Dorian Gray
plus que ce film assez inconsistant, l’attention portera sur la révision du thème, car Olivier Parker ne brille pas trop par une narration très intériorisée, le satanisme du personnage et la perversité de ce monde n’y ont d’égal que le studio en costumes et les inévitables effets dits spéciaux. Il conviendrait de recycler le prix de l’élixir de jeunesse, la vente de l’âme en échange, et la lutte contre le double diabolique qui rend visible la corruption du coeur, bien sûr il y a un carrefour entre le texte de Wilde, la peau de chagrin et à rebours,bien sûr le satyricon, et le paradoxe de vouloir préférer la pureté de l’âme à la frivolité passagère, mais il y a en opposition le caractère esthétique qui découvre l’instant d’éternel dans l’acmé de la présence, sans doute est-ce aussi le paradoxe de l’éthique qui est aussitôt conviée et le lien avec l’esthétique sur le seuil de la jouissance, le conflit kantien rejoint ici la position de Sade et thanatos enfant dans les bras d’Edwarda