 

Marie Christine Laznik, vers la parole, présente malgré tout

seconde lecture et son texte et séquence clinique

 

extraire par l’écoute une parole de l’insignifiance, depuis une place Autre, d’où un message peut advenir, c’est donc avant que n’ex-iste quelque chose d’un fantasme qui serait interprétable, c’est un temps premier auquel ne mène sans doute aucune analyse

cette place d’une folie anticipatrice qui confère de la signification , or il est des mères de raison qui n’ont de rapport qu’objectif à la production infantile; la question sera agravée si l’enfant est justement affecté d’un déficit neurologique, ce qui n’est pas contradictoire avec un possible trouble génétique

un exemple de Laznik passe par le turc qui fonctionne comme langue étrangère aussi pour l’analyste, ne pas entendre les signifiants, être hors possiblité de signification objectivante mais bien avant dans la matière sonore qui oscille entre le flux indistinct et les stéréotypies comme trâces d’un travail humain inconnu, pur écho d’un vide où la parole se désaffecte radicalement; d’ailleurs c’est cette absence de signification chez l’enfant qui induit chez les parents un vide de sens qui va venir redoubler le symptôme; l’action thérapeutique consiste d’abord à dégager le couple mère-enfant de cet automaton vide qui oscille entre persécution et idéalisation imaginaire débile

il y a violence dans la circulation du signifiant qui découpe de signe, et soumission à un effet de coupure dans la masse sonore qui détache les corps, encore faut il que la mère ne soit pas depressive au point de n’en point tolérer l’impact

ceci a à voir avec un effet de détachement syllabique, véritable for da originaire entre S1 et S2, chute d’une petite partie d’un tout

ceci a un lien aussi avec cette supposition d’un savoir chez l’enfant  pour la mère dont la matrice pourrait être quelque rêve de la lignée

comprendre le sens d’un comportement, lui donner un sens, dire ce sens

abandonner l’enfant au savoir supposé de l’analyste, interférer dans la constitution de ce savoir, le travail en trio

il est question aussi du miroir comme séparation, comment fonctionne la langue au miroir? dans le désignatif de la mère dans l’image, encore faut-il que l’opération première ait pu avoir lieu, d’abord un Autre symbolique puis imaginaire, il y a un temps logique RSI, il est à noter que la langue peut demeurer holophrasique, on connait l’importance de la question sur le plan des non spécularisations d’une partie du corps chez le psychosomatique

surprise de l’analyste

glissement de la stéréotypie à la répétition qui elle seule boucle le signifiant, et donc permet la chute de l’objet

il faut tenir à cette place de l’Autre troué si on veut dériver vers le pire attendre de l’autiste la parole pythique en en faisant un prètre vide

 

accepter la mutilation signifiante, trouver en l’enfant le lieu d’un manque

absence de représentation ou perte des représentations, perte du jeu, perte du jeu même mutique comme structure primaire

autisme non psychose

lettre 52

w    wz     ub(ics)     vb   bews

à gauche de ub, processus au delà du refoulement, en deça du refoulement originaire, en deça du régistre de la deuxième inscription, l’inconscient

il y a des traces mnésiques non accessibles car non réinscrites

signes perceptifs première inscription comme signifiants

perception(P)      perception-signe(Ps)        inconscient(Ics)       préconscient(Pcs)           conscient(Cs)

_________________________________________________________________________

 

M                           I                                                     A                                        $                                              i                                       m

 

            processus      premier                    processus primaires (plaisir)          processus secondaire(realité)

                                                                trait unaire/amour pour le père/ hystérique

Lettre 52 reportée sur le Schema L et le schema R et redéployé

 

organisation signifiante par simultanéité, pas de représentations en images, pas de traduction en mot

théorie du rêve, théorie de la passe

retrait d’investissement du système perceptif, ratage de la seconde inscription

si l’Autre est restitué à son manque, l’enfant peut nommer les objets absents, accéder à des représentations, produire des scénarios imaginaires

