la chute de l’Autre demeure
A proposer dans un espace linéaire l’opposition entre un Autre phallicisé et un Autre ouvert, on reprend une question théoformée de l’infini actuel ou potentiel et on construit un embarras clinique où le parlêtre ne cesserait d’imaginariser un soulagement de sa charge sexuelle au prix d’un incessant et classique errement entre l’espoir d’être pervers et la crainte d’être fou. Certes la capture au langage prédispose à l’institution ordonnée de la langue à partir de quoi parler ferait sens sexuel c’est à dire disjoint, il y va d’un signifiant phallique qui positionne un point réel qui va selon le besoin être dans la concrétude locale la plus radicale ou dans une sorte d’émanation hors langage . Il est sans doute possible de sortir de ce faux dualisme qui livre la peine à l’espoir des espaces infinis grâce à l’écriture que le noeud à 3 propose puisqu’il s’agit non plus d’un jeu linéaire mais de la rencontre de plans de sorte que ce qui fait trou limité dans le plan est désormais compris dans les zones de surface sans aucun bornage actuel , même si l’écriture alors sur R2 prend des allures antérieures de circonscription .Cependant une nouvelle harmonie RSI s’installe qui replace l’Autre dans un local maîtrisé et ce d’autant plus que le prêtre vient répéter la sourate hermétique. Faute d’ailleurs de cette réflexion nécessaire il n’y a plus qu’à attendre les effets pratiques de la sexomanie qui répartit chacun dans la plus parfaite confusion de genre dès lors qu’au féminisme échouant à constituer un Autre non phallique équivalent va se substituer une homosexualité transexuelle pour laquelle l’embarras spéculaire du semblable deviendrait une sorte de réalisme objectal. Certes aussi bien ce lieu de l’Autre phallicisé que son effet per-vers d’un émoi au fantasme réglé voudrait ouvrir sur un autre mode de rapport, un vrai rapport s’entend, et on peut dire dans cet espoir la sortie de tant de siècles redondants dans leurs désirs mortifères. La clinique nous apprend les modalités réglées de la psychose masquées certes par la version , la solution paranoïaque, ce qui limite le délire spéculatif, mais on peut aussi éviter de s’y confronter, cela évite de se questionner sur le pourquoi d’une femme franchement phallicisée, la présence réelle excrémentielle, la fonction d’un enfant comme don et non comme objet de consommation, la multitude des détails qui rendent l’envolée lyrico-théorique difficile, puisque demeure en esprit tant le pousse à la femme de la psychose que l’hystérique hypnotisée par l’infini potentiel cette fois.Il serait ainsi utile de reprendre l’hystoire des psychanalystes sur le double pôle de Bourdieu et du bal des vampires où le roi nu s’entoure des fantômes plus compulsifs qu’hystériques de ce pouvait être le gai savoir.