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penser la jouissance

penser la jouissance

 

Jouir de sa pensée demeure ce mode d’ex-istence propre à l’intellectuel jusqu’au point où il en viendrait à penser cette jouissance même, sans pour autant forger le concept qui excentrise le représentant de cette jouissance, parce qu’alors c’est bien d’une sorte de parasite interne dont il va être question . Rien ne s’oppose cependant à ce que la dite jouissance soit formalisée dans un détachement sublime dont la méditation mystique est pleine. Le divin marquis pense la jouissance et pour s’y retrouver fonde la sexologie systématique. Le dispositif reste toujours valable. Chez Kant la démarche est identique, la pensée contenant les débordements du vivant par l’enchaînement parfaits des propositions qui doivent faire loi sur le fonctionnement de toute pensée. Le petit Alejandro , malgré les injonctions viriles de son père, ne se détache de l’univers féérique maternel , il emporte avec lui la délicatesse d’un tremblé qui le prédispose à la finesse du raisonnement, à travers le rappel vulgaire de son être sexué. Il évite de se rompre au bornage phallique qui étrangement pourrait le soulager des incessantes sollicitations pulsionnelles. Il peut tout autant construire une théorie des pulsions. Le père là dedans est celui qui supporte la nécessité de son propre meurtre pour qu’advienne un sujet, ce qui est quand même un comble, la haine va donc porter d’avantage sur cet accord sur la castration que sur la limitation possessive de l’espace oedipien. Un père qui ne serait pas pour l’unification sexuée, et pas plus donc pour le culte à la Bachofen, un papa donc dans la réalité ce qui ne va pas avec ce père , celui de la mère pourquoi pas, urvater sans doute déjà un peu limité dans son icône embuée. L’université permet alors ce grand jeu de l’enseignement qui sera de fonder une communauté de pensée, qui limite les surgissements imprévus qui seront objets d’étude puisqu’ils semblent surgir hors pensée, ce qui n’est bien sûr pas correct. On doit pouvoir penser le sexuel, c’est à dire l’exclure de tout acte, d’autant que la sourate du «il n’y a pas» articule le bornage. Il y a un problème dans l’éventuelle théorie des pulsions, c’est que construire pour borner les dites pulsions, elle ne fait que mettre au centre un impératif de jouissance qui ne se calcule.

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