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WOLF(SON)

WOLF(SON)

 

Deleuze s’interesse beaucoup à la littérature anglo-saxonne surtout, et parle d’auteurs divers, électifs, rangeant Wolfson à côté de Woolf

 

plus systèmatique est le travail de WOLFSON “l’étudiant de langue schizophrénique”, “l’étudiant malade mentalement”, “l’étudiant d’idiomes dément”, “le jeune öme squizofrène”. Un mot maternel est traduit dans un mot étranger (français, allemand, russe ou hébreu) de sens similaire et de phonèmes communs. Where donnera Wo Hier, Où ici; Tree , tere, derre, derevo, ça traduit et ça se ressemble. Le sens garde le son, le mot de la langue maternelle y demeure et s’y perd. Joyce. Roussel (français homonyme). Brisset (français synonyme). WOLFSON plutôt anglais paronyme.  La psychose est ce processus, après on passe à la clinique. Un psychotique ne vous parlera jamais si vous ne vous intéressez à cette langue mineure. C’est un jeu d’affect au sens de SPINOZA qui donne un tout autre sens à l’expression psychanalyse des psychoses pour psychanalyse avec psychose. WOLFSON est plus rigoureux, il ne cherche pas à rajouter des histoires comme Roussel  ou écrire le Livre comme Joyce. Juste le procédé. Il ne céde rien au littéraire , au poétique. Aucune vision. Aucune méthode systèmatique. WOLFSON n’est ni écrivain, ni savant. Roussel  est écrivain, comme Joyce, Brisset savant. WOLFSON ne construit aucune métaphore délirante, aucun Père à l’horizon comme Schreber qui lui aussi est scientifique. Il s’agit d’oeuvrer sur la langue anglais au bord de toute systèmatique comme l’y invite tant le corps maternel que son activité nourricière. Ne pas produire la langue Une. Joyce n’y arrive pas vraiment d’ailleurs sans doute parce que la langue maternelle continue à trouer ce qu’elle pousse à produire, trouer le père qui vient. Il y a donc un travail de jeun, aphasie, hypochondrie, anorexie, un semblant clinique qui masque à la fois l’attaque et le travail. C’est la limite clinique à la critique. Artaud sans plus de succès véritable s’essaie au souffle , le rite du peytol contre la lettre. En finir avec le jugement de Dieu. A travers la glossolangue. 

 

J’avais proposé de compléter le séminaire sur le sinthome de deux autres types de réparation nodale

Lacan disait donc que le sinthome de Joyce était symbolique et nous disions donc qu’il fallait  penser à un sinthome réel pour Céline et imaginaire pour Pessoa. Cette réparation trine qui est une variante du nouage à 4 peut s’entendre alors comme un passage au boroméen généralisé, et de ce point de vue la question des identités plutôt que d’errer dans une sorte de néo-foire des égarés, arrière fond satiriconique du banquet des maîtres devrait produire un signifiant nouveau, un nouveau paradigme à même de produire et une socialité et une subjectivité et une économique et une physique de niveau avec nos compagnons de route

 

 

 écouter les vitesses qui passent, Céline ou Miller travaillant leurs langues, de même Nietzsche étranger à l’allemand qu’il écrit... question musicale, Steve Reich

           donc passer la ligne, fuir vers l’horizon, Lawrence “ partir, partir, s’évader... traverser l’horizon, pénétrer  dans une autre vie... C’est ainsi que Melville se retrouve au milieu du Pacifique, il a vraiment passé la ligne d’horizon” C’est cela deterritorialiser. 

C’est peut être ça le structuralisme, il ne voit plus que le jeu des lignes et des points sur l’île de Koenisberg, il oublie la rencontre de la promenade, la ligne de fuite au coin de la rue

“une vraie rupture, dit Fitzgerald, est quelque chose sur quoi on ne peut pas revenir, qui est irrémissible parce qu’elle fait que le passé cesse d’exister” est ce la malédiction de l’Acte pour autant? Il n’est pas sûr que César et son fameux Rubicon est vraiment envie de rire.

car fuir les crochets passés enfoncés dans la chair, c’est s’autodétruire, le pathos ici vient rappeler la loi du père, alcoolisme de Fitzgerald, suicide de Virginia WOOLF... fuir la question des origines, ce faux problème qui rabat la ligne sous le poids de l’Histoire.

comment être anomique, ni malade, ni guéri, comment tenir de la consistance de la Chose, devenir Moby Dick, devenir femme, devenir imperceptible, inconnu “je me sentais pareil aux hommes que je voyais dans les trains de banlieue de Great Neck quinze ans plus tôt” dit Fitzgerald. Plus de secret. Plus de signifiant caché qui malgré tout dirait le jeu phallique. asignifiant, insignifiant. sans sexe, ni homme, ni femme. Comment écrire d’autres formules de la sexuation?

