Cyrano de Bergerac
Rostand, Pitoiset, Torreton, trio gagnant, il est rare que le théatre puisse ainsi livrer toute sa puissance sans faille, le texte est pris dans une scène unique, ouverte, sorte de cantine d’hôpital psychiatrique, néon et fauteuil de dos où Cyrano, de dos, attend déjà le crâne ouvert de ce qui sera sa fin, de sorte que la scène du theatre dans le theatre s’y glisse avec naturel, ce lieu sans époque est traversé des bruits du monde et de la parole qui toujours nie le recouvrement en bêtise, voilà que les fragments qui nécessairement accompagne l’oreille écolière ( tirade des nez, à la fin de l’envoi je touche, merci bien...) sont en place dans un flux formidable où l’amour justement est ce parfum sans corps qui pousse la lettre vers le poème et la satire, bien sûr que Roxane se trompe, bien sûr qu’elle n’aime que ce qui vibre son âme sans incarnation. Quant à souligner une mise en scène maniaco-depressive et s’obséder d’un marcel, il y a de quoi se demander si le critique de sud ouest a fait le déplacement. Bref nous sommes face à la puissance qui monte et s’épuise, et meurt de telle sublime façon, et comme ne pas aimer Roxane lorsque son visage internet parcourt l’effroi d’entendre l’insu de son désir
Vous nous avez offert ce sublime Cyrano pour vous faire regretter . Sans doute! c’est étrange comme le temps file, nous croyons qu’il y a toujours un peu de temps, et bien non! j’ai dû un moment imaginer vous rencontrer pour... je ne sais plus dans le fond maintenant que j’ai arrêté mon séminaire. Je continue à écrire cependant entre autres sur les spectacles que je croise, c’est un exercice indispensable
continuez à inventer, votre scénographie appelle d’autres suites
amicalement