substance
le texte est l’effet de l’échange des substances, le texte est une modalité d’exploration d’état, il n’est pas cause mais vecteur de possible
l’existence des substances est attestée par l’expérience qui relève des rencontres aléatoires circonstancielles, il y a des rencontres externes qui supposent des actions locales par exemple d’évènements intenses anciens, des rencontres internes qui questionnent sur une réciprocité, il y a aussi les ruptures brutales de continu qui viserait une substance anonyme, sans doute est-ce le point de bascule entre intériorité et extériorité
la manifestation des substances est une sidération qui disjoint le monotone de la vie ordinaire
l’échange des substances est distincte de quelque chose qui serait physique ou imaginaire même s’il y a des manifestations sensorielles ou émotionnelles
l’hypothèse des substances et leur physique est elle nécessaire ? ne peut-on trouver un appui suffisant dans la notion d’inconscient?
en tout cas, l’échange ne vise-il pas in fine à repérer ce qui chez l’autre serait défense contre l’essence de la substance plutôt que de s’interroger sur son propre défaut, par exemple la substance anonyme
peut être que le concept de jouissance est ici adéquat, ainsi ce qui serait recul devant sa jouissance, ce à quoi appartient la sensation et l’émotion
la substance n’existe que par accident, c’est l’accident qui met en mouvement la substance, le souffle éveille la vague, livrant la surface immobile au mouvement, éveil du souffle en lui même essoufflé, à reprendre comme verschiebung, cet épuisement d’un falling insu, une simple courtoisie
le souffle viendrait-il dès lors à s’effacer de lui même, effrayé ou désespéré, à moins que le pseudo-démiurge n’ex-iste que dans cet effacement qui livre la créature à sa liberté, la vague livre en retour l’absence du démiurge, comme une évidence de nature, le mouvement forme ainsi son propre lieu, incertain, inouï, et cet appel à l’ange qui sait ne peut qu’ accrocher un sourire et un doigt sur la bouche close
le souffle est accident, non substance, il mobilise la substance à elle même, il n’est que le semblant d’un être que la substance invente par nécessité, cette énergie qui bouscule l’ordinaire silencieux impose le sérieux du peintre , potentiel lui aussi, c’est l’ironie du mouvement qui viendrait en retour,