Farces et farceurs groupe 33
Monter ces farces présente sans doute plus d’intérêt pour les acteurs que pour les spectateurs, sans aucun doute l’envie vient à les voir d’être plus sur scène qu’assis à essayer d’entendre cette bouillie verbale entre diction, ancien français et sonorité du lieu, nous sommes dans l’église de la Villa Pia, lieu magnifique pour une scénographie centrale à priori participative, tout le monde joue avec une certaine énergie, une gestuelle qui compense le texte, au point qu’on aurait préféré que tout soit par exemple en latin, autre point : même si l’on suit ce qui se passe, que l’on a sans doute largardeetmichardisé tout avant, il n’y a guère d’effets comiques, pourtant Fellini n’est sans doute pas loin, Jacques Albert-Canque est toujours en forme, il aurait fallu accepter la mauvaise acoustique et disperser les spectateurs dans l’espace scénique, quitte à ne pas comprendre autant comprendre par fragments, par immersion dans l’indistinction qui semblait l’impression de départ
A ceux qui lui reprochaient les « merdre » et le « balai innommable » d’Ubu Roi, Jarry répondait qu’il eut été aisé de mettre au goût du public parisien avec des « Zutres » et « un coucher de petite femme », mais, ajoutait-il, « ç’aurait été plus sale » !
bien sûr, bien sûr