toutes peines confondues
Nous voici embarqués dans un thriller crépusculaire à travers lequel apparaît cette logique absurde qui glace les personnages dans une quête purement factuelle, chacun faisant comme il doit le faire, et il y a toujours un salaud du salaud qui en fait un peu plus, chacun est plus ou moins contraint à son rôle, on comprend que chacun a son petit truc pour faire pression sur l’autre du moins tant qu’il peut servir, la caméra erre dans le regard de chacun à la recherche sans doute d’un hors cadre qui expliquerait ce qu’il fait là, le policier drague la femme du bandit mais elle est elle même indicatrice obligée par le type d’interpol qui, lui, préfère les jeunes gens, de toute façon l’eau demeure plus ou moins la raison de l’action, elle s’y baigne nue, marche en bord de plage, fait semblant de s’y noyer, les actions sont ou très violentes hors champ ( c’est l’imaginaire du spectateur qui va défigurer la fille, ou plus tard la tuer) ou ratées, il s’agit de jeu de place, de circulation, chacun essayant de jouer du déplacement de l’autre, les acteurs jouent comme des ombres, manifestant leur caractère de pions pour un maitre obscur qui tue tout le monde peu à peu, au point que l’on peut facilement se passer de l’action, un type embrasse une fille sur une plage tandis qu’une autre s’excite à jouer la prostituée, c’est la même sans doute, un autre jour