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giorgio agamben enjoy the death show16

giorgio agamben 

enjoy the death show16

nous sommes dans l’espace sans doute de Negri au pied de cet impossible à dire la modernité politique quand l’évidence médiatique du leader contribue à masquer le réel d’agitation fasciste qui l’accompagne, alors l’intellectuel se tourne vers l’évocation des formes littéraires ou littérales, depuis toujours il y a un ordre dans le chaos, la possibilité d’un ordre, le cri d’un enfant mort de faim, la peur au ventre des fantômes d’enfants, l’enfer en un mot sur terre parmi nous, le fleuve tordu de nos délices de pierres,

 L’affaire est bien sûr très sérieuse, il s’agit rien moins que d’interroger à nouveau le juriste paranazi, à partir de Bush qui vide des individus de toute référence juridique, à Guantanomo “la vie nue rejoint sa plus grande indétermination, Schmitt fantaisie sur l’état d’exception comme le retour à un état de nature, celui d’un pouvoir naissant. Cette confusion savante exige plus d’un détour, pour éclairer le sens fondamental de la mise de l’exécutif sur le législatif, au nom bien sûr du sauvetage de la démocratie, à quoi répond d’ailleurs le droit de résistance tout aussi “légitime”, certes il y a un glissement aussitôt entre une légitimité sécuritaire du décret contre le “terrorisme” de la résistance. Les démocraties autoritaires modernes ont alors bien du mal à critiquer l’état chinois. La dictature constitutionnelle dérive nécessairement sur un régime totalitaire. Ce mode de pratique démocratique est très nette dans la tradition américaine depuis Lincoln, de manière ponctuelle même si ce n’est “que” pour déporter des japonais en 42, avec Bush le principe de l’état permanent d’exception relève de la notion de guerre permanente contre le terrorisme. 

Il y a de toute façon passage de la norme à l’anomie, en principe dans un cadre judiciaire. avec ce paradoxe que la nécessité n’est pas soumise à la loi, mais qu’en même temps l’anomie est la garantie que la loi est issue d’un système ouvert. En somme un risque totalitaire pour éviter la clôture du système hors réel. La loi est au risque de demeurer non applicable et donc de devoir s’anomiser pour advenir. La question se pose pour tout parlêtre, sans anomie aucun sujet.

“ le souverain se trouve en dehors de l’ordre juridique normalement valide et cependant lui appartient parce qu’il est responsable de la décision de savoir si la constitution peut être suspendue in toto”, est mis en jeu de pouvoir du signifiant sur le signifié, l’énonciation sur l’énoncé

le passage par Rome éclaire un peu ce problème fondamental du droit, le justitium est l’arrêt, la suspension du droit, en réponse au tumultus, à l’agitation, au désordre, cela suppose que le citoyen se prépare au combat, rompre les ordres pour éviter la ruine, donc une pratique humaine en rapport avec un vide juridique, qui inexécute le droit puisqu’il n’y en a plus, acte dans non lieu, 

la reprise fasciste de cette question repose en partie sur un étrange échange entre Benjamin et Schmitt, l’objectif est opposé mais les termes se croisent, donc la violence révolutionnaire entre faire et défaire le droit, un moment de coupure politique, l’idée de Schmitt suppose au contraire que l’anomie est de l’ordre du nomos

en fait il convient d’interroger le justitium du deuil impérial, le prince meurt, tumltus et donc anomie, justitium, le roi est le plus juste, dikaiotatis et le plus juste est le plus légal, nomimotatis, il est la loi vivante, en tant qu’anomie localisée, il n’est pas magistrat, archon, il est ce qui anime la lettre, le signifiant qui préside à l’écriture de la lettre, de la loi, il est auctoritas, ce qui rend possible la potestas, l’auteur , le père qui perfectionne l’acte, qui valide l’acte, il n’est pas fictionnel mais réel , l’auctoritas semble agir comme une force qui suspend la potestas où elle avait lieu et la réactive là où elle n’était plus en vigueur, ce sont deux termes en faits co-actifs, qui dépasse le fantasme des deux corps du roi, car la pente alors serait celle d’une écomonie de mort

Acta est fabula! « La pièce est terminée »Bien sûr la pièce de Romain Weingarten parle d’autre chose mais il n’est pas interdit d’imaginer donc la quatrième pièce romaine de S. auteur inconnu qui traiterait donc de cette affaire du pouvoir

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