Carion
Joyeux noël est un film assez nul, car ce n’est pas parce qu’il s’agit de souligner un fait historique, des mouvements de fraternisation entre ennemis sur le front dans l’hivers 14 qu’il faut traiter ça comme une bondieuserie , dans ce décor très décor des personnages évoluent dans un irréalisme absurde, avec des chants de noël. dans la série films de guerre 14-18 qui serait une rubrique à ouvrir , la grande illusion, pourtant très petite maison gabin dans la prairie est sans comparaison ne serait ce que parce qu’il y a d’authentiques scènes à la Renoir, ne serait-ce que ceux du théâtre à l’armée, le tremblement des regards sur un travesti, bien sûr la référence demeure les sentiers de la gloire qui traverse tout ça sans guère de faiblesse car la fameuse scène émouvante , cette fois, l’est vraiment, une femme allemande chante pour des français qui vont mourir, tout n’est pas possible, peut être simplement parce qu’il peut exister des cinéastes, on ne peut traiter la guerre hors de la politique
on oublierait presque dans ce ce décor propret et la crasse, et le sang et le soulèvement des peuples, le monde est bien sarkozien