être pris dans le déterminisme de la chaîne signifiante d’un Autre

nommer le manque

nommer les objets touchés, perçus

la salive sans coupure

les stéreotypies comme moyens de décharge, d’évitement défensif (élision) contre le souvenir de traces mnésiques ( compulsion autistique, autisme compulsif)

 

l’enfant parait sourd

quand on touche quelque chose de vrai même seulement dans l’appareil psychique de la mère, l’enfant se montre attentif (il est donc question d’une pratique de l’inconscient maternel par le thérapeute)

le reste d’un message qui aurait perdu son adresse

une relation dont on aurait coupé le son

ça ne veut rien dire, refoulement analogue chez l’analyste

le corps de la mère en continuité

l’analyste assigné à la place d’un surmoi obscène

aucun sujet ne répond à l’appel du nom

parasitisme du corps de la mère

il s’agit de faire advenir un sujet de l’inconscient, un fantasme personnel

donc un temps traumatique comme perte de quelque chose du corps de l’enfant, douleur

la cure de l’autiste est processus de subjectivation

le sujet au lieu de l’objet chu investi libidinalement et non pas comme déchet, c’est le rôle du regard de l’Autre

 

un scénario comme représentant la représentation d’une coupure, c’est à dire que du symbolique se forge sur de l’imaginaire

ainsi l’agent de morsure comme agent de coupure délimite un bord qui circonscrit le trou

c’est l’équivalent primordial de l’entame de l’Autre sur l’amour de l’autre, un père

morsure, grosse voix

nourrir l’enfant d’un non

le regard du père

faire le deuil de la toute puissance analytique

le non du père introduit à la négation, le nom qui dit non

l’enfant perçoit la parole avant le sens, la voix

 

le sujet S non barré n’a rien à communiquer puisque tout est dans le champ de l’Autre

pour qu’un signifiant puisse représenter un sujet pour un autre signifiant, il faut qu’il réfère au signifiant du manque dans l’Autre

s(A barré) S1 S2 $

forçage de l’interdit, de la lettre, du dire que non pour qu’advienne le franchissement de l’homéostasie deu plaisir pour l’atour de l’objet par la pulsion

 

distinguer l’autisme psychotique de l’autisme pur?

le bourrage écholalique

le language autiste est réel, il n’est pas recroisé par une chaîne signifiante, il ne peut se boucler sur une signification

alors les orifices du corps non érotisés demeurent béants

il y va aussi de la tenue du corps

il y va de la signification même suspensive attribuable à l’émission écholalique glossolalique

sidération de l’Autre

 

écoute des phonèmes sans signification, des trogons de phrases

fonction du mythe structuré en mythèmes

ramasser dans le réel des débrits culturels comme supports mythiques de l’impossible à articuler

passer par l’autre langue, traduction, écart dans l’univocité du signe

 

reconnaissance de l’image visuelle du mot dans son lien à l’image sonore, articulation signifiante où le se-reconnaître peut advenir

désintriquer le lien fixe signifiant-signifié, c’est à dire crocher par la chaîne signifiante

 

reconnaissance du gribouilli graphique comme sa trâce

“nous avons besoin d’images, et faute d’images, il arrive que des symboles ne viennent pas au jour” dit Lacan

il est possible de traiter comme séquence signifiante une série iconique de choix, comme séquence onirique, ça parle sans que ni l’analyste, ni l’analysant ne sache de quoi; à ce premier temps doit faire suite la possibilité de coupures qui supposent elles un travail de déchiffrement de l’analyste, ce travail fait advenir à la fois le lieu de l’Autre, mais de l’Autre marqué d’un manque, et donc la dialectique de la demande à l’Autre qui implique le passage de l’élision vers la défense autistique au jeu des représentations psychiques dans leur déplacement associatif autour justement de ce manque

