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Vedi Napoli e poi muori

Vedi Napoli e poi muori

 

non pas voir Naples et mourir, mais vois Naples et puis meurs

François Hollande a réaffirmé sa "volonté", son "objectif" d'inverser la courbe du chômage, en hausse depuis vingt-deux mois, d'ici la fin de l'année 2013. "Ce n'est pas un problème de conviction, pas simplement une croyance, c'est une volonté, un objectif, et je m'y tiendrai", a dit le chef de l'Etat, alors que les chiffres du mois de février venaient d'être publiés.

 

Le chômage a augmenté de 0,6 %, et frise le niveau record de 1997. "Je pourrais dire c'est moins, deux fois moins qu'au mois de janvier mais c'est trop par rapport à ce que vivent nos compatriotes : la précarité, le doute, l'inquiétude", a commenté M. Hollande, qui se livrera, jeudi sur France 2, à un exercice périlleux : expliquer à des Français désabusés et inquiets le cap de ses réformes, alors qu'il n'est pas parvenu depuis 10 mois à enrayer la dégradation de l'économie, ni la hausse d'un chômage désormais proche des records absolus.

 

"Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général d'un canton." Le député-maire socialiste du 14e arrondissement de Paris Pascal Cherki s'est livré à une charge en règle contre François Hollande dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mardi 25 mars. "Il faut arrêter ces discours que personne ne comprend [...], cette espèce de novlangue imbitable. Il faut arrêter avec l'obssession de la réduction du déficit", a lancé Pascal Cherki.

 

"Quand on est président, on prend la mesure de la situation, et on la change [...]. François Hollande n'a pas été élu pour conduire le peuple français sur le chemin sans fin de l'austérité et de la rigueur. Ce n'est pas ça le rêve français", a encore estimé le député PS, alors que le président de la République est l'invité d'une émission spéciale sur France 2 jeudi soir pour s'adresser aux Français.

 

De tels propos sont "inacceptables", a réagi le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, lors de la réunion mardi soir du bureau national du Parti socialiste, en condamnant "fermement" les déclarations de Pascal Cherki, selon un participant à la réunion. "Ce qui est attendu aujourd'hui d'un député qui doit son élection au PS et qui a été élu dans la foulée de François Hollande, c'est d'être mobilisé derrière le président de la République", a ajouté Harlem Désir, cité par ce participant.

 

Cette année, ce sont près de 11% de personnes supplémentaires que les Restos ont accueillies portant leur nombre à 960 000 personnes aidées chaque jour par l’association, pour pratiquement 130 millions de repas servis dans toute la France. Depuis l’hiver 2008 et le début de la crise, les Restos ont été amenés à soutenir 40 % de personnes de plus !

l’aide alimentaire européenne est encore menacée en tout premier chef par le budget qui lui est chichement dévolu,
2,5 milliards d’euros avant négociations, là où 4,7 milliards permettraient de faire seulement la même chose.

il suffit de mettre bout à bout une série d’informations pour avoir une vision réaliste d’une situation engendrée par la logique libérale qui couvre tout le champ politique de l’UMP au PS en passant par le FN

 

L’article d’Angelo Mastrandrea dans le diplo d’avril 2013 montre comment Naples loin d’être un épiphénomène presque folklorique est au contraire le laboratoire du lien social qui peu à peu s’installe en Europe, ville mafieuse certes mais où l’économie grise a également disparue , de sorte que même le lien mafieux a été disloqué par la politique de Berlusconi dont le tape à l’oeil médiatique n’est que masque derrière lequel se joue le libéralisme. c’est le début de Moyen Age capitaliste dont parle Joseph Halevi, art de la débrouille au carré désormais, lutte des pauvres entre eux, crise économique mais aussi écologique et anthropologique comme le souligne Alex Zanotelli, la famille mafieuse soutenue a disparu, il reste la violence, la colère, la drogue, la guerre urbaine

Dans l’espace totalitaire il y a  des trains qui traversent les espaces dévastés, à l’intérieur les maîtres organisent le monde selon leurs besoins, les règles sont ici fixes, suivre ou sauter, ainsi est le monde du management et la distraction des maîtres veut parfois que spectacle soit produit des ruines qu’ils engendrent, ainsi du cinema , ainsi du théatre et Ostermeier le sait «nous restons les bouffons d’une élite qui accepte que nous nous moquions d’elle afin de jouir du privilège d’apparaître tolérante et capable de rire d’elle même.» rendre la misère plus grande en la livrant à la publicité, y compris d’inscrire cette phrase dans l’économie de la représentation. Ainsi en va-t-il de Debord, trésor national c’est à dire mort. Il est vrai que le bouffon doit suivre une esthétique molle performative et conceptuelle, «les ingrédients de cette avant garde affadie composent une bouillie scénique qui passe pour le parangon du théatre moderne», c’est à dire un dispositif éclaté où le sens disparaît dans la foule de singletons clonés sur l’ombre de maîtres statistiques. 

En arrière plan de la gestion humaine l’usine alimentaire tourne à plein régime, sélectionnant des animaux monstrueux pour un produit fini viandeux industriel vivant sur l’image pieuse d’un troupeau paisible dans une prairie normande, même s’il faut au passage détruire les terres et donc massacrer quelques indiens pour pouvoir déforester 

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