House of bamboo
Ce film supposé noir est certes une première nipponne d’après guerre, vues de Tokyo, intrication des soldats et des truands, droit de cuissage des occupants, l’intrigue est mince, un américain a été tué dans l’attaque d’un train et on envoie un faux bandit Robert Stack pour coincer un vrai méchant Robert Ryan, l’action est assez étirée, malgré un très joli plan de bandits le long d’un mur poursuivis et un final spectaculaire, hors une intrigue mélo entre le faux bandit et une demi japonaise, il y a cette liaison virile entre les deux héros, finalement ce qui sauve le film est la photo de Joe Macdonald, les plans autour du Juji, la brume des fumigènes, Tokyo et sa circulation déjà importante, des scènes locales dont l’usage des paravents, cet énorme noeud entre les deux pas encore amants, la démarche de Stack est assez ridicule comme son jeu alors que Ryan brille par sa modernité, il y a un charme dans ce cinemascope d’un autre âge et cette inclusion appuyée d’une convention sentimentale américaine. Peut être que Fuller s’amuse de ce doublage de couple et de ces effets de libération qui annoncent des suites épouvantables. Le plus étrange est de reconnaître la dernière séquence comme si ce film avait déjà été vu, il y a un temps indéterminé. Qu’est-ce se souvenir d’un film?