le temps des-seiché
en allemand ça sonne mieux getrocknet Zeit, ausgedorrt Zeit, verschrumpelt Zeit, le temps en cours d’arrêt, au départ il y a les propos d’Onfray sur Camus, cette caricature, en tout cas il a le don d’agacer , c’est déjà un point, sa haine des autres philosophes et en particulier de la philosophie allemande, et puis la plage déserte, le chien devant et les objets de rive, morceaux d’ombres d’hommes et os de seiche, voilà pour l’histoire, il n’y a plus qu’à recouvrir une vieille toile, l’avantage de la gestion continue , une toile chasse l’autre, le temps apporte son jugement là dessus, et puis derrière, l’hommage au big blow, Sandy sur Manhattan, les galeries détruites, il y a quelque chose de Mitchell qui surgit dans la toile et tout de suite la nécessité d’un totem dans la même gamme de couleur et qui poursuit le récit des bonhommes qui regardent passer le vol de seiches dans le ciel vert depuis leur alignement plus ou moins sacré
entre temps la pêche à la sardine sortie de l’atelier se trouve bien trop dorée vers la droite, un peu de gris s’impose mais est ce possible puisque le vert des seiches est en train d’occuper l’espace, la gamme colorée incompatible, ce risque d’écrasement que le rangement des sardines aurait permis, après bien sûr, c’est un grand vide, à nouveau
rassembler les toiles dans leur lieu, isoler d’éventuelles toiles à effacer et reprendre, il en reste tellement
attendre que la toile totem soit à nouveau accessible
L’angoisse qui s’articule au plus près de la chute du semblant, au point où l’art vient chuter sur le vide de toute représentation, alors ce qu’il en est du sens de «ma mort» vient se poser comme cet évident qui ne connaît de limite que justement ce qui résiste à toute représentation et ce qui s’exclut même de toute désignation articulée, qu’il s’agisse après tout de ce qui fait l’histoire humaine comme culte de la mort n’y change rien, il n’y a pas de vécu du décès, autre que la cérémonie qui articule cette affaire, donc la pensée de la mort in fine, mourir toujours à contre temps, trop tôt toujours, à l’extrème ce que demande le divin marquis après, que son corps soit au coeur de quelque fourré de chênes «les traces de ma tombe disparaissent de dessus la terre, comme je me flatte que ma mémoire s’effacera de l’esprit des hommes», fantasme des limites cependant qui fait reculer le sans nom , certes on ne parlera de «ma mort» que de ce côté ci, fusse au prix du meurtre ou de la construction de la sépulture, la limite du Dasein est à ce prix, de n’être que dans cette limite dont tout le distrait, y compris et surtout l’immortalité même pour franchir donc le roc de frontière, regarder en face ce qui n’a pas de visage, sauf celui de l’autre, qui n’est plus singulier mais de masse, on peut même penser que la logique du camp tend à effacer justement le singulier de la mort de l’autre qui fonde «ma mort», qui fonde tout autant la logique du deuil et la voix du fantôme, nous sommes à nouveau sur la terrasse où surgit le fantôme du père, qui protège justement par le jeu de la vengeance de la logique du Dasein, qui s’at-tend lui même dans son pouvoir être le plus propre», tendre vers son être propre, l’imminence du s’attendre, le lieu authentique infranchissable sauf dans le mythe justement du retour, qui voudrait fonder la vie de ce dévoilement impossible, topologie de la vérité peut être soluble, hors du discours de la philosophie par l’artifice , le simulacre de son inscription topologique
l’attention de déplace du côté du totem, le chaman qui pleure au bord de la toile verte annonce peut être l’effroi du S21