oncle Vania
Il faudrait confronter les textes d’Oncle Vania et de l’homme des bois pour voir précisément ce qu’ Eric Lacascade a fait subir au texte de Tchekhov, d’autant que le parti pris scénique brouille pas mal l’écoute réelle de ce texte, tout est brillant et l’écologie par trop visible, d’autant que la balançoise est remplacée par cette énorme table flottante où se joue la beuverie d’été, l’augmentation du nombre des personnages rajoute à une certaine confusion, et ce qui est après tout une pièce sur l’impossibilité de l’éros, le marivaudage mélancolique et épuisé, devient un jeu brillant , parfois une pitrerie anti-psychologique, est-ce une bonne chose de repérer si précisément les éclairages, les mouvements du décor, les ouvertures gratuites en photos de famille, ce n’est pas très sûr, la table monte tandis que des lampes occupent le centre puis se disperse vers l’avant, l’intensité lumineuse baisse, malgré tout le contexte politico ne peut se tenir en soi, tirer Tchekhov vers Gorki , voilà une idée qui n’est même pas brechtienne