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Les coordonnées de la psychose

Les coordonnées de la psychose

 

Le rapport avec la psychose est ordinairement de simple psychologisation , il s’agit de réduire ce qui se raconte selon les coordonnes de la névrose, il ne faut pas que ça cause et au besoin rajouter la sauce nécessaire pour faire silence et ramener ce qui se dit dans le domaine de l’imaginaire le plus brutal. On peut se demander ce qu’est un psychanalyste qui ne se frotte pas à la psychose , pas plus qu’à l’enfant. Sans doute cherche t il le sommeil et en tout cas va t il tout faire pour faire de son heim un lieu où ça ne parle surtout pas. Les paramètres de la psychose offrent cependant matière à une intelligence de la structure qui ne se réduit pas à une sphère dont il faudrait gratter la surface pour faire surgir ce qui vient faire plis en surface, une sorte de chirurgie esthétique en quelque sorte qui soigne la belle image et ses reflets. Pourtant cette sphère est un objet inadéquat des lors que ces plis ne sont pas des dépits de surface mais bien des manifestations de structure moebienne , des effets de bord et de trou. Le psychotique est  d’emblée dans la structure au sens où il ne peut se replier sur aucun point sphérique compact et se doit de suivre les fils que déploient un certain nombre de thèmes recoupés par la psychiatrie classique en des entités dont l’ensemble demeure en attente d’articulation, Cotard, Frigoli, Capgras, hypochondrie... Il faut dire ce qu’est un corps pourquoi et comment ça fonctionne, l’hypochondrie raconte l’encombrement d’un objet obstruant qui se déplace d’un point à l’autre, ce que le médecin ne peut voir , la nuisance imaginaire vient ici perturber les fonctions, quitte à établir une continuité avec le corps du Cotard qui a inversé le monde pour n’être plus que l’objet qui le fige, l’hypochondrie qui n’est pas délirante n’a pas besoin de tailler, de couper,  en principe; encore que les mutilations chirurgicales hystériques... Le sujet en viendrait à être sans histoire puisqu’il est sans discours   Qu’il en vienne à être sans fonction et tous les organes cessent, la fonction ce par quoi la pulsion tient au corps. Mais ce creux mélancolique ne s’inverse dans la manie, cette infection du monde, cette précipitation des bruits du monde dans le sujet, ce bruit qu’il vocifère et qui implique qu’il doive tous les bouffer et puis fermer le sac avec lui même, le même mouvement. Puisque nous ne percevons le corps que depuis l’imaginaire, il est un autre pôle le couple Fregoli Capgras; tous les sujets du monde sont le même ou aucun sujet n’est ce qu’il est. On conçoit que le moi s’irrite à ces effets de miroir déformé dès lors que le cadre justement qui borne les effets, a disparu. Donc faire trou et puis poursuivre ce trou qui d’être interne se cherche dans le miroir, le même chaque fois à la limite de cette étrange et terrible volupté de l’effacement qui ne tient aux coordonnes phallique. Bien sûr ça bave cliniquement un peu de côté et laisse quelque espoir dans une gestion perverse du malêtre , trouver à chacun ce qui pourrait faire greffe faute du heim impliqué par sa lignée . L’universel de la contention ne peut trouver dans la psychose que le singulier et doit donc inventer le simulacre pervers pour distribuer à chacun selon ses mérites, l’autogestion internet de la demande devrait pouvoir y répondre malgré la tendance mortifère générale

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