Tian Zhu Ding
a touch of sin donc de Jia Zhang Ke à la traduction près toujours, le cineaste dit grand de ce fait raconte certes autre chose que la transposition fantaisiste américaine ou la bleuête vaguement sentimentale qui soutient la production locale, l’ennui n’est pas au rendez vous de cette sorte de western tarantinien où le déchaînement de la violence n’a ici rien de salvateur puisque le système s’en fout, comme nous nous foutons de ce qui se passe dans le monde, de l’interaction directe entre les effets individuels de cette violence et nos habitudes de consommation, mais il s’agit aussi d’une sorte de constat conventionnel puisque le sens est exclus et on passe à l’affaire suivante, aucune conscience politique au niveau des agrégats de singletons qui ont disparu, juste des paquets statistiques dans lesquels les individus ne sont rapportés qu’à des concentrations statistiques, le monde dévasté et des gens qui survivent plutôt mal puisque leur chair ne vaut rien, on va nous dire que ce film ne sera pas diffusé en Chine, bien sûr que si, les dvd circulent comme le reste, la loi étant que c’est le plus salaud qui gagne, ici comme ailleurs