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La dernière foule

La dernière foule

 

Auto fiction projective où la confusion du collage n’arrive pas à produire le concept de son objet, même indirectement, en avance sur le silence nécessaire désormais sur toutes ces activités stupides qu’il faut ranger pas a pas. Certes il y aurait à dire sur le montage dans son rapport au signifiant, en quoi la commotion des images est aussi celle des signifiants, cet effet de sujet qui émoustille la complaisance létale . Mais c’est comme pour la musique la pensée frôle sans pénétrer le terme articulé . Certes tout autant la foule anonyme vectorisée fait contraste avec l’hypothétique foule anarchiste, la vraie terreur des puissants ; l’air de commune qui n’est qu’un effet d’après coup; sans doute est-ce le sens du déjeuner sur l’herbe de nous rappeler des montages non autoritaires comme le voulait Debord jaloux de Mao; que voulait Debord? C’est curieux ce démontage du visible et ce goût pour la guerre.  Le glissement des formes souples qui se répondent plutôt que l’éloge des charniers et l’inhumain au principe du social qu’il s’agit de gérer au plus simple, for l’armée in fine qui rétablit l’ordre; tout le monde se fout de ses places où des peuples ébauchent un lien averti; on y préfère la virtualisation des cœurs et l’occupation fébrile plutôt que ce tremblement des doigts d’un soir d’été. Mais il est non moins évident que nous sommes ces ombres de nous mêmes quasi autistes aphasiques. L’échec de la pensée est impardonnable. Alors le poème sera celui des morts vivants au coin des rues, innombrables, inclassables, qui ne meurent pas assez vite, en attente de la fièvre rouge qui monte du Sud

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