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le goupillon et le surin à propos de un poison violent+Suzanne

le goupillon et le surin

à propos de un poison violent+Suzanne

 

Katell Quillévéré est bien sûr jeune, sympathique, intelligente, elle sait décrire ce qu’elle fait, donner le sentiment d’une oeuvre en progress, elle raconte en deux temps l’histoire d’une jeune femme qui passe des références catholiques bretonnes à l’ouvert d’une banlieue où le seul rêve possible est la passion meurtrière au besoin. Que ce soit Galabru,  Lio ou Clara Augarde pour un opus ou Sara Forester, Adèle Haenel ou François Damiens pour l’autre, la direction d’acteurs, le cadrage, contribuent à rendre acceptable des récits noyés dans un pathos appuyé même s’ils se disent et s’expriment dans l’insistance de Pialat. D’un côté donc une Bretagne figée dans sa foi, le père a quitté la mère pieuse qui rêve du curé en laissant se débrouiller avec cette femme à la douleur agressive une jeune fille émue par l’orée du désir et un vieux père grivois, des choeurs religieux nous poursuivent à travers champs, là où brillent les dieux, les espaces d’ailleurs alors s’ouvrent, de l’autre côté la mère est morte et le père reste avec ses deux filles dont l’une refuse, elle ne sait quoi mais lorsqu’elle croise son apache comme dans les mélos vibrants elle file au bout des limites très étroites d’un monde désormais sans aventure. Le récit est rusé car il pourrait tirer des larmes comme en contre champ, il sait bien qu‘il exagère, qu’il n’arrive pas à sortir du fait divers, de son descriptif se veut actuel et donc séducteur, mais le rire de Galabru ou de Forester vaut bien une messe

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