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le loup de wall street

le loup de wall street

 

il suffit de jeter un oeil sur une critique bien à la mesure de l’orchestre médiatique où tout le monde baigne pour avoir une idée assez juste sur cet opus sans fin, il ne s’agit bien sûr pas de diminuer la performance d’acteur, l’énergie de la caméra... mais le propos d’un réalisme servile à la machine épuise une attention indifférente à ce qui court sur l’écran, une fois de plus il s’agit de s’identifier à un personnage vulgaire , sans scrupule avec cette vague admiration devant tant d’efficacité dans le vol à grande échelle dans une sphère financière elle même parfaitement amorale et totalitaire, quelque chose de pas très nouveau dans le fond qui se garde bien de remettre en cause le système puisqu’il y a toujours le bon cow boy qui limite la casse, ce qui nous est décrit est une sorte d’idéal humain pris dans une excitation sans borne où se mélange chiffres virtuels, tromperie, drogue et sexe, c’est après tout toujours le héros moderne autour de quelques variantes psychotiques, car il semble malgré tout évident que le rêve de chacun demeure une opulence aculturelle tendue par une jouissance addictive qui a trouvé l’objet adéquat parfaitement disjoint de toute réalité, cette obscénité redondante nie bien sûr tout ce qui en est le socle , l’effacement du vivant, massacres et misère

Ces trois heures épuisantes et profuses signent l’accomplissement de ce qui travaille en profondeur les derniers films de Scorsese depuis "Les Infiltrés" : la fabrique d’images doubles, un pied dans la virtuosité et le brillant des images, les figures du genre et la reconduction des courants de son œuvre, l’autre dans une révélation (presque une convocation) d’un envers chaotique, informe et monstrueux.

les grandes scènes du "Loup" (...) sont d’ores et déjà des morceaux d’anthologie. (...) Un nouveau portrait scorsésien entropique de l’ascension et la chute d’une crapule séduisante guidée par le seul aveuglement de ses instincts avides.

Peut-on se passionner pendant trois heures pour un bouffon doublé d'une ordure ? Le nouveau film de Martin Scorsese nous apprend que oui.

Manquant singulièrement de distance par rapport à son sujet, Martin Scorsese semble se complaire sans parvenir à dénoncer. La surenchère à laquelle il s’astreint mène droit à l’ennui et finit même par nuire à une série de scènes dialoguées, à forte tonalité tarantinesque.

Les comportements d'une bande de crétins intéressés exclusivement par eux-mêmes (...), le temps paraît long. Il permet de mesurer le gouffre qui sépare un cinéaste inventif et passionné du décalque de lui-même qu'il est devenu.

Le "Loup de Wall Street", c'est "Casino" passé à la moulinette fadasse de la petite forme télévisuelle (...) 170 minutes d'indigence.

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