il y a à réfléchir à une double position de l’analyste en tant que livrant son jeu interne en nourriture psychique, son matértiel inconscient dans son articulation transferentielle à la mère et le foçage mythique métaphorique qui rejoint l’idée des constructions freudiennes

c’est quand même cette greffe d’imaginaire qui peut faire advenir la structure

la question est aussi celle des deux temps logiques de la synchronie et de la diachronie signifiante, du passage de l’inscription première à l’inscription secondaire, donc à la parole, à travers le jeu des images, bien sûr demeure la place compacte de l’holophrasisation

dans le jeu des images comme mise en place signifiante, il est question de la place du trait non figuratif qui poserait la différence comme telle écrite, l’inscription du trait unaire comme nom, ce qui repose la question de l’écrit dans l’image comme antériorité logique à la parole

 

dialectique donc entre le sujet de l’énoncé et celui de l’énonciation

le temps de la métaphore comme double substitution 

i(@)/$<>@/I

qui pourrait s’entendre comme $ sous le coup de son image en l’autre (soi au miroir, le frère) et d’autre part l’Un sous le coup de l’objet @

le resultat de cette opération “forcée” serait $<>@ le fantasme par “sacrifice” de l’Un et du double

en tout cas le fantasme n’advient qu’au bout du procès de subjectivation imaginaire

le danger pouvant bien sûr être cette “solution” déficitaire de fusion de l’image dans l’Un

 

différence entre psychose et autisme, entre effondrement d’une relation déjà mise en place et ratage de la mise en place même

le signifiant advient entre traces perceptives, les choses y sont élidées, ce qui peut y advenir dépend des représentations secondaires de mots qui désignent les choses

ce temps premier brut des représentations est insupportable hors d’un autre qui peut lever l’excitation endogène et permettre l’expérience de satisfaction

il demeure du non perceptif, la chose comme ce qui demeure étranger en soi, non spécularisable de fait

ce réel est donc repris en négatif dans le schema optique

 

il n’y a rien à spéculariser parce que l’appareil non des représentations mais de la représentance de la représentation n’est pas opératoire, de fait comme représentation du désir chez la mère, l’absence l’illusion anticipatrice, une mère sans illusion, on peut songer à un jeu complexe entre le regard de la mère comme miroir premier et les traits mêmes de ce visage comme inscrits sous un nom

le visage de la mère comme vide, le pur trou de la chose sans ses coordonnées de plaisir

le monde de la perception ne s’organise pas de manière humaine

d’où l’évitement, l’élision, l’aversion pour cette présence du vide sans bord

 

 

 

Lisa 

 

ou l’articulation du schema L au miroir

 

1°°

dents arrachés et chaussettes ,séance complexe, miroir, maman, aller la chercher, elle veut que je lui explique, se faire mal, avoir mal, être mal, moi, l’autre, le regard de côté “c’est mal ça c’est pas mal ce qui est cassé quelle est maman anna est chez nous elle s’est fait mal les dents cassées (elle chante) la rillette bateau elle est maman? est là a na na non d’accord tu veux maman? tu veux voir maman?” 

2°°

poupée à la mer, la dent a été cassé, anna, eh anna, mi sa les mots, elle a crolé j’y la bé si piscine ma ton (elle chante) ou ou le que les (elle tape sur le coffre) ça va Anna, la poupée à la mer, coucou, un deux (elle danse pour Anna) elle dessine Anna joue , elle écrit David, les lettres font visage, elle prend son dessin et va l’expliquer à l’enfant du miroir, face au miroir elle dessine , a la la joue y’a qu’à ma y’a pas qu’aller/caler tu vois là pourquoi, tu veux aller à la mer? lettres signes originaire passage à l’écriture, c’est ta david oui? cha me la chauvi tu veux de l’eau.... ça se dérégle, douleur du corps, fond de gorge, retournement, elle se rapproche de moi, le contact physique glisse vers maman, il me faut des chaussettes et un peu plus d’oreille

