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comencini

L’argent de la vieille

 

Bette Davis centre cette comédie cruelle de Comencini qui vient traverser un contraste de classe certes italien mais d’un réalisme froid toujours actuel, le prix de consolation est l’espoir du gâteau empoisonné, mais cette presque mourante qui se joue de l’espoir du pauvre est indestructible comme tout ce qui aurait le culot de croire qu’il est possible de vaincre le capitalisme avec ses armes, la force ici est l’infinie puissance qui dort bien sagement dans sa misère alors qu’il suffit de se servir sans accepter les jeux destructeurs , le hasard des cartes, pas d’alliances de classes, les domestiques sont dans le camp des maîtres et les poubelles le lieu naturel des beaux enfants

 

l’incompris

 

la veine acide de Comencini s’appuie ici sur la bourgeoisie qui crève entre ses grands murs et ses domestiques, le consul britannique de Florence se retrouve seul avec ses deux fils à la mort de sa femme, l’ainé porte la présence de cette femme dans le détail enfantin, sa voix sauvée s’efface, la malentendu est total, les erreurs deviennent des fautes et les gestes d’amour se transforment en ruine, l’enfant est littéralement massacré par le processus et l’icône finale recouvrant le portait maternel des ombres du père et du fils mort achève dans un mélo vrai de signer la ruine de toute enfance, plutôt mort que vif si c’est au prix de la perte du regard, juste un oncle justement enfant livre un peu de respiration à cette affaire mais c e n’est que pour disparaître quand vient le coup 

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