effroyable
effroyable, insupportable, captif de mon ignorance, est-ce possible de se tenir autrement que dans l’obscur qui peuple le semblant à être, surdité du pire qui monte de cette nuit fragmentée de toutes ces petites choses sans vertu, se taire, possible sans doute, rien, des oiseaux passent sans bruit, comment ne pas vouloir du trou qui chaque pas cesse de s’ouvrir, effrayé, à pente nue, non sans râle, le dieu est mort comme le temple, le gris casse la lumière, une fêlure s’estompe heureusement, alignement des arbustes hivernés, un carré d’un gris légèrement plus soutenu, sans doute, la main s’épuise face à l’exigence du minimal graphique, des chevaux passent à l’horizon, cette douleur, et la parole essaie en vain de dire la chose, épuisée de son symbolique même quant à cette chose qui va et vient, ailleurs, lourde d’une effraction du corps, ce symptôme qui disjoint l’harmonie stupide de l’image, l’esclave fonde le monde comme unique horizon, travailleur de la forge et du sexe, unique réalité de tout éduqué, de tout civilisé, ce qui fonde le rapport à l’autre comme articulé d’un ordre qui rend ce rapport possible comme dépendant d’un jeu de lettres sauf dans sa forme moderne où justement l’aliénation du lien au discours se défait au profit du non sens absolu aux objets, l’usure de l’autre comme objet qui va jusqu’à la découpe à vif des corps, ce dont les parlêtres ne sauraient être fils, qu’ils croient, résistance s’entend à la fusion déchaînée, depuis ce terme excentrique qui engendre la circulation des surfaces, le sexuel qui fait réel, d’un jouir qui est le vivant, la sexualité de l’un sexe tend bien sûr à un jouir marchand, le montage des signifiants implique le réel d’un rapport qui n’est pas, la lalangue est ce qui fait de la langue parlotte pilotée par une matière qui me lit, ce qui me lie, la lalangue impose une expérience corporelle de jouissance qui localise l’énigme comme partielle, dès lors étrangement aucune moyenne mesure, le réel est sans répit, que les mots manquent impliquent le réel du poème, qui affronte la jouissance, du non sens insu porte le pauvre être à ses extrêmes qu’il ne croyait savoir, ce qui n’est pas retrouver un sens caché lié à l’inscription dans l’espèce mais bien ce qui l’en exclut radicalement, se connaître à soi même, in fine peut être, encaisser donc ce qui s’écrit dès l’aube