Hannah Arendt
un bon film, bon! un film, il y a un aspect étrangement consensuel, il s’agit d’Eichman et de la banalité du mal, dont on doit comprendre qu’elle s’appuie sur le pouvoir des médiocres qui ne pensent pas, mais on est à un niveau de responsabilité qui empêche l’ignorance de la séquence, ce qui est banal c’est la Shoah comme un fait fondateur d’une étrange civilité, comment peut-on collaborer jusqu’à livrer ses frères pour que vivent les autres? aucune bonne conscience n’est plus possible, triomphe de fait de la perversion, triomphe du management, fonte du politique dans les gestions financière, les distinctions s’estompent, la collaboration infinie, le conformisme une règle, si le lien social est celui défini par Schmitt alors effectivement, le loup comme symbole est universel, dans la pub réalisme d’une école de commerce, dans l’indifférence aux horreurs du monde, massacre en Syrie, effondrement d’un immeuble de vêtements au Bangladesh, il suffit de jeter un oeil sur cette carte qui met à jour les passages à l’acte nazis dans l’Allemagne d’aujourd’hui, qui sert, la dite Allemagne, de modèle de conscience économique, impossible ne pas regarder ce qui se passe, impossible d’en sortir indemne, ne pas croire que la psychopathologie d’un pervers suffit à rendre compte de la monter du totalitarisme après les Grandes Boucheries, Ferdinand raconte tout ça aussi et le discours de rectorat de 33 est sans ambiguïté, mais il faut ça aussi dans sa musette quand on entend Marine dire qu’elle arrive. Alors on se pend à s’interroger sur la faiblesse du concept qui surfe sur le réel, il faudrait tout autant s’interroger sur la filiation Arendt Heidegger, pourquoi écrit elle si mal, de manière si confuse? et puis faire l’effort de relire un peu les prémisses à notre errance actuelle, Levi Strauss, Mauss, Jackobson, Benvéniste, ... bref le structuralisme a t il encore un sens? et sinon quoi?