3°°

(face au miroir) a quelque chose n’a dit à quel che et c’était yé che m’a dit ya o hi i à l’école c’est anna qui va à l’école que le fa te me à l’école elle y va y anna t’as un bonbon ouai y’a qu’à l’école y’à qu’à beaucoup chevechi cheu pas j’an ni y’a qu’à que les feu bien y’a ya j’ai achi que l’es cho bien cha qu’en mi que le fa y’a n’a qu’est les chats est maman (elle danse) anna tiu veux anna an an an ou ou ou ou la la l’eille que les chi que ou ou ou que les fou les che m’a dit et que les quoi les meu que à l’école ou va voir mama anna coucou 

j’évoque le voyage avec maman

y’a pas papa

elle dessine david sorte de bonhomme plat qu’en embarque elle balance les crayons mais c’est une sorte d’enchainement de rudesse des objets le côté ludique est jouable sans débordement par le biais de ce fait à raconter à anna

4°°

elle est cassée, elle les met z’a l’école, c’est que le fou (je dis le fou) le fou (elle rit) à la chorale d’école le fou qui l’a chez les oui les petits mais chez lela voir les forts? bon ouou (le loup?) c’est le loup, t’as peur du loup, où elle est maman? y’a bela aja simone y’a anna, elle est là anna, elle est partie (dessiner anna, un oeil peut être, le téléphone sonne, les feutres vollent, elle se jette peut être sur ma boucher, elle prend le téléphone et invite david au bord de la mer) tu veux voir la mer t’es pas te laisser chez le no, la mer la mer là bas (chanter à anna) non jamais (elle ramasse les feutres) d’accord pas la laisser ( les feutres retombent, elle blablate) attention (elle se fache) (elle est noyée dans le phonème, se détacher du spéculaire persécutif (elle chante triste) tu veux aller maman, elle est là? attention le chat, d’accord (elle prend anna à témoin) non et non (elle expulse le réel dans l’image)

5°°

le chingomme de maman entre interdit et impossible

devant le miroir

à mami qu’elle avait ça à l’école a qu’aller chez papa les chocolats ou ou un bon bon après mami à qui

elle va chercher les bonbons

tu m’as dit ça

elle regarde sa bouche edentée sans un mot 

j’ouvre la boîte

le tagada coule

lala m’a dit qui ça ça allait jamais ses cheveux le chat qu’avait mami à qua un deux anna qu’elle a elle avait qu’à m’a dit  elle va se voir la piscine a a vipe là ca vit qu’est ce que t’as vu un deux hum hum qui a mien et ça mami pas tout elle a mis ça maman qu’est beau y’a oui touche pas tu cois rené à deux et toua c’est ma ba le cheval chez mami

elle imite le galop

6°°

faire et defaire les petits chignons, maman s’interroge sur la répétition

m’a dit on dit à que les fa 1 2 1 2 (corps tendu vers le haut)

père noël a bi chi li po de chou m’a dit là Anna 

elle écrit Anna Lisa Maman (M très distinct) mami aussi 

elle veut des bonbons et touche de la main au sexe 

ça n’ouvre pas  pretexte au même jeu

question sur le double geste un

des fo les memni à école à pissa le cheva qu’é cheval (affirmation question)

elle est maman , repris en question

chez davi le quequi chez le pa qui che qui che ou ou ou non non c’est pa grave te se roy me se roy et si voilà c’est pas possible 

redessine

taper 

cracher

en transcrivan t j’entends un texte de scène de séduction

7°° 

maxi le cheva le foyé mouillé tu veux un bonbon é Anna elle dessine et la fraise tagada coule au sol, sur elle tentative de débordement mais en même temps identification à la mère interdictrice

les cheveux la la une sorte de forme peut être une ébauche fantome

les feu des lettres anna oui papa

après elle dessine des lettres

ke que qui cal rozeu le que ki za a mié oui a m’a dit a le ca non non non à pas chercher che che pas gra ali et trai  (non de la main) a qua le joi à pessa a qua oui

à la fin elle descend les bonbons à maman et lui prend à témoin l’écoulement elle lave

8°°

le miroir, les bonbons, le jargon, j’essaie à la fois de découper des mots et de dialoguer entre elle et anna

au bout d’un moment elle vient dessiner

il y a une ébauche de bonhomme les cheveux

des lettres

je ne sais si elle veut m’agresser, me toucher le sexe, me prendre son texte qu’elle semble lire à anna, elle part avec en tout cas

9°°

le papa audy qui c’est anna à ve que cheval qui c’est cette anna que te fou quelle est maman qui c’est a papa audi audi di a le rede (elle rit) que le riri à les cons ça les odi (bonbon) 

dessin jaune aller zi le piscine ou les o dé a papa

che pa chi me toi qui les vo si ça toi tu croi a moi a sait li a volé fo le medi a le si le ao coucou le che ou ou ou la la la la bébé

on joue à trois en rythme moi elle et anna échange de cri on se tape sur la tête hou hou c’est le loup dit elle c’est très drôle à que de volé y ça et moi nananana

 tu

je n’écoute qu’à moitié je suis si vide 

elle me prend par la main

chercher anna sur le divan 

je lui dis qu’elle est partie de l’autre côté du miroir pour qu’elle grandisse

elle revient et dessine un bonhomme, deux yeux, des chaussures à côté

je téléphone cet effet paradoxal de la pensée d’elle à un autre sans lui laisser l’occasion de dire quoi que ce soit

10°°

piscine à la maco le boleroi la qu’a l’é alexi le que le bo piscine qu’elle est maman aller chercher a que le cheval de cha pion ala que la piscine

a la que lala piscine tu joues pas? é e que que la a c’est que que te le oua che leu la ta la que che pi maman dit le roi le roi a là chinger alle a pas croi tu veux aller la la un baba 

elle me prend la main je pense à une autre main et ce changement d’un sentiment d’inquiétude maternel à un émoi devant ce qui peut advenir

elle dessine en jaune devant le miroir, est ce un portait?

elle se donne une gifle je veux pas mamaman maman aller si pas le jou à le roi a que le cheval à david à la psy qui le cheval lala che ma 

elle descend interroger maman sur les chevaux puis remonte

l’école la piscine qu’a le anna david va laisser a que lo

qu’elle est bavarde

ma di que tu crois

elle crache au miroir, se fache, le détoi, la scène se répéte

ce sera ensuite mon tout le regard de l’autre 

t’as mangé?

elle s’embrasse au miroir

elle dessine à nouveau et c’est après qu’elle se mélange à moi agression? fusion? défense? je l’ai même assez souple sur les genoux

elle me crache dessus devant sa mère

11°°

toujours le jeu entre elle, le miroir, l’eau, le crachat

se laver le visage 

 toucher le sexe

bonbons

dessiner la phase de grâce a sans doute passé avec mon désir

me piquer ma feuille, mon carnet, se moquer de moi

nononono elle m’a di à la con lé que lé abi elle n’a que de ce qui allait pa elle est fou 

la qua a le croi cmoi quoi ça ke roui de coqui a la na ya pi les quoi le cheva davi y’a pa la quoi yami ya la mama y’é pa cha attention 

j’entends quelque chose entre psy et piscine

(se) laver

12°°

(le sentiment de mon abandon)

tu veux un bonbon attention c’est d’accord? c’est pas grave à la laille le fou l’aime beaucoup les chevaux la vie le coule me jean pierre piscine davi (pas de loculteur au jargon) la maladie je crois (elle chante en tapant des mains) le pa le fou à le fou qui est qui lala la à qui davi (rythme) tu viens a di et toi c’est pas grave ( ça tombe) (entre fache et pardon) tu fais mal (elle jette les bonbons par terre endouce) le jeu à l’école (elle veut déjà maman mais accepte l’idée du dessin devant le miroir) en jaune la fille aller chez papi à pess me qui lélé c’est bien (l’intention malveillante vient du miroir) ana anna (attaque baveuse comme au miroir déjoué en jeu du tambour de poubelle) on y va (au miroir, cracher, laver, se laver, je me vois difficilement accepter ça, d’autant que je trouve que me cracher au visage c’est plutôt bien)