 

après tout la physique nous dit des trucs curieux côté délocalisation, indétermination, chaos , ... comme si elle ne pouvait plus faire synthèse, remettre le grand Tout sur ses pattes, en fuite devant la technique qui tente toujours de la surcoder pour produire l’objet volatil qui fonde l’économie du capital

construire alors une maison de thé au fond du jardin, tirer à l’arc...surface pure

cultiver l’humour

ne pas trop se précipiter sur ce qui devrait advenir 

wo es war, soll ich werden

l’indéfini demeure sans nom, Hans le dit bien, il arrête sa phrase... à cause du cheval qui n’est pas le père cependant. Freud dessine les trains, un temps... le divan devient monde, devient le monde, unique lieu où se profile de réel, , même si le divan y grouille multiple, il y demeure un enjeu dichotomique, à moins que un patient et un patient et un patient n’arrive plus à faire des unités mais des lignes ... non plus une axiomatique de l’homme mais un lieu d’agencements de désirs qui n’aurait plus la logique du manque comme ressort...

certes il y a une dialectique du manque castration, frustration, privation et la logique de l’objet n’est pas substantifiante... qu’est ce qui vient rabattre Virginia WOOLF sur son moi? puisqu’elle peut dire “ jamais plus je ne dirai: je suis ceci ou cela, il est ceci, il est cela”

ce qui manque , c’est aussi la cinématique des choses, l’image est en mouvement, à l’opposé de ce qui fonde notre culture de l’image, à savoir l’organisation même de la représentation. L’image est cinétique.

La psychanalyse ignore et le cinema et la musique. Boulez interpréte le leitmotiv wagnérien selon “un plan immanent qui n’a plus de principe d’organisation cachée, mais où le processus doit être entendu non moins que ce qui en procède, où les formes ne sont gardées que pour libérer des variations de vitesse entre particules ou molécules sonores, où les thèmes, motifs et sujets ne sont gardés que pour libérer des affects flottants”

La singularité des monades délire la langue, poussant la limite du langage au dehors, critique au risque d’une clinique qui en rabat les effets agrammaticaux, asyntaxiques comme pathos. Pathos comme localisation d’un sujet au lieu du Code, la seule formule moderne du contrôle est que le code lui même dérive dans un reflet puisqu’il maintient en même temps le leurre étatique, disciplinaire. Le Capital maintient le leurre du panopticon disciplinaire tout en décodant la clinique même qui en assure la légitimité. S’il y a sujet, ce ne peut être que l’@-structure, c’est à dire imperceptible, informel, inachevé, toujours dans un voisinage qui le délocalise, indéfini dès lors, plus de cogito ergo sum, plus de wo es war, soll ich werden

 mais wo es war, soll es werden

le processus clinique fait retour dans l’échec critique. Moby Dick rentre au port. l’indéfini se fait ich. SPINOZA tient mieux le coup avec sa petite santé que Nietzche qui devient un cas comme Schreber. La Prague de KAFKA, la mer de Melville, la chambre de Proust  minorent la langue. Conversation avec le schizo qui néologise discrétement, loin des délires systèmatisés, presque sans clinique, critique du détail. Virginia WOOLF dit qu’elle n’écrit pas, elle s’occupe d’autre chose. La petite musique dit Celine, d’abord réduire la langue de l’Autre (le voyage) puis bricoler la syntaxe ‘mort à crédit), enfin parlir aux limites (guignol’s band)...

 

*

le phénomène manifeste l’étant comme ce qui pourrait signer l’être, l’être comme toujours en retrait du phénomène qui l’indique ; il n’y aurait de réel que du côté de l’être, non de l’étant qui ne serait que semblant de l’être

ce retrait de l’être est en soi puisqu’il ne peut y avoir de manifestation que de l’étant, et hors soi puisque la semblance du monde phénoménal se redouble dans la facticité vituelle de l’objet technique; il n’y a plus que l’objet technique qui ne renvoie à rien, doublement; mais ce rien est identique au rien de l’être qui n’existe; l’être fut à l’horizon du monde métaphysique et sera dans le retour de l’Autre comme Anonyme. Demeure l’inter-dit de la présence de l’étant comme pur phénomène, purement immanernt

le langue devient technique de communication , ne dit pas plus que ce qu’elle dit, mais dit toujours hors de son dit; les deux niveaux du langage signifiant)signifié, langage)lalangue  sont travaillés par des processus de rabattement ou d’exposition ; la question de l’invention de la langue n’est pas linguistique, pas scientifique, somme erratique de singularités, WOLFSON , toutes les langues moins une, Roussel,

 la langue homophone dans la langue, Brisset, l’intertextualité translinguistique, Heidegger la langue originaire à travers le langage, l’étymologie délusive (sur la question du rectorat de 33 penser au statut des pamphlets de Céline)

 

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