13°°

elle me crache dessus dès le seuil

elle file au miroir

je que le crois m’a dit non c’est pas grave  tu sais non attention elle m’a dit ni nio c’est pas ta y est non che nio si é là l’info

elle montre son blouson au miroir

dessiner

le jaune le vi

elle écrit à ma place tout jeter me cracher

attention o va qui le vit a ma est pas là tu que le crois coloé

maman 

anna en miroir

tu as mama tu es piscine jana d’accord tu as mama tiens bien le papa a bio qui vi 

14°°

tu veux jouer à cloe tu joues pas tu restes là tu vas voir é le lou attention tu vas avoir une idée y en a o anna

se mouille les cheveux

elle joue avec l’eau dans le lavabo

le mal ala lé le corps est la le feu

é lé qui merci d’accord la piscine y’a que maman c’est pas grave quoi tu veux davi à que na na

elle a l’air de faire la lessive

tu va à ma dit chez davi et après tu vas à passé ta ta et chez mamy à la mama tu fais mal

anna lui tire les cheveux

c’est pas que c’est moi pas c’est là pas que c’est pas grave d’accord non tu veux voir elle est pas là menu elle m’a dit la couleur non tu peux pas te laver tu réfléchis tu veux voir mama samedi non c’est pas grave é attention c’est mal c’est ma à la cola tu es c’est pas grave c’est pas le feu fait pas le fou 

séquence 111

les séquences signifiantes

15°°

pizza 

ce qu’elle va faire

elle l’écrit, la dessine puis découpe, sépare

un signe

elle se remonte les manches

expliquer la pizza à anna

non je suis cont non c’est pas grave c’est toujours non non attention c’est pas grave

les bonbons volent, elle se fache

la pisci pa papa qui que qu’a qui cha bien qui c’est de roi non non non

elle explique à anna l’imagier, le loup

tu vas oua j’en ai marre che pa 

giffle puis c’est pas grave

elle se oince un sein non non non

elle e m’a gui attention

me cracher dessus me parler directement comme à anna

on dirait qu’elle travaille la barre par le spéculaire

quel lien entre la séquence des 1, le signe et la barre comme coupure et le miroir

16°°

é ma que là téléphone les ma que font à qué là quoi et la psy elle a téléphoné qu’est magé elle a m’a dit deux fois et l’école et elle m’a dit à l’école il y a que deux fois (elle se retourne vers moi en souriant) y’a pli tu fais pas que le fou non non non tu peux pas c’est pas grave je suis pas d’accord attention tu as vu le loup attention bon attention le loup c’est pas grave c’est mago tu veux l’eau (elle boit) (elle chante) les papa noël qui les cha que lili (je lui chante le père noël) (elle continue) encore? oui elle m’a dit oui c’est pas grave (elle se fache)à c’est pas grave tu veux un bonbon j’ai pas envie de m’en aller ou ou ou  où qu’elle est maman (elle boit en changeant de verre) c’est pas on dit n oin non non (elle vient chercher les feutres) (je lui parle de la pizza) pza piza c’est l’heure (elle regarde sa montre) (un à un ses bijoux) 

17°°

le père noêl freud sur l’écran

elle s’installe face à l’écran

on va plus se voir non (elle se touche les seins) (elle est de trois quart dos) elle c’est père noël attend bon tu veux jouer bon attention par que lolo (le corps tordu aspeculaire) (elle vient vers moi cracher je refuse elle veut parler elle franchit l’espace corps à corps simulé ludique) (elle est dans l’eau) tu vas la maman qui est qu” derdemé ou la la mais non qui l’oupi depuis mami tu vas le fou à qui ma tu vas chéché chocolat c’est pas vrai attention tuy tu va qué là le fou qui est le roy qui ça papa qu’est qu’a lundi c’est pas moi c’est pas grave elle m’a dit a pa que le fou qui se croit qu’est qu’est père noel tu veux manger tu veuyx du chocolat à tati é se tait tu veux à c’est dire non c’est vrai le papa à moi et ja là tu vas là et après tu vas pleurer qui s’est qu’est allé maman d’accord m’a dit le fou pas le fou aabon tu veux chocolat bon qui est à l’hopital bon c’est qu’on dit c’est pas ça tu veux jouernage pa pa ne ne c’est lili (elle chante) mange pas mange pas tu la la la  (c’est faux elle essaie de soutenir de rythme) bravo à la fin la qui mange pa mange pa non je pas tu es gué non  (elle se tire les cheveux) non c’est pas grave

18°°

elle me fait dire qu’elle sait nager le miroir elle me cherche le corps à corps ludique glisse entre son embarras et des gestes de pagaille sur les feuilles et les feutres elle explique au miroir la nage c’est pas arrivé tu l’as mane des fois c’est pas grave t’es fait mal tu veux de l’eau attention tu vas aller t’es le l’eau é chocolat é après tu vas les chevo et à la piscine tu vas à l’école tu veux un cheval elle dessine tu vas à la piscine père noel tu vas chez jean pierre qui c’est jean pierre tu veux un chocolat attention (les feutres volent) elle gueule se fache elle a l’air de plier comme un cadeau 

19°°

père noël laurie 

la bague

elle monte et descend vers maman

quelque chose de l’immédiat des frites

elle est face à moi ou presque je suis angoissé à cause de O

la séance est courte 

sans doute qu’il y a et l’appel des frites et la non communication à trois et mon angoisse et peut être simplement son déplacement du miroir vers moi avec de côté la présence fantomatique d’Anna

20°°

le père noel sort du livre 

face à face 

je suis miroir

elle crache mais parle

la mère menace du bouvard entre deux

écrire lire

elle revient à mi mot vers anna

21°°

scolaire

lire écrire dessiner compter

elle crache un peu mais cherche visiblement 

par exemple le jaune qu’elle montre du livre à sa bouche

22°°

l’eau cracher se mouiller

qui c’est père noël

papa le dessiner

oui on voit nettement tête yeux barbe elle barre

regarder tirer les cheveux

elle se fache avec anna

tu peux parler fort

elle crache auy miroir

c’est pas grave

le détachement de l’Autre par l’ouverture du miroir elle se détache du miroir vient vers moi crache et cherche le contact physique elle se met un peu collée puis repart au miroir

ça jette des trucs 

quand elle a du courage elle vient vers l’Autre

 

 

autre Anna      miroir           Lisa

 

 

 

                                              Autre moi

23°°

je suis très peu présent et depressif jeu sur le miroir, j’y vais voir ce qui arrête les attaques mais centre sur un jeu dont elle “fuit” vers maman, elle accepte de dessiner un cochon et écrit

24°°

il est question d’une montre perdue, j’en fabrique une simili, qu’elle va garder jusqu’à ce qu’elle projette de me piquer la mienne, c’est l’occasion avec maman de parler d’un désir sans limite et de la limitation du désir

orthophonie à l’initiative de maman 

Lisa est très proche physiquement, cracher, me faire décrire des images, essayer de me toucher le sexe

j’écris à la limite de me taire ici comme ailleurs dans la perspective séminariste

25°°

autour de la préparation de pizza avec maman

écrire dessiner

regarder

dire

avoir chaud

quelque chose de si simple parfois

26°°

avec petite jeune fille

joue un instant avec marionnette et anna

écrire

pizza piscine